Les espaces verts à voir, à découvrir

Bois de Keroual à l’ouest, Vallon du Stang Alar à l’est, jardins historiques de l’Académie de marine ou des Explorateurs dominants la rade… Brest métropole est riche d’un patrimoine naturel et arboré remarquable. Ces espaces offrent de nombreuses possibilités de promenades, pique-nique en familles, découverte de plantes et d’arbres exotiques ou rares, dans un environnement privilégié et protégé. Leur histoire et leur caractère en font des sites incontournables à voir ou à découvrir.

La situation géographique du territoire de Brest métropole a permis aux explorateurs maritimes du XVIIIe  siècle de ramener des plantes alors inconnues de leurs nombreuses expéditions. Le climat océanique aux hivers doux de la région brestoise permet à ces plantes de l’hémisphère sud de s’adapter et de croître en toute quiétude. Différents parcs et jardins illustrent ce patrimoine végétal remarquable.

Le bois de Kéroual

Magnifique parc de 56 hectares, ce bois abrite parmi ses essences des espèces locales ou exotiques, comme le romantique tulipier de Virginie, l’érable, le chêne, le châtaignier, le bouleau, le tremble, le robinier, le séquoia, le cryptomeria, le pin Insignis. Ancienne propriété des Penancoët, comtes de Kerouazle, le manoir de Kéroual, acquis par la Ville de Brest, a aujourd’hui une vocation artistique. Il accueille de nombreux artistes en résidence. Des chorégraphes ou metteurs en scène parmi les plus prestigieux y font régulièrement escale.

Le saviez-vous ?

Louise de Kéroual a séjourné dans ce manoir au 17ème siècle. Proche de la duchesse d’Orléans, Louise est choisie pour l’accompagner en Angleterre en 1670. Au cours de son séjour, Louise ne passe pas inaperçue aux yeux de Charles II. La belle Louise devint la favorite du Roi Charles II, dès lors, elle s’applique à resserrer les liens entre lui et Louis XIV. A tel point que l’on murmure à son sujet : « le ruban de soie qui serre la taille de Melle de Kéroual unit la France et l’Angleterre ». La confiance que Charles II place en sa favorite s’accroit davantage lorsque celle-ci lui donne un fils le 29 juillet 1672. L’enfant est baptisé Charles, duc de Lennox. En remerciement de cette naissance, Louise est faite comtesse de Fareham, baronne de Patersfield et duchesse de Portsmouth en 1673 et d’Aubigny. A noter que le prince William Windsor d’Angleterre a pour ancêtre Louise de Penancoët de Kéroualle à la 11e génération par sa mère, Diana Spencer, qui descend à la fois de Charles et d’Anne Lennox, petits-enfants de la duchesse d’Aubigny.

Le Vallon du Stang-Alar

Véritable musée vert de 40 hectares, le Vallon du Stang-Alar est un espace de nature se déroulant le long de la rivière séparant Brest de Guipavas. Situé sur la commune de Guipavas, à deux pas d’Océanopolis et du Port de Plaisance du Moulin Blanc, il constitue pour les habitants un havre de détente et de découverte avec aires de jeux pour les enfants, parcours sportifs et plusieurs kilomètres de promenades.

A l’origine, l’exploitation de carrières a beaucoup modifié le site qui fut par la suite longtemps utilisé pour alimenter Brest en eau. Il a été oublié au profit de l’Elorn à la fin 19e siècle. Laissé à l’abandon, le Stang-Alar devient un dépotoir. A partir de 1971, grâce aux efforts des associations riveraines, soutenues par les institutions et plus particulièrement la Communauté Urbaine de Brest, le Vallon renaît. En 1975, l’idée d’un conservatoire botanique « pour les plantes menacées » voit le jour. Au début des années 80, les travaux, financés par la Brest métropole, commencent.

Aujourd’hui entièrement réaménagé, le Vallon du Stang-Alar abrite désormais l’un des plus prestigieux conservatoires botaniques au monde, le Conservatoire botanique national de Brest.

Le Conservatoire botanique national de Brest

Véritable poumon vert aux portes de la ville de Brest, au cœur du parc du Stang Alar et à deux pas du port de plaisance du moulin blanc, le Conservatoire botanique national, créé en 1975, est dédié à la préservation des plantes sauvages menacées de disparition. Dans le cadre de son programme de préservation, il accueille des plantes originaires du monde entier. Ainsi, avec près de 1700 espèces menacées en culture, Brest gère et entretient l’une des collections les plus importantes au monde de plantes en danger, et environ vingt d’entre elles doivent leur survie à l’action du Conservatoire botanique.

Havre de paix pour la détente et le plaisir des sens, le Conservatoire botanique a fêté cette année ses 40 ans. Il se visite et de nombreuses animations y ont lieu toute l’année. 

Contact

Le Conservatoire botanique national de Brest

52 Allée du Bot

29200

Brest

Les Rives de Penfeld

Les rives de Penfeld sont une coulée verte, un écrin feuillu dans un monde minéral. Derrière la base navale la rivière redevient ruisseau. L’espace est aménagé d’une aire de jeux pour les enfants et pour les activités sportives. Site de détente à deux pas de la ville, les rives avec ces espaces naturels et son plan d’eau de 15 hectares offrent de magnifiques échappées.

Le parc d’Eole

Au début des années 1990, la butte du Polygone fut aménagée par les artistes Nils Udo et Maunoury en un temple dédié au vent. Au centre du parc, une cascade végétalisée, surmontée d’une passerelle en matériau composite relie les deux bassins. Ses pentes sont vêtues de peupliers, de bouleaux, de bruyères et de fougères. Après la guerre, c’est ici que les Brestois furent relogés, dans des baraques.

Le fort du Questel

Construit sur un site de 6 hectares, le Fort du Questel domine la Vallée de l’Allégoet, ruisseau affluent de la Penfeld. Ce site fait aujourd’hui partie d’un ensemble d’espaces naturels réaménagés qui mènent jusqu’aux Rives de Penfeld par un circuit passant au pied de l’hôpital de la Cavale Blanche.

Sur place, la forteresse offre de belles promenades à travers ses douves vertes bien abritées, ses souterrains, ses escaliers, ses escarpes et contrescarpes, son esplanade et ses sous-bois tout proches. Le Fort du Questel est devenu également un espace privilégié pour l’organisation de nombreuses animations.

Le saviez-vous ?

Le Fort du Questel est en réalité une « Redoute », c’est-à-dire un ouvrage fortifié, fermé, de forme carrée, dont l’entrée ou gorge est placée sur le côté le moins exposé. Ce vaste quadrilatère de 100 mètres de côté est situé entre le Fort de Kéranroux (1,5 km à droite) et le fort de Penfeld (1 km à gauche). Il surveille la croisée des vallons du Moulin du Buis où pouvait s’établir l’ennemi pour bombarder la ville et le port de Brest. Entouré de fossés profonds et accessibles par un pont-levis, il est composé d’une muraille maçonnée (escarpe), surmonté d’un chemin de ronde destiné aux mousquetaires. Ce chemin est lui-même dominé par un rempart de terre, en retrait, destiné à supporter l’artillerie (26 canons au total, portant à 4,5 km). La garnison en place, environ 200 hommes, avait accès à différentes galeries dont deux grands souterrains qui relient la cour centrale aux chemins de ronde.

Le jardin de l’Académie de marine

En 1752, naissait à Brest l’Académie de Marine. Composée de jeunes officiers fous des sciences de la mer, elle allait placer Brest à l’avant-garde des Lumières et faire progresser les idées. « Par elle, les connaissances profitent à tous ». Telle était sa devise. C’est en hommage à ses membres optimistes et éclairés que ce belvédère, voisin du château, a été baptisé Jardin de l’Académie de Marine. C’est un espace exceptionnel qui permet de dominer la rade et tout le domaine militaire. 

Conçu par la direction Espaces verts de la ville, avec ses pins aux élégantes silhouettes, la rade ouverte sur le goulet, les ports militaire et de commerce, la rivière la Penfeld, le Château, le double escalier emprunté par Jean Gabin et Michèle Morgan dans le film « Quai des brumes » ou les grues géantes du port de commerce, l’environnement de ce lieu réunit tous les signes particuliers de Brest dont le destin est lié à la mer : voici un jardin qui respire l’air du large. Et s’il surplombe les douves et voit loin devant, il témoigne aussi du passé, sobrement, pour ne rien enlever au panorama. A côté, le visiteur peut apercevoir l’assise de l’ancienne batterie de l’avancée du Château. Construite en 1864 et détruite pendant la dernière guerre, elle comportait trois canons.

Jardin ouvert au public en 2000, d’une superficie totale de 1 hectare.

Le jardin des Explorateurs

Le jardin des Explorateurs a ouvert ses portes le 20 mars 2002. Installé dans la Batterie du cavalier, il abrite des espèces botaniques rapportées des quatre coins du monde par des explorateurs et des botanistes partis de Brest. Une passerelle en belvédère offre au promeneur une vue imprenable sur le château, l'embouchure de la Penfeld, le port militaire et plus largement sur la rade de Brest.

Vous y trouverez des hortensias, plante emblématique de la Bretagne, découverts au Japon par le botaniste Commerson pendant son voyage autour du monde avec Bougainville ; une plantation de végétaux dans des bacs en bois, rappel des caisses utilisées pour le transport des graines ; du lin de Nouvelle-Zélande (Phormium tenax) acclimatés pour la création de champs d'expérimentation pour la confection de cordage ; des fraisiers au pied de la passerelle, rappel d'une espèce importée qui a fait la renommée des producteurs de fraise de la presqu'île de Plougastel ; des végétaux originaires de Nouvelle-Zélande en hommage au botaniste brestois Raoul ; des fougères arborescentes plantées au sud le long des fortifications, au feuillage symétrique que l'on pourra admirer depuis la passerelle.

Les plantations en partie haute du jardin sont composées des mêmes végétaux présents en partie basse. Ils sont cependant mis en scène, plantés en mélange afin d'évoquer leur attrait horticole, l'ornementation des parcs et jardins des propriétés privées des militaires et de leurs amis en Bretagne, l'enrichissement du patrimoine botanique d'une région aux conditions climatiques si favorables.

Le square Mathon

S’il fallait désigner le centre de la ville sur la carte, le doigt se poserait sur le square Mathon. Au départ, ce fut un espace vert créé par Jean-Baptiste Mathon, artisan de la reconstruction de Brest. Il est redessiné en 1999 par Bernard Huet, concepteur du réaménagement de la Place de la Liberté, lequel opte pour une recomposition en creux par rapport à l’origine. Ce square vient mettre en scène des pans d’histoire disparus. Le chantier a mis au jour des vestiges des remparts de la vieille cité : un tronçon de voie pavée, une contrescarpe, un reste de fortification de la ville avec une de ses anciennes portes, une douve, qui ont, à dessein, été intégrés au site. Le végétal habille le minéral en beauté : honneur aux haies de camélias qui ceinturent le site, aux collections de plantes de terre de bruyère. Une place de choix est réservée à des arbres remarquables, parmi lesquels, les magnolias à floraison blanche, rose, les cépées de Liquidambar et les érables du Japon.

Jardin ouvert au public en 1999, d’une superficie totale de 5 000 m2.

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Dernière mise à jour le : 28 sept. 2016