La sécurité routière

Les objectifs nationaux pour la sécurité routière sont ambitieux : compter moins de 2 000 tués en 2020, contre 3 268 en 2013.

Le contrat local de Sécurité Routière de Brest métropole s’appuie, entre autres, sur les enjeux définis dans le Document Général d’Orientations pour la Sécurité Routière (DGO 2013-2017) du département du Finistère. Ce document établi, pour cinq ans, a pour finalité de définir et d’afficher les axes prioritaires de la politique à mener dans le département pour réduire l’insécurité routière. 

Pour améliorer la sécurité routière, Brest métropole intervient sur deux axes principaux : 

  • l'aménagement des espaces urbains pour favoriser la cohabitation entre les différents usages, en s'appuyant sur le bilan des accidents réalisé annuellement pour identifier les emplacements posant des questions réelles de sécurité
  • la prévention, en particulier par la formation des jeunes et adolescents, en aidant les enseignants à définir et mener des projets pédagogiques dans le domaine de la sécurité routière.

Le bilan des accidents

Brest métropole établit chaque année un bilan de l’accidentologie suivant la méthode suivante :

  • 1ère étape : collecte mensuelle des accidents auprès de la brigade Accidents du commissariat de Brest et des gendarmeries
  • 2ème étape : saisie des données dans le logiciel «Accidents » (base de données créée en 1983, logiciel développé en interne)
  • 3ème étape: établissement du bilan annuel et de bilans thématiques

Ces analyses permettent d’orienter la politique locale de sécurité routière et d’en assurer l’évaluation.

L’analyse macroscopique des données depuis 1983 met en évidence cinq périodes :

  • 1984-1991 : baisse de 40 % des accidents. Résultats obtenus par la mise en œuvre de mesures nationales et, au niveau local, par des aménagements de sécurité réalisés sur la voirie et une diminution des déplacements à cyclomoteur, mode particulièrement vulnérable.
  • 1991- 2001 : stagnation du nombre des accidents . La politique de l’Etat met davantage l’accent sur les campagnes de sensibilisation, au détriment des aménagements des points noirs. La politique locale s’adapte à ces nouvelles orientations, les aménagements d’infrastructures sont moins nombreux sur cette période. Par ailleurs, on assiste à l’augmentation sensible des déplacements à scooter dont l’accidentalité double.
  • 2001- 2009 : baisse de 60 % des accidents, qui s'explique par une politique nationale de lutte contre les excès de vitesses (les premiers radars) relayée au niveau local, par la reprise de la politique d’aménagements de « points noirs », par les travaux du tramway et par la mise en place au niveau local de formations renforcées à la conduite des cyclomoteurs.
  • 2010 - 2016, la courbe de l’accidentologie atteint un palier avec des niveaux les plus bas depuis 1983 (entre 175 et 199 accidents/an)
  • 2017-2018 : amorce d’une tendance à l’augmentation (+36% en 2017 par rapport à 2016) pour atteindre environ de 230 accidents. Cette remontée s’explique en partie par l’harmonisation des recueils de données entre Gendarmeries (les accidents avec blessés non hospitalisés sont désormais tous comptabilisés) et Police. Cependant, l’augmentation du nombre de victimes graves amorcée en 2013 se poursuit, leur nombre atteint 81 en 2018 contre 41 en 2013.

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