Les lieux de tournage

Fort présente dans le paysage cinématographique français ces dernières années, la ville de Brest a pourtant été un lieu de tournage dès les années 1940, avec le fameux film « Remorques » avec Jean Gabin et Michèle Morgan. Aujourd’hui, on pense au film d’Emmanuelle Bercot retraçant la vie de la brestoise Irène Frachon, tourné en 2015.

En juillet 1939, sur l’escalier du Cours Dajot, une averse artificiellement provoquée par la brigade de pompiers a définitivement ancré Brest dans le monde du cinéma. Sous la direction de Jean Grémillon, Jean Gabin, Madeleine Renaud et Michèle Morgan sont les protagonistes d’un drame passionnel qui célèbre le courage des marins qui portent secours aux navires en détresse. Toutes les scènes n’ont pas été tournées sur le port ni dans le Finistère, mais le film " Remorques " a gardé une place de choix dans le cœur des Brestois. 

Un Brest irréel et entièrement reconstitué en studio sert de cadre à un autre film mythique, "Querelle " de Rainer-Werner Fassbinder (1978), adaptation du roman dérangeant de Jean Genêt, alors que le cinéaste finlandais Aki Kaurismäki, déclinant l’une des fulgurantes escapades continentales des " Leningrad Cowboys ", a notamment posé en 1993 ses caméras dans la chaleur du cabaret Vauban. 

Brest peut être un décor original pour le cinéma de fiction et cette tendance s’est largement confirmée depuis le début des années 2000 avec les venues successives de plusieurs équipes de tournage. Manuel Poirier, pour " Chemins de traverse " (2003) ; Philippe Lioret, avec " L’équipier " (2004) ; Jean Achache avec " Un soir au club " puis Pierre-François Laval avec " King Guillaume " (2009) ; Marie-Castille Mention-Schaar pour " Bowling " (2011) ;  Olivier Dahan, avec " Les Seigneurs " (2012) ; Xavier Durringer avec « rouge sang » (2013) et « rappelle-toi » (2015), Alain Guiraudie pour « rester vertical » ; Emmanuelle Bercot pour « La fille de Brest » (2015) ont trouvé dans la ville des résonances à leurs scénarios et de belles lumières à exploiter. 

Août 2011 : les comédiennes Firmine Richard, Mathilde Seigner et Catherine Frot sont à Brest pour le tournage du film Bowling qui retrace le combat des habitants pour la défense de la maternité de Carhaix (Photo Franck Betermin). 

Le court métrage n’est pas en reste puisque les réalisateurs Marie Hélia, " Les princesses de la piste " (2005) ; Gaël Naizet, " Quidam " (2010) ou le duo Olivier Broudeur-Anthony Quéré,  " Dounouia " (2010), ont tourné dans leur propre ville ces trois films qui ont largement été diffusés à l’échelle nationale sinon européenne. Leur parcours n’est pas sans résonance. Depuis une dizaine d’années, un noyau de réalisateurs et de techniciens du cinéma a choisi Brest comme base de travail. Ils suivent les pas d’Olivier Bourbeillon, dont la personnalité s’est affirmée comme réalisateur puis comme producteur au sein de la société Paris-Brest Productions, mais subissent aussi l’influence des promotions d’étudiants qui ont été formées, depuis plus de trente ans à Brest, dans la filière Image et Son de l’Université de Bretagne occidentale. 

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Dernière mise à jour le : 21 sept. 2016