Droit d'expression des groupes politiques

Le règlement du Conseil municipal de Brest, accorde aux groupes politiques un droit d'expression.
Vous trouverez ci-dessous les textes publiés dans ce cadre. Ces textes sont également publiés dans la revue Sillage.

Expression libre (Sillage N°197 - Mars 2017)

Union des forces de gauche, de progrès et de l'écologie

Porter le service public aujourd'hui et demain

Métropolisation, avancées du numérique, enjeux environnementaux, mouvements citoyens… Nos collectivités sont au premier rang des bouleversements climatiques, politiques, économiques et sociaux que vit notre société. Membres de l’exécutif municipal et de l’exécutif métropolitain, les Elu-e-s socialistes doivent au quotidien gérer les effets de ces nouveaux enjeux sur nos politiques publiques tout en prenant en compte les évolutions des attentes des citoyens. S’ajoute une crise durable des finances publiques qui affecte nos budgets : entre 2013 et 2017, les dotations de l’Etat ont baissé de 14,5 millions pour Brest métropole et de 6,8 millions pour la ville de Brest. Ces baisses, il est certain, vont continuer. Face à tout cela, le groupe des Elu-e-s socialistes prend ses responsabilités et a intégré pleinement la démarche impulsée par François Cuillandre « Porter le service public aujourd’hui et demain ». Car faire le choix du service public n’est pas un slogan mais le pilier de notre engagement pour Brest et ses habitants. Nos choix, nos décisions ne se font qu’à l’aune de cette simple question : « est-ce que cela va dans le sens d’un meilleur service public ? » Loin de l’arbitraire d’une coupe généralisée, nous sommes dans un mouvement de réflexion profond, favorisé par la sérénité qu’offre une situation budgétaire saine, qui allie la force d’une dynamique globale avec la précision d’une approche au cas par cas. Contrairement à ceux qui font le choix de la polémique ou du discours décliniste, cette démarche est un outil politique au sens noble : il s’agit de se réinterroger sur le sens de nos politiques publiques, à les adapter aux nouveaux besoins, à faire des choix dès maintenant afin de garantir ce qui nous paraît l’essentiel : les solidarités, le logement, l’emploi et l’attractivité. Nous nous sommes engagés en 2014 à tenir le cap. Avec la démarche « Porter le service public aujourd’hui et demain », nous donnons les moyens à Brest et la métropole d’honorer cette promesse pour de longues années.

Groupe des élu-e-s socialistes de Brest Métropole www.elus-socialistes-bmo.fr

Mon hôpital , ma santé : j'y tiens !

Urgences saturées, épidémie de grippe, mal être au travail... de multiples expressions ces dernières semaines concrétisent la crise de l’hôpital. Une simple grippe saisonnière l’a mis dans le rouge. Le CHRU de Brest n’en est pas exempt. En réalité, l’hôpital public, la santé publique sont malades de l’austérité et des plans d’économies drastiques. Loi Bachelot, Touraine, Financement Sécurité Sociale 2017, ont toutes acté un objectif clair : celui d’une destruction sans précédent de l’offre de soins hospitaliers au nom de l’adaptation de notre système de santé aux politiques d’austérité voulue par le Gouvernement. Regrouper pour réduire, mutualiser pour économiser, nous dit-on. Tout cela sur le dos des agents hospitaliers, des patients, de la qualité et de l’accès aux soins ! Le CHRU Brest-Carhaix est touché. Il a subi un violent plan de retour à l’équilibre aux conséquences désastreuses : suppression en chaine de postes, augmentation significative de l’activité, multiplication des rappels sur repos, mutualisation de service. Rien n’a été épargné au personnel ! Le rapport du Cabinet Syndex, commandé par le CHSCT, sur les dégradations des conditions de travail et de santé du personnel brestois, est d’ailleurs sans équivoque. Il pointe des pics à 12 % d’absentéisme, une augmentation des risques psychosociaux, des atteintes à la vie privée des agents. Quant au « virage de l’ambulatoire », annoncé par la Direction, ce mode de prise en charge ne doit pas s’inscrire dans une logique d’économies et servir de prétexte à de nouvelles suppressions de postes. Il doit être orienté et développé vers une politique de qualité et de sécurité des soins. Les luttes engagées par les personnels avec leurs syndicats continuent. Une journée de grève nationale est prévue ce mois-ci. Le Groupe des élue- s communistes prendra toute sa place dans ce combat pour que l’Hôpital Public obtienne les moyens nécessaires à une offre de soin de qualité et pour tous. Notre hôpital est notre santé !

Les élu-e-s communistes et de progrès de Brest. Gaëlle Abily, Claude Bellec, Eric Guellec, Jacqueline Héré 22 Bis rue Bruat 29200 BREST 02 98 43 05 41 elus-communistes@org-brest.fr

Maïs toxique : les silos du silence

Le 16 décembre le port de Brest accueillait l’Ornak, un navire polonais en provenance de Roumanie, avec à son bord 25 500 tonnes de maïs, destiné notamment à Triskalia, pour l’alimentation des porcs et volailles. L’équivalent de 830 camions et de quasi 4 millions d’euros. Les autorités portuaires doivent procéder à une analyse des cargaisons avant le chargement. Or, ce sont bien des salariés du port et de Triskalia (120 tonnes ont été livrées dans les Côtes d’Armor) qui ont lancé l’alerte en constatant l’émanation anormale de gaz et un grand nombre de capsules de fumigènes : la cargaison est bourrée de phosphine. La phosphine est antiparisataire interdit à l’usage agricole, mais avec une dérogation pour le stockage et le transport des céréales. Selon l’Institut National de Recherche et de Sécurité, c’est un « gaz extrêmement inflammable, qui provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves, qui est mortel par inhalation et très toxique pour les organismes aquatiques ». La santé des salariés a donc été mise en danger. Mi-janvier, selon la Préfecture, tout est sous contrôle, les stocks sont ventilés pour réduire leur taux et permettre leur livraison. De son côté, le Collectif de soutien aux victimes de pesticides de l’Ouest, assure qu’il n’est techniquement pas possible de ventiler ces stocks. Un appel unitaire à la destruction sous contrôle de l’ensemble de la cargaison a été lancé. L’Autre Gauche-BNC en est solidaire. Fin février 12 000 tonnes sont jugées conformes, 13 000 tonnes sont toujours bloquées au port. Cet « incident » selon certains, n’illustre que trop bien les risques que le modèle agroindustriel fait courir aux salariés sur l’ensemble de la chaîne  en production et de transformation, à l’environnement mais aussi aux consommateurs. Les résistances sont très fortes dans le monde agricole conventionnel et les lobbys puissants. Mais comme le souligne le groupe EELV ci-dessous, il y a urgence : quelle alimentation et quelle agriculture voulons-nous ? Appel lancé par : L’Union Régionale Solidaires, le Comité de soutien aux salariés de Triskalia victimes des pesticides, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, l’Union Locale CGT, l’Union locale Solidaires, le syndicat CGT des Marins de Grand Ouest, EELV, Ensemble ! et l’association Mor Glaz.

Groupe des élu-e-s de l'autre gauche - Brest nouvelle citoyenneté. Patrick Appéré, Roselyne Filipe, Charles Kermarec, Yvette Le Guen 213 Quai Eric Tabarly 29200 Brest 02 98 80 75 50 elus-bnc@org-brest.fr

Ensemble pour notre agriculture et notre alimentation

L’alimentat ion, c’est l’affaire de tou.te.s ! Nombreuses sont les personnes qui à Brest comme ailleurs font le constat qu’il est urgent de reprendre le contrôle de leur alimentation afin d’avoir accès à une nourriture plus biologique et locale. Les démarches de circuits courts fleurissent, les envies des consommateurs/trices fourmillent, l’agriculture biologique croît et emploie de plus en plus de travailleurs/euses. L’alternative végétarienne arrive dans les cantines scolaires de Saint-Etienne, Strasbourg, Lyon… et les collectivités s’engagent dans la mise en place de Programmes Alimentaires Territoriaux afin d’agir pour une plus grande souveraineté alimentaire et pour accompagner la transition écologique agricole en faveur de nos agriculteurs/ rices faisant face à la crise. En parallèle, l’actualité agricole locale fait froid dans le dos. Fin décembre, 25 500 tonnes de maïs roumain pollué à la phosphine sont arrivés au port de Brest (cfr. la tribune de Brest Nouvelle  citoyenneté). La pérennité de la Ferme de Traon Bihan, seule exploitation laitière biologique à Brest est aujourd’hui remise en question en raison de l’aménagement de la Fontaine Margot. Le congrès de la toute puissante Fédération Nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) aura lieu le 28, 29 et 30 mars, à l’Aréna à Brest. La FNSEA présidée par Xavier Beulin puissant dirigeant et homme d’affaire d’un empire de l’agro-business Avril-Sofiproteol, prône une agriculture qui repose sur la course au profit, l’utilisation massive de produits chimiques et qui fait passer la dignité humaine et la protection de l’environnement au second plan. A trois semaines des présidentielles, les médias seront tournés vers Brest. Ce congrès sera le moment de porter ensemble, un autre message afin de reprendre le contrôle sur notre alimentation, protéger l’environnement et pour créer les conditions d’accompagnement des agriculteurs/ rices vers la nécessaire transition écologique agricole.

Groupe des élu-e-s EELV de Brest. secretariat.elus.europeecologie@vertsbrest.infini.fr 02 98 46 08 78

Une école pour tous, un droit pour chacun

On sait que l’accueil des enfants et des jeunes en situation de handicap est problématique en Bretagne : en 2013, l’ARS (Agence régionale de santé) avait révélé que196 enfants, adolescents et jeunes étaient en attente de place dans une structure d’accueil…Sans compter les 165 jeunes de plus de 20 ans maintenus en instituts pour enfants, faute de place en établissements ou services pour adultes. Le dispositif bouchonne à tous les niveaux, les parents gèrent des situations très difficiles et certains, souvent les mères, doivent abandonner leur travail pour accompagner scolairement leur enfant au quotidien, au prix de lourds sacrifices, et sans les qualifications nécessaires. Sur le territoire de Brest, le manque de places en IME (Institut médico éducatif), pour les enfants et adolescents en situation de handicap, est un drame : 46 jeunes sont en attente à l’IME Jean Perrin, 51 en attente à l’IME de l’Elorn, sans compter 32 enfants sortant du CAMPS (Centre d’action médicosociale précoce) en juillet 2017, non encore comptabilisés. Mais tous les enfants en situation de handicap n’ont pas vocation à entrer en IME, et « le service public de l’éducation veille à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction » (article L.111-1 du Code de l’éducation), objecte la Secrétaire d’Etat, Ségolène Neuville. Certes, mais tous les enfants ont droit à une éducation, et tous les parents devraient pouvoir choisir l’éducation la plus adaptée. Qu’on leur en donne le choix, en IME ou en milieu ordinaire, mais uniquement au regard des besoins de leur enfant ! J’exprime ici ma solidarité avec les familles de Brest dont l’enfant risque d’être privé du droit à l’éducation, et je me tourne, pour intervention, vers le Défenseur des Droits, dernier recours à ce jour, pour garantir les droits des enfants les plus fragiles. À Brest, des parents en attente de places dans une structure adaptée au handicap de leur enfant, ont l’impression d’être abandonnés par les pouvoirs publics.

Composante UDB de la majorité municipale. Anne-Marie Kervern, 29 rue Navarin, Brest elus-udb@org-brest.fr Tél. 02 98 46 22 73

Faire de l'écologie le moteur de l'énergie et de l'économie de demain

Les énergies renouvelables comme l’air, la biomasse, le soleil et l’eau connaissent des succès et des utilisations variables. Et des combinaisons eau-air ou eau-soleil peinent à être mises en oeuvre. La Bretagne est dans ce domaine un acteur engagé et mène une politique offensive. Pour preuve la tenue d’une COP régionale à Saint-Malo le 9 mars 2017. Pour preuve le chantier du Port des énergies marines à Brest achevé à l’horizon 2020. Le potentiel des courants marins au large des côtes bretonnes est infini et ce dernier outil va permettre aux nombreuses entreprises travaillant dans ce domaine d’y faire converger leurs efforts et leurs résultats comme les hydroliennes, les éoliennes offshore, les centrales photovoltaïques flottantes... Parallèlement ces secteurs industriels ont déjà besoin d’une main d’oeuvre hautement spécialisée dans des domaines réellement identifiés mais vont apparaître aussi des besoins issus de projections sur des métiers d’avenir qui n’existent pas encore. C’est là que se situe le rôle de nos collectivités territoriales de proximité qui, suite à un dialogue constant avec les forces vives locales (et elles sont omniprésentes et actives), au travers des conseils économiques et sociaux régionaux, se voient dans la nécessité de construire et d’installer de futures formations professionnell es afin de conduire à des politiques adaptées aux besoins de nos concitoyens, de nos salariés, de nos entreprises et de nos centres de recherche. 

Groupe des élu-e-s du partir radical de gauche de Brest métropole. Christiane Migot 

Rassemblement pour Brest

2020 : le crash-test socialiste pour nos finances

Les socialistes responsables de la gestion de notre collectivité feignent de le découvrir : « Si on ne fait rien, en 2020, on est dans le mur ! » a déclaré M. Cuillandre. Ce constat, nous l’avions fait dès 2013 ! Les socialistes nous brocardaient. Pourtant dès la fin 2012, le président de la République et le gouvernement socialiste, revenant sur leurs promesses de campagne, annonçaient la baisse des dotations aux collectivités locales. Nous avions intégré cette donnée dans notre programme municipal. Pas l’équipe socialiste ! Ils connaissaient la réalité. Pourquoi l’ont-ils cachée si ce n’est pour afficher un programme plus flatteur pour l’élection de 2014. Le maire-président essaye maintenant de sauver la face et les équilibres financiers. Nous connaissions la fragilité de l’économie locale et la faiblesse des ressources d’une bonne partie de la population. C’est pourquoi nous militons pour une pause fiscale. Cette sobriété est indispensable surtout si le ralentissement économique persiste, avec une inflation et des taux d’intérêt qui eux repartent à la hausse ! Nous avons aussi demandé de renoncer aux opérations de prestige et voté contre les extensions urbaines non maîtrisées. Un moratoire s’imposait. Nous donnons la priorité au patrimoine et au quotidien des Brestois Alors aujourd’hui, M. Cuillandre se range à nos analyses, mais après avoir mis sur le dos des Brestois de nouvelles charges avec les nouvelles zones d’habitat et des équipements comme le téléphérique ou les Capucins. Au-delà de l’investissement, ce sont, chaque année, des coûts de fonctionnement supplémentaires. Tout cela pèsera lourd d’ici 2020. Les Brestois souffrent déjà de cette politique. Nous refusons des restrictions budgétaires portant atteinte au secteur enfance-famille, aux plus fragiles, aux entreprises, donc à l’emploi. Ce sont des secteurs clés pour l’avenir.

Vos élus du Rassemblement pour Brest. Bernadette Malgorn, Présidente, Rémi Hervé, Bruno Sifantus, Marc Berthelot, Brigitte Hû, Véronique Bourbigot, Michel Calonnec, Claudine Péron, Laurent Guillevin, Colette Le GuenBoucher. 21, rue Jean Macé - Brest. Tél 02 98 47 64 96 rassemblement-pour-brest@org-brest.fr www.rassemblement-pour-brest.fr

Brest alternative

Grève à Bibus : stop à l'enlisement !

Les premières victimes de ce conflit sont les plus vulnérables : travailleurs, personnes âgées, et surtout les scolaires. Les risques sont nombreux et inacceptables pour ceux qui attendent dans le froid, risquent de se retrouver sur la chaussée, puis s’entassent dans les trams et bus bondés quand ils passent. Le commerce du centreville aussi est touché. Les chauffeurs pointent l’insécurité : cela doit être entendu, mais est-ce une question d’augmentation salariale ? La revendication principale vient plutôt d’une distorsion de traitement avec les agents travaillant pour le téléphérique : est-elle justifiée ? Ou faut-il toujours gommer toute spécificité et globaliser la politique salariale ? Voici un effet pervers et inattendu de notre Téléphérique ! Peu importe pour les usagers qui subissent ce conflit trop long qui, « grâce aux grèves de 59 min » peut s’éterniser et désorganise complètement le trafic.

Les élus de Brest alternative. Nathalie Collovati, Pascal Kerberenes Christine Margogne. brest.alternative@outlook.com. 10 rue de l’Harteloire 

Partage-Solidarité

L’austérité, un écran de fumée ?

Les débats d’orientations budgétaires ont été l’occasion de montrer que les difficultés d’épargne avancées pour justifier la sortie du « catalogue austéritaire » de la majorité n’existent pas. La capacité d’épargne brute de la ville (14,8 millions), dont la baisse est mise en avant, est même supérieure à celle de 2009 (10 millions). Dans ces conditions comment expliquer la volonté annoncée de vouloir réduire postes et subventions ? Que cache cette course absurde à l’austérité menée par une majorité composée de partis qui se disent de gauche.

Julie le Goïc. 

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Dernière mise à jour le : 06 mars 2017