Droit d'expression des groupes politiques

Le règlement du Conseil municipal de Brest, accorde aux groupes politiques un droit d'expression.
Vous trouverez ci-dessous les textes publiés dans ce cadre. Ces textes sont également publiés dans la revue Sillage.

Expression libre (Sillage N°187, mars 2016)

Union des forces de gauche, de progrès et de l'écologie

Notre responsabilité collective : préserver le vivre-ensemble !

La responsabilité est aussi un maître mot lorsqu’il s’agit des orientations budgétaires de notre collectivité. Il nous appartient en effet de faire les choix aujourd’hui qui permettent d’investir pour le bien-vivre à Brest et renforcent notre territoire, tout en ne faisant pas porter aux générations futures le poids de notre dette. Alors que nos ressources diminuent et que nous avons décidé pour la 7e  année consécutive de ne pas augmenter le taux des impôts ménages, notre budget 2016 s’inscrit dans un contexte contraint qui nous oblige à diminuer un certain nombre de dépenses. Cet effort, nous l’avons voulu collectif. Réparti entre toutes les politiques, il nous pousse à innover et à faire plus intelligemment. Car il faut le dire : faire évoluer nos  manières de faire, ce n’est en aucun cas renoncer ! C’est au contraire assurer la pérennité du service public et la qualité des politiques publiques. Et c’est dans la concertation que nous engageons cette évolution. Avec les associations et les équipements de quartier, nous avons ouvert la discussion pour leur permettre de continuer à offrir un service de qualité en faveur de tous les habitants. L’objectif est avant tout de les soulager de leurs contraintes d’administration afin qu’ils puissent se concentrer sur l’essentiel de leurs missions à destination des habitants. Elu-e-s socialistes, nous assumons cette baisse limitée des concours financiers de la ville aux associations qui animent les équipements de quartiers. Cet effort permet de maintenir ce qui est important à nos yeux : une éducation populaire et accessible  à tous les Brestoises et les Brestois.

Car voilà en effet notre seul objectif : préserver la dynamique de la vie associative. À l’opposé de villes comme Toulouse ou

Saint-Brieuc qui annoncent une baisse de 10% des subventions aux associations tout en augmentant les impôts, nous faisons le pari que la solidarité et la responsabilité collective sont les meilleurs moyens de garantir les lieux et les manifestations qui contribuent à vivre ensemble à Brest.

Groupe des élus-e-s socialistes de Brest métropole.  www.elus-socialistes-bmo.fr

Restauration scolaire : statu quo ou changement ?

La restauration collective municipale est en délégation de service public depuis 1984. Actuellement c’est une filiale de SODEXO qui gère celle-ci et cette délégation arrivera à échéance en juillet 2017. Ce contrat a pour objet la fabrication et la

livraison de repas pour les écoles maternelles et primaires et les accueils de loisirs, ainsi que la fabrication de repas pour le portage à domicile. Près d’un million de repas sont ainsi fabriqués durant une année. La cuisine centrale (lieu de fabrication)

appartient à la Ville de Brest, c’est donc à la collectivité d’en assurer un fonctionnement optimal. En 2012, lors du renouvellement du contrat, nous avions demandé que ce temps de délégation (5 ans) permette la remise à plat  et le questionnement du mode de gestion… Un groupe de travail vient enfin, début 2015 de se mettre en place pour, à partir d’un cahier des charges, redéfinir les besoins réels de notre collectivité… pour, sans a priori et en toute transparence, choisir

le mode de gestion de la restauration scolaire. D’autres possibilités de gestion existent : elles doivent faire partie des discussions et du travail engagé. La décision finale devra être celle qui permettra un service public de restauration de qualité, garant de l’intérêt des enfants qui fréquentent les cantines, des parents qui participent financièrement à son fonctionnement et également du personnel y travaillant ! 

Les élu-e-s communistes et de progès de Brest. Gaëlle Abily, Claude Bellec, Eric Guellec, Jacqueline Héré 22 Bis rue Bruat 29200 BREST 02 98 43 05 41 elus-communistes@org-brest.fr

Faire ensemble et innover

En ces moments collectifs particulièrement difficiles : attentats, montée des extrêmes, rejet de l’autre, engagement de la France dans une guerre impossible, état d’urgence contre état de droit… et alors que le rassemblement est plus que jamais nécessaire, nous assistons à une montée de la suspicion et la division.  Le débat sur la déchéance de la nationalité en est bien le sinistre exemple. Pourtant de nombreuses voix, positives, fraternelles, s’élèvent aussi pour construire des alternatives face aux défis collectifs que nous devons relever. Aller vers l’autre, prôner la tolérance sont aujourd’hui  presque des actes de résistance. Car si c’est collectivement que l’on succombe à la peur, c’est aussi collectivement que l’on en sort. C’est collectivement que nous répondrons à l’urgence sociale et économique, collectivement  que nous ferons face à l’urgence climatique, et collectivement que nous renforcerons la démocratie. C’est surtout à l’échelon local que cela se joue, car c’est celui de la proximité, en prise directe avec la vie de chacun. La solidarité n’est pas un mot vain au cœur d’un territoire commun : c’est produire et échanger autrement, c’est valoriser les potentialités de tous, c’est innover! C’est aussi réinscrire au quotidien la citoyenneté. Quel que soit le domaine d’action, beaucoup n’attendent pas les engagements politiques ou institutionnels pour prendre leur part de responsabilité. Aux collectivités de soutenir et d’entraîner le développement de ces initiatives. Les réponses locales ne peuvent être descendantes, elles doivent au contraire  mobiliser la transparence, l’interpellation et la participation de tous. Car le changement n’est possible que s’il est initié par les citoyens et qu’il s’inscrit dans un contrat démocratique. Cette démarche doit être au centre de l’élaboration de nos politiques publiques. C’est dans la concertation avec le tissu associatif et les corps intermédiaires que notre ville saura s’adapter, répondre aux attentes des Brestoises et des Brestois, et ouvrir de nouvelles perspectives.

Groupe des élu-e-s de l'autre gauche - Brest nouvelle citoyenneté. Patrick Appéré, Roselyne Filipe, Charles Kermarec, Yvette Le Guen 213 Quai Eric Tabarly 29200 Brest 02 98 80 75 50 elus-bnc@org-brest.fr

Le projet alimentaire de territoire

La colère des paysans a résonné jusque dans les rues de Brest en février. Si les dégradations ne sont pas justifiables, il faut savoir reconnaître les difficultés rencontrées par les agriculteurs. En France, c’est 200 fermes qui disparaissent chaque semaine, 78000 hectares de terres agricoles qui disparaissent chaque année (soit un département tous les 7 ans), accélérant ainsi la désertification rurale et le bétonnage. Sans oublier qu’en 2013, l’Institut de Veille Sanitaire alertait sur le taux anormalement élevé des suicides dans le monde agricole. Face à ces crises récurrentes du modèle productiviste, nous devons impulser un projet alternatif pour notre agriculture, notre alimentation et notre territoire. La ville de Brest fait figure d’exemple en ce qui concerne les cantines scolaires avec plus de 30 % de produits biologiques  et locaux servis aux élèves. Rappelons que dès 2005, l’action des élus EELV avait permis le lien entre la ville et le réseau de l’agriculture biologique : nous pensons donc que Brest doit renforcer son engagement auprès des producteurs locaux par un projet alimentaire territorial. Le projet alimentaire de territoire vise à structurer, à mettre en œuvre un système agricole et alimentaire local par le soutien à l’installation et la transition écologique de l’agriculture, la coopération avec les agriculteurs du territoire, le développement des circuits courts, le maintien ou la création d’outils de transformation, de distribution, de logistique, l’introduction

ou le développement de l’approvisionnement en produits sains, locaux, de saison en restauration collective. Un tel projet répondra à deux enjeux majeurs : 

  • Un enjeu économique : préservation et création d’emplois durables dans le domaine agricole ou généré par le circuit  d’approvisionnement. 
  • Un enjeu de solidarité : valorisation des savoir-faire agricoles locaux, favorisation de la réappropriation alimentaire des habitants du territoire.
Groupe des élu-e-s EELV de Brest. secretariat.elus.europeecologie@vertsbrest.infini.fr 02 98 46 08 78

Langues régionales : 477 ans de résistance*, et ce n’est pas fini

L’UNESCO nous alarme : il y a urgence à reconnaître la contribution de toutes les langues, sans exception et à égale dignité, à la diversité culturelle menacée dans le monde. Une seule reconnaissance politique structurante sur la durée : un dispositif constitutionnel et législatif. La ratification de la Charte européenne des langues minoritaires et/ou régionales (promesse de campagne de François Hollande)  gelée depuis 20 ans aurait dû être un premier pas vers une loi donnant un cadre juridique aux langues régionales minorisées pour permettre leur développement dans l’enseignement, la radiotélévision et la vie publique. Les Jacobins étriqués, de Droite comme de Gauche, n’en ont pas voulu. Qu’à cela ne tienne, une proposition de loi relative à l’enseignement immersif des langues régionales et à leur promotion dans l’espace public et audiovisuel est soumise à l’Assemblée nationale. Las ! Alors que tous les articles de cette proposition sont votés, un député socialiste met dans la balance quatre procurations négatives de députés absents. Pitoyable manœuvre pour un rejet de la proposition de loi et un fiasco politique qui discrédite ses auteurs ! Que faire face à l’opposition frontale aux langues régionales du Parti Socialiste à l’Assemblée Nationale et du parti Les Républicains au Sénat ? D’abord, ne rien lâcher au niveau du droit car cette absence de droit positif insécurise toute action en faveur des langues régionales. Ensuite, ici à Brest, signer la Charte Ya d’ar brezhoneg/Oui à la langue bretonne de niveau 2, l’appliquer au plus vite dans la vie publique et progresser dans les usages bilingues. On attend avec intérêt que se poursuive la démarche de notre municipalité sur ce sujet.

*Depuis l’Edit de Villers-Cotterets

Composante UDB de la majorité municipale. Anne-Marie Kervern, 29 rue Navarin, Brest elus-udb@org-brest.fr Tél. 02 98 46 22 73

8 mars, journée internationale des droits des femmes.

Le mouvement d’émancipation de la femme est né en 1911 aux États Unis d’Amérique des revendications pour le droit de vote des femmes et pour l’amélioration des conditions de travail. C’est au cours du dernier quart du xxe siècle, et que soient réunies les conditions préalables à l’émergence d’une revendication proprement féminine, qu’il est devenu universel. Ainsi l’onde de choc de ce mouvement s’est propagée dans le monde entier. Il ne s’agit nullement d’une guerre de sexe mais d’un constat politique, social, juridique et personnel contre des pouvoirs, contre des schémas de comportements fondés sur l’inégalité. Ce combat n’a pas pour objectif que la femme s’identifie à l’homme mais vise à ce qu’elle s’épanouisse à dignité égale avec lui. C’est l’affirmation de la femme au même titre que l’homme sur tous les fronts de l’existence personnelle, sociale, matérielle, intellectuelle, spirituelle. Si des progrès ont été considérables, le processus d’égalisation des chances et des conditions des femmes et des hommes reste inachevé. Plusieurs indicateurs montrent un ralentissement, voir des retours en arrière, dans cette marche vers l’égalité au niveau des rémunérations, de l’évolution professionnelle, du déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée, des croyances. Le chemin est encore long d’autant que l’histoire et l’actualité nous apprennent que l’égalité des sexes est faite de progrès ni linéaires, ni irréversibles et constitue un défi pour demain. L’émancipation

des femmes va au-delà des revendications individualistes ou féministes. Il s’agit d’avancer dans la lutte contre toutes les inégalités. C’est la raison pour laquelle notre municipalité s’engage et travaille de manière transversale sur cette question de l’égalité qui doit imprégner l’ensemble des politiques publiques.

Groupe des élu-e-s du partir radical de gauche de Brest métropole 

Rassemblement pour Brest

Une rigueur qui ne dit pas son nom

L’équipe Cuillandre a voulu se tailler une réputation de « bâtisseur » à coup de réalisations de prestige, financées à crédit. Aujourd’hui il faut payer la facture. C’est autant de moins pour soutenir la vie quotidienne des familles. Faire des choix ? Oui, mais ils doivent être justes.

Les socialistes trahissent la priorité éducative !

Avez-vous oublié les discours socialistes sur les vertus du dialogue et la priorité à l’éducation ? Voyons leurs actes. En 2015, l’équipe Cuillandre s’en prend aux écoles, réduit sans concertation les dotations de 13%; abaisse le niveau d’encadrement
en maternelle par le non-remplacement des ATSEM, dans certaines classes, la première semaine d’absence. Considérant cette politique néfaste pour les enfants et les familles, nous l’avons désapprouvée. Pour 2016, l’équipe Cuillandre met au pied
du mur les 23 associations d’éducation populaire qui gèrent un quasi service public en leur annonçant (9/12/2015), avant tout débat en conseil municipal, la baisse de 4 % de leur budget au 1erjanvier 2016. Inquiétude légitime des bénévoles, des
400 salariés et de milliers d’usagers brestois. Alors, quelles activités faudra-t-il sacrifier ? L’aide aux devoirs ? Les temps périscolaires, pourtant voulus par la municipalité. Où est la cohérence ? Evaluer les activités subventionnées, apprécier le service rendu à la population, et adapter les soutiens en conséquence, OUI. Raboter les moyens sans préavis ni dialogue, sans transparence, NON. Nous désapprouvons ces décisions et dénonçons les oukases. 

Les fossoyeurs de Kérich !

Ce 29 janvier, au conseil départemental, les masques sont tombés. Les socialistes brestois (Mmes Abiven, Bonnard-Le Floch, Gueye, MM. Labbey, Respriget, Salami, Trabelsi) ont voté la fermeture du collège. Il répond pourtant aux exigences du ministère de l’Education sur la mixité sociale et faisait partie, il y a peu, du réseau d’éducation prioritaire. Cette fermeture impliquerait la hausse d’effectifs des autres collèges, en contradiction avec l’objectif ministériel de 450 élèves maximum par
établissement. Notre position a toujours été claire en militant et votant à Brest ou au Département, pour le maintien du collège. Mais Kérich’ a été trahi par les socialistes et abandonné par une partie de la gauche brestoise en refusant de soutenir en décembre notre combat et un vœu, au motif qu’il était présenté « par la droite ». 

Préparer l’avenir : former la jeunesse, soutenir les familles.

Dès 2014, nous affirmions notre priorité pour l’entretien du patrimoine municipal existant, le soutien aux familles, la petite enfance et la jeunesse. Nous nous opposons à la fuite en avant des investissements au-dessus de nos moyens, parce que, dans le contexte actuel, ils ne peuvent être réalisés qu’au détriment de politiques plus prioritaires. Dans les périodes difficiles, c’est la solidarité familiale, c’est la solidarité sociale, c’est l’accompagnement des familles qui assurent la cohésion et l’éducation qui prépare l’avenir.

Vos élus du Rassemblement pour Brest. Bernadette Malgorn, Présidente, Rémi Hervé, Bruno Sifantus, Marc Berthelot, Brigitte Hû, Véronique Bourbigot, Michel Calonnec, Claudine Péron, Laurent Guillevin, Colette Le GuenBoucher. 21, rue Jean Macé - Brest. Tél 02 98 47 64 96 rassemblement-pour-brest@org-brest.fr www.rassemblement-pour-brest.fr

 

Brest alternative, transparence et exercice de la démocratie

Le PS se targue d’être un parti au service et à l’écoute « du peuple » (de préférence dit « de gauche »). Est-ce parce qu’à Brest il est au pouvoir depuis près de 30 ans qu’il se croit autorisé à parler à sa place, voire contre l’avis général, et à agir sans grande concertation, si ce n’est de façade ? Au cours de ces derniers mois, une accumulation de comportements et de faits nous ont interpellés : Après les fermetures brutales de trois écoles en 2010, voici que nos élus PS entérinent la mort d’un collège contre l’avis de toute sa communauté éducative. La plupart des associations verront leurs subventions baisser (sauf quelques unes qui sauront trouver les arguments), les promesses faites ici ou là aux habitants des quartiers, comme pour la salle de l’Avenir, deviennent soudain caduques. De même l’expression des groupes d’opposition est également strictement limitée. Les documents sont longs à obtenir, les informations, difficiles. Des décisions importantes (arrêtés anti alcool, gratuités de stationnement) sont prises en catimini, sans débat en conseil. Les élus d’opposition peuvent s’exprimer en séance mais leur parole est souvent coupée, déformée, tournée en dérision. La population, comme l’ensemble des élus, opposition comprise, doivent être écoutés afin que vive pleinement la démocratie locale. 

Les élus de Brest alternative. Nathalie Collovati, Pascal Kerberenes Christine Margogne. brest.alternative@outlook.com. 10 rue de l’Harteloire

Partage-Solidarité

Lors du conseil municipal du 21 janvier 2016, un citoyen brestois a lancé un appel au maire de Brest pour que notre ville aide mieux les réfugiés,dont la situation est dramatique. Hommes, femmes, enfants dorment dans les couloirs de Coallia ici et dans la boue à Calais et Grande Synthe. Il y a urgence à aider. Les habitants de Brest se sont mobilisés, envoyant vivres, vêtements, lettres de réconfort. La Ville doit s’engager, et aider aussi les réfugiés déjà arrivés ici. Ils sont les bienvenus.

Julie le Goïc. Partage -Solidarité

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Dernière mise à jour le : 21 sept. 2016