Le réseau de chaleur

Le réseau de chaleur de Brest, crée en 1988, délivre à ses clients une énergie locale, vertueuse pour l’environnement car alimenté à 85% par le pôle du Spernot avec la valorisation énergétique des déchets et la chaufferie bois énergie. Il satisfait les besoins en chauffage et eau chaude sanitaire de logements sociaux ou copropriétés, d’établissements de santé (CHRU) et d’enseignement (UBO, ENSTA), de bâtiments de la base navale, de piscines dans les quartiers, etc. pour l’équivalent de 30000 logements.

Le réseau de chaleur : comment ça marche ?

Le principe est simple : de l'eau chaude, véhiculée dans des tuyaux enterrés, est utilisée comme vecteur pour transporter de la chaleur entre le lieu de production (le Spernot) et le lieu d'utilisation (le pied de bâtiment). C'est pourquoi l'usine d'incinération des ordures ménagères s'appelle Usine de Valorisation Énergétique des Déchets (UVED). Le réseau fonctionne en réseau fermé entre ces deux points : départ de l'eau à 107 °C, retour 72 °C.

Quelles en sont les sources d'énergie ?

A plus de 90 %, ce sont les ordures ménagères collectées dans les bacs verts et bordeaux de Brest métropole et d’une partie du nord Finistère (environ 400 000 habitants) qui sont valorisées au Spernot.

Quelle est la taille du réseau ?

Aujourd’hui, le réseau de chaleur représente 53 km de canalisations. Les canalisations souterraines sont en tubes acier soudés, recouverts d'une couche d'isolant pour éviter les déperditions thermiques ; grâce à cette conception, les pertes d'énergie le long des tuyaux sont inférieures à 10 %.

Quel est l'intérêt du réseau ?

La valorisation énergétique des déchets ménagers permet de se substituer à la consommation d'énergie fossile (gaz, fuel) pour le chauffage urbain ou la production d’eau chaude sanitaire. Le réseau de chaleur présente deux intérêts majeurs : les utilisateurs reliés au réseau de chaleur se mettent à l'abri des fluctuations du prix du pétrole ou de gaz et des émissions de C02 sont évitées. Chaque année, le réseau de chaleur de Brest permet d’éviter de brûler 10 000 tonnes d’équivalent-pétrole et de ne pas rejeter dans l’atmosphère 20 000 tonnes de CO2. A noter que le réseau de chaleur produit aussi de l’énergie électrique représentant les besoins en éclairage de 30 000 logements.

Qui est desservi par le réseau ?

Outil structurant de la politique énergétique de Brest métropole, le réseau de chaleur chauffe aujourd'hui 30 000 équivalents-logements. Parmi les principaux sites connectés, on compte les hôpitaux Morvan et Cavale Blanche, l’Université de Bretagne Occidentale, plusieurs ensembles de logements collectifs de Brest Métropole Habitat, des copropriétés, la base navale de Brest ou encore les piscines.

En application du code de l’énergie (articles L.572-1 et suivants) Brest métropole a décidé, par délibération du 4 octobre 2019, de procéder au classement du réseau de distribution de chaleur de Brest et de définir le périmètre de développement prioritaire, à l’intérieur duquel les bâtiments neufs ou faisant l'objet de travaux de rénovation importants doivent être raccordés.
Le périmètre de développement prioritaire est reporté sur l’annexe graphique 7 du PLU.
Plus de renseignements

Un réseau qui s'étend régulièrement

Après un développement progressif dans les années 2000 qui s’est nettement accéléré ces dernières années (+23 km en 7 ans), ce réseau atteint aujourd’hui 50 km.

2020 a été marqué par la rénovation de 3 km de réseau entre le quartier de Kérédern et la cité scolaire de Kérichen. En 2021 4km d’extension sont prévues sur les quartiers Centre - secteur Harteloire (1,7 km), Saint Marc - secteur route de Quimper (1.4 km) et Lambézellec - secteur Est (0.9 km).

Un réseau labellisé en 2017

Le réseau de chaleur urbain de Brest (ainsi que celui de Plougastel-Daoulas) a reçu une distinction nationale, le label écoréseau, pour ses efforts en matière de transition énergétique.
Le label écoréseau de chaleur est décerné chaque année aux collectivités par Amorce, un organisme indépendant. Il récompense leurs efforts en matière de chauffage collectif. Trois critères d’attribution : le réseau de chaleur doit véhiculer de la chaleur issue pour plus de 50% d’énergies renouvelables et/ou de récupération (EnR&R) ; il doit être compétitif en coût ; il doit rendre compte de son service auprès des abonnés et des usagers du service public à travers un lieu de concertation.

Les chiffres clés du Réseau de chaleur urbain de Brest :

Avant la mise en œuvre du schéma directeur de développement : 

  • 25 km 
  • 20 000 équivalents logements chauffés 
  • 20 000 tonnes de CO2 évitées 
  • 11 000 tonnes équivalant pétrole économisées 
  • 38 abonnés (BMH, UBO, CLOUS, CHU, Hôtel de Ville, Brest métropole, divers syndic de copropriétés, divers établissements d’enseignement - Kérichen, Croix Rouge …) pour 116 points de livraison 

Après la mise en œuvre du schéma directeur 2012- 2017 : 

  • 53 km 
  • 30 000 équivalent logements chauffés 
  • 30 000 tonnes de C02 évitées (+ 10 000 par rapport à 2013) 
  • 16 500 TEP* économisées (+ 5 500 TEP économisées) 
  • 78 abonnés (13 « abonnés » en + ) pour 193 points de livraison (77 points de livraisons en +) 
  • (Base Navale, résidence pour personnes âgées, copropriétés, Ensta, Ateliers des Capucins) 
  • 20 M€ d’investissement sur le réseau à amortir sur 25 ans 
  • 9 M€ de subventions de l’ADEME 

A noter : 30 000 Tonnes de C02 évitées/an = 18 000 véhicules « retirés » de la circulation.

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