L'architecture de Brest

L'architecture de Brest est l’œuvre de plusieurs architectes qui se sont succédés pour faire de Brest ce qu’elle est devenue : Vauban, Choquet de Lindu, Jean-Baptiste Mathon sont parmi les plus célèbres.

17ème siècle : le plan idéal selon Vauban  (1633-1707)

En 1694, après l’achèvement de l’enceinte qu’il a conçue pour Brest, Vauban trace un plan idéal qui fait autorité pendant un siècle. Sans toutefois redresser les îlots existants, il quadrille les espaces vierges de l’intra-muros selon un axe Nord-Ouest / Sud-Est reliant le noyau urbain d’origine à la porte de Landerneau, axe recoupé par des rues parallèles aux fortifications. Il détermine des îlots géométriques qui sont d’une grande stabilité dans le temps. 

Georges Milineau puis Jean-Baptiste Mathon, pour les plans d’aménagement (1920) et de reconstruction (1943) de Brest s’appuient chacun sur ce plan en damier du 17ème siècle.

18ème siècle : le développement de l’Arsenal avec Choquet de Lindu (1712-1790)

Sous la direction de Choquet de Lindu à partir de 1734, l’arsenal est habillé d’imposants édifices qui donnent pour longtemps un majestueux visage aux deux rives de la Penfeld : le corps de garde de la Pointe, les trois formes de Pontaniou (1742 à 1757), les forges des armes et constructions navales, les magasins, les corderies, les ateliers, le bagne etc.
Un moment arrêtés pendant la Guerre de sept ans, les travaux sont très activement repris dès la signature de la paix. En 1790, l’arsenal est devenu un grand ensemble industriel où sont rassemblées, sur les deux rives de la Penfeld, toutes les installations nécessaires à la construction, à l’armement et à l’entretien des navires et où travaillent 10 000 ouvriers aux multiples métiers.

Début du 20ème siècle jusqu’au années 1920-1930 : l’Art nouveau et l’Art déco arrivent à Brest

Ces deux courants architecturaux, pour l’un né à la fin du 19ème siècle (1890) et pour l’autre dans les années 1920, se développent partout en France et à Brest. 
L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se caractérise par l'inventivité, la présence de rythmes, couleurs, ornementations, inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. Quelques immeubles présentent sur leur façade des éléments de décors typiques Art nouveau (cours Dajot Maison Crosnier.)
L’architecture Art déco se caractérise plutôt par des formes rectilignes. Droites, zigzags, chevrons, arcs concentriques se retrouvent fréquemment.  Quelques exemples d’immeubles Art déco se situe notamment Boulevard Gambetta. 

Les années 30 à Brest

Les témoins de l'architecture moderne de l'entre-deux guerre sont rares mais d'une grande qualité. L'hôpital Augustin Morvan (proche de la place de la Liberté) réalisé par les architectes Raymond Lopez et Raymond Gravereaux en 1936, et la gare conçue par Urbain Cassan sont les deux plus remarquables représentants de cette époque. Quelques immeubles privés sont à l'unisson dont notamment les immeubles d'Aimé Freyssinet 24 boulevard Gambetta et 27 rue d'Aiguillon (Source WikiBrest)

Une ville détruite à 90% pendant la Seconde guerre mondiale

Les bombardements des alliés rasent presque la totalité de la ville. Du vieux Brest, seuls le château, la tour Tanguy, des parties de Recouvrance, ainsi que les faubourgs, ont résisté aux bombes américaines puis à la Reconstruction. 

Après la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction avec Jean-Baptiste Mathon (1893-1971)

Contrairement à Saint-Malo reconstruite dans l'esprit d'avant-guerre, à Brest n'a pas visé la conservation de l’esthétique et du patrimoine historique de la ville d'avant-guerre.
Architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux, Jean-Baptiste Mathon  élabore à Brest le plan de Reconstruction, secondé par Maurice Piquemal, inspecteur général des Ponts et Chaussées (1902-1995). Très conservateur et hygiéniste, ce plan puise ses influences dans le plan de Georges Milineau élaboré en 1929 et dans le mouvement moderne, tout en respectant les formes géométriques dessinées par Vauban.
Jean-Baptiste Mathon édifie aussi la cité scolaire de Kérichen, le centre culturel (Bibliothèque, Auditorium, Ecole des Beaux-arts, Ecole de musique), les bâtiments administratifs des Douanes au port de commerce. Situé dans le square qui porte son nom, le monument aux morts qui achève la perspective de la rue de Siam est également son œuvre.

Aujourd’hui

Brest devenue métropole évolue toujours fortement. De nombreux projets urbains importants réalisés ou encore en cours réinventent la ville et lui permettent de s’adapter aux mutations sociales et économiques :  Quartier des Capucins,  Zone du Froutven, Port du Château, Ligne de Tramway, aménagement du Polder…

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Dernière mise à jour le : 28 sept. 2016