Les cours d'eau et zones humides

Brest métropole mène une démarche de protection, de restauration et de mise en valeur des cours d’eau et des zones humides. Ces actions, développées dans le cadre d’un Contrat territorial volet milieux aquatiques, répondent aux objectifs définis par la Directive cadre européenne visant au bon état écologique des masses d’eau, et par le schéma d’aménagement et de gestion des eaux. La sablière de Bodonou en est un exemple.

Le caractère vivant et dynamique des cours d’eau et des zones humides en fait des espaces fragiles et menacés en milieu urbain. C’est pourquoi Brest  métropole mène une démarche cohérente et concertée de protection, de restauration et de mise en valeur de ces milieux aquatiques, visant la restauration hydroécologique, piscicole et hydraulique des cours d’eau, la gestion des crues, l’amélioration de la qualité des eaux et la préservation des zones humides.

Les 331 Km de cours d’eau présents sur le territoire de Brest métropole forment un assemblage d’écosystèmes aquatiques et semi-aquatiques dans lesquels sont présentes de nombreuses espèces animales et végétales, ainsi que de nombreux habitats naturels.

Les zones humides occupent une surface d’environ 1 540 ha (7% du territoire). Elles sont principalement présentes aux abords des cours d’eau dans les nombreuses vallées qui structurent le paysage de l’agglomération brestoise (en tête de bassin versant, dans les fonds de vallées, en zone estuarienne…). La frange littorale recèle également de nombreuses zones humides (marais, vasières…).

Ces actions de protection, de restauration et de mise en valeur, sont développées dans le cadre d’un Contrat territorial volet milieux aquatiques et répondent aux objectifs définis par la Directive cadre européenne (DCE) visant au bon état écologique des masses d’eau, et du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE). Tous ces documents poursuivent les mêmes objectifs de gestion équilibrée de la ressource en eau, de reconquête de la qualité des milieux aquatiques et de préservation de la biodiversité.

C’est dans ce contexte que Brest métropole a restauré de nombreux sites : le secteur du Moulin Joseph sur Bohars, la zone humide de Palaren dans le vallon du Stangalar à Guipavas, la prairie de Kéralleunoc sur Gouesnou, la prairie de Guervern à Guilers, ou encore la vallée du Cam sur Guipavas en partenariat avec le Conseil départemental.

La protection des cours d’eau et zones humides est également effective dans le Plan local d’urbanisme4
En savoir plus :

Le Contrat territorial des milieux aquatiques est une démarche partenariale et contractuelle engagées par Brest métropole avec l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et le Conseil départemental du Finistère, qui participent financièrement au programme d’actions quinquennal mis en œuvre. Le CTMA planifie des travaux de restauration et d’entretien sur les zones humides et les cours d’eau de l’agglomération.

La sablière de Bodonou

A cheval sur les communes de Guilers, Brest et Plouzané, la sablière de Bodonou est une zone de nature en devenir après avoir produit 200 000 tonnes de sable par an pendant plusieurs décennies (site en fin d’exploitation). Outre sa dimension économique, le site de Bodonou est aussi remarquable sur le plan de la biodiversité.

Dans le cadre d’un projet d’extension de la sablière, en 1997, une concertation a été établie entre les acteurs locaux (collectivités, monde associatif, exploitant, monde agricole) afin d’envisager et de définir le devenir du site, une fois l’exploitation terminée. L’objectif est de reconstituer une « mosaïque de milieux naturels» qui sera rétrocédée à Brest métropole une fois l’exploitation et le réaménagement achevés. En ce haut lieu de la biodiversité à l’échelle du pays de Brest, les actions de préservation et de réaménagement engagées doivent permettre de façonner un ensemble d’écosystèmes le plus diversifié possible. Ces actions permettront également d’organiser la future fréquentation du site par le public qui se fera dans le respect des écosystèmes.

Ce projet consiste en une réhabilitation de prairies humides, de landes, de roselières, de zones tourbeuses, de plans d’eau et de mares au niveau des sources de l’Aber Ildut, de façon à redonner à cette partie de la vallée un attrait faunistique tout en accentuant sa diversité floristique. En faire une vaste zone naturelle d’une centaine d’hectares, où se côtoieront des écosystèmes remarquables ainsi que des secteurs à vocation agricole

Les enjeux de conservation des espèces sur le site sont multiples :

  • Intérêt botanique : population importante de pilulaire, petite fougère aquatique protégée au niveau national. Elle est caractéristique des eaux peu minéralisées.
  • Intérêt ornithologique : l’inventaire de 2013 a recensé 54 espèces protégées au niveau national et 4 figurent dans l’annexe 1 de la Directive Oiseau
  • Intérêt pour les mammifères (loutres, chiroptères…)
  • Intérêt pour les odonates (agrion de mercure…)

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Dernière mise à jour le : 28 sept. 2016