Droit d'expression des groupes politiques de Brest métropole

Le règlement du Conseil de Brest métropole, accorde aux groupes politiques un droit d'expression.
Vous trouverez ci-dessous les textes publiés dans ce cadre. Ces textes sont également publiés dans la revue Sillage.

Mai 2022 - Expression libre (Sillage N°246)

Exécutif métropolitain

 
2017-2022 : bilan

À l’heure où nous écrivions ces lignes, nous ne connaissions pas le résultat du second tour de la présidentielle. Mais force est de constater que le bilan d’Emmanuel Macron, en cinq ans d’exercice du pouvoir, est marqué par de profondes injustices fiscales et sociales. Dès le début du quinquennat, la suppression de l’impôt sur la fortune a fait perdre à l’Etat 3,5 milliards d’euros par an en faveur des 1 % les plus riches. Par un effet de balancier, la diminution des aides pour le logement a fait peser sur les épaules des plus modestes 3,7 milliards d’euros d’économies.

D’un côté, le président a abaissé l’imposition sur les dividendes. De l’autre, il s’est employé à durcir les règles d’accès et le montant des allocations chômage. La politique du « en même temps » s’est traduite par un accroissement des inégalités : entre 2017 et 2022, les 5 % les plus pauvres ont perdu en niveau de vie quand les 1 % les plus riches ont vu le leur augmenter.

Loin de s’attaquer uniquement au détricotage de l’Etat-providence, le président a aussi fait peser nombre de réformes injustes sur les finances des collectivités locales, pourtant garantes du service public de proximité.

Le pseudo-contrat de Cahors est venu plafonner dès 2018 les dépenses de notre métropole et saper les principes mêmes de la décentralisation. Ce contrat a été suspendu en raison de la crise sanitaire, preuve s’il en est de la contrainte qu’il faisait peser sur le bon fonctionnement des services publics locaux.

La mise à mal de l’autonomie fiscale et financière de notre métropole s’est poursuivie avec la suppression de la taxe d’habitation compensée par une fraction de la TVA, impôt indirect payé par toutes et tous, et la diminution des impôts économiques locaux. Le gouvernement a rétabli une forme de tutelle sur les collectivités dont les ressources dépendent de plus en plus de son seul bon vouloir. Le risque est grand de voir diminuer les dotations de l’Etat au motif de la réduction des dépenses publiques, ce qui viendrait bouleverser inévitablement le fonctionnement de notre métropole et les services rendus à la population.

Toutes les mesures citées, à mille lieues du tournant social dont la France a besoin, ont conduit à une diminution des droits sociaux et à la fragilisation des services publics, sources de nombreuses injustices. Élu.e.s socialistes, nous prônons depuis toujours un modèle de société à l’opposé de celui voulu par Emmanuel Macron. Un modèle qui, par la force du service public local, garantit le bien-être collectif et une réelle équité entre les citoyennes et les citoyens fondée sur la justice sociale. Ce sera, encore et toujours, le sens de notre action politique ici à Brest métropole.

Groupe des élues et élus socialistes

www.elus-socialistes-brest.fr

Développer un service public postal de qualité et de proximité

La métropole brestoise est aujourd’hui concernée par une offensive massive menée par la direction de La Poste contre le service public postal. A Brest, après la disparition de plusieurs bureaux de poste, ce sont maintenant les horaires d’ouverture de ceux-ci qui sont rabotés. A Guilers, l’unique bureau de poste de la commune est lui aussi menacé de fermeture. Plus largement, ce sont 38 bureaux de postes en Finistère qui pourraient fermer d’ici peu selon les syndicats. 

Face à ce projet global de dégradation du service public postal de proximité, nous nous mobilisons. En adoptant un vœu à l’unanimité lors du conseil de Brest métropole de mars 2021, tous les élus métropolitains et les maires de Brest métropole ont solennellement rappelé d’une seule et même voix leur attachement au développement d’un grand service public postal, de qualité, de proximité et accessible à tous dans notre agglomération. 

Elus communistes de Brest métropole, nous nous sommes également rendus devant le bureau de poste de la commune de Guilers pour apporter notre soutien aux personnels et aux usagers mobilisés sur le site à l’appel de la CGT. Une pétition pour le maintien du bureau, dont nous sommes signataires, a été déposée en mairie de Guilers. 

Nous travaillons à ce que ces mobilisations collectives, réunissant à la fois usagers, organisations syndicales et élus locaux d’horizons différents, débouchent sur des avancées concrètes pour sauvegarder et renforcer le service public postal dans nos villes et nos quartiers.

Alors que la privatisation de La Poste sur un modèle de rentabilité financière est un échec (augmentation des prix, dégradation du service, suppression des emplois), le développement d’un véritable service public postal de proximité, avec des personnels sécurisés dans leur emploi, en nombre suffisant, s’avère au contraire plus que jamais indispensable pour réduire les inégalités.

Le groupe des élu.e.s communistes

Eric GUELLEC, Mathilde MAILLARD, Jacqueline HERE, Jean-Michel LE LORC’H, Sandra LE ROUX, Taran MAREC, Anne-Catherine CLEUZIOU, Claudie BOURNOT-GALLOU

Gagner notre indépendance énergétique !

Le conflit Ukrainien n’est pas sans conséquence lourde pour notre continent quand on sait que la Russie fournit 40 % du gaz fossile, 25 % du pétrole et 50 % du charbon à l’Union européenne.

Cette crise géostratégique met en lumière notre dépendance aux énergies fossiles et aux risques qu’elle fait peser à notre pays, avec des implications fortes pour les Français qui subissent l’augmentation du prix du carburant et des factures de chauffage qui explosent. Notre souveraineté énergétique devient un enjeu crucial !

Pour nous en sortir, cela passera d’abord par des politiques fortes et ambitieuses d’économie d’énergie. Accélérer la rénovation performante des logements, favoriser les déplacements doux et développer la production automobile vers des modèles moins polluants, sont des mesures bénéfiques pour l’environnement et le budget des ménages. En parallèle, il nous faudra aussi intensifier un développement équilibré de toutes les énergies renouvelables : éolien, hydrolienne, photovoltaïque, géothermie, biomasse, bois, ...

Mais toute cette transition énergétique sera vaine, si un dernier tournant n’est pas pris : celui de la justice et de la solidarité. Il est nécessaire d’intensifier les politiques d’aides à l’acquisition d’un vélo ou une voiture électrique, ainsi que celles en faveur de la rénovation les logements. Déjà, de son côté la Commission européenne a proposé aux Etats membres que les dividendes des grandes entreprises de l’énergie contribuent à ce soutien des ménages : le moment n’a jamais été plus opportun !

Notre Métropole avance déjà bien sur le sujet via le réseau de chauffage urbain, la rénovation du parc public de logement ou de nos groupes scolaires, ou encore la création du Polder permettant d’accompagner le développement des Energies marines renouvelables en Bretagne ainsi que le développement de déplacements doux.

Cette crise est l’occasion d’accélérer cet enjeu primordial de la transition énergétique et d’engager des mesures pour ne laisser personne sans solution et gagner notre indépendance.

Patrick Appéré, Xavier Hamon, Véfa Kerguillec, Charles Kermarec et Christiane Migot

Groupe des élu-e-s de la Gauche Sociale et Ecologique

elus-gse@mairie-brest.fr 

Fiers de Brest, ville animée et vivante

Après deux années blanches dues au contexte sanitaire, notre ville va de nouveau vivre dans les prochaines semaines au rythme des animations que connaissent ses quartiers, ses jardins, ses places, ses rues. Les événements culturels en accès gratuit, ouverts à toutes et à tous, sont enfin de retour sur l’espace public. Brest foisonne d’initiatives dans le domaine de l’animation, qu’elles soient portées par la collectivité ou par le secteur associatif local.

A chaque saison ses manifestations  : Printemps des Sonneurs, Festival des fanfares, Foire aux Croûtes, Fête de la musique, Feu d’artifice, Jeudis du Port, Tréteaux Chantants, Noel à Brest, sans oublier toutes ces belles fêtes dans les quartiers... Sans oublier qu’en cette année 2022 nous célébrerons les 30 ans des Fêtes Maritimes du 10 au 14 juillet prochain, période durant laquelle nous fêterons aussi les 30 ans de la mise à l’eau de La Recouvrance, navire ambassadeur de la ville de Brest. 

Tous ces évènements sont programmés pour la plus grande joie des Brestoises et des Brestoises, mais aussi des nombreux visiteurs qui viennent passer quelques jours dans notre ville. Car tous ces rendez-vous festifs sont des facteurs d’attractivité pour notre territoire et participent au rayonnement de celui-ci.

La culture, l’économie, le social, tous ces domaines et bien d’autres sont concernés par les animations organisées par la ville sous la responsabilité de Fortuné Pellicano, adjoint au maire délégué à l’Animation et aux Grands événements.

Les artistes locaux, qu’ils soient amateurs, artistes débutants ou confirmés, trouvent dans ces temps culturels populaires de belles occasions pour se produire et faire connaître leurs talents.

Tout cela contribue aussi à faire de Brest une ville où il fait bon vivre. Et positionne notre ville comme une grande agglomération ouverte sur le monde. Toutes les animations s’inscrivent tout naturellement dans une logique de développement durable qui intègre, entre autres, l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, le tri sélectif des déchets, les échanges internationaux, les économies d’énergie, etc. 

Aucune société ne vit sans fête, et celle-ci avec ses animations, sont un phénomène inscrit dans l’ADN de notre ville. Soyons fiers que Brest soit une ville animée et vivante.

Fortuné PELLICANO

Hubert BRUZAC

Frédéric DEVAUX

Vallée du Restic : victoire pour l’écologie !

Le mois dernier s’est tenue la réunion de restitution de la concertation autour du projet de contournement Nord-Lambézellec. Aucun des 6 scenarii d’aménagement proposés n’a été plébiscité. Dès lors, la solution retenue par la collectivité est la bonne : il est prévu de réaménager et de sécuriser les voies existantes, sans création de nouvelles routes.

La vallée du Restic, qui abrite une biodiversité riche et une part de notre ressource en eau, est un lieu de promenade apprécié des Brestois.e.s. Elle sera préservée : c’est une grande victoire pour l’écologie et notre qualité de vie !

Conscient.e.s de la valeur de cette vallée, les élu.e.s et militant.e.s écologistes se sont toujours opposé.e.s à son artificialisation aux côtés des associations. Les habitant.e.s qui ont participé à la concertation publique ont d’ailleurs très majoritairement exprimé le souhait de protéger la vallée. Nous saluons donc cette décision, qui permettra de sécuriser les usager.ère.s de la route, d’assurer la préservation de la biodiversité et d’agir pour un véritable désengorgement du boulevard de l’Europe.

Car plus de routes, c’est plus de voitures, de particules fines et de gaz à effet de serre. Le désengorgement doit passer par la réduction de la place de la voiture sur l’espace public et la fin de notre dépendance à l’automobile. Nous faisons la promotion active d’autres mobilités : transports en commun, vélo, marche, covoiturage... Nous devons repenser la ville à taille humaine et non à taille de voiture, en privilégiant la sécurité et le confort notamment des enfants et des personnes âgées.

Dans un contexte de dépendance énergétique, de hausse des prix du carburant, mais aussi de disparition dramatique de la biodiversité et de réchauffement climatique, les élu.e.s doivent prendre leurs responsabilités pour préserver les générations futures. Les victoires de l’écologie prennent parfois du temps mais montrent que les choses peuvent changer !

Les élu.e.s écologistes de Brest, EELV et affilié.e.s

Glen Dissaux, Marion Maury, Ronan Pichon, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan

Pourquoi nous soutenons le projet du Stade Brestois 29

Le football déchaîne les passions, ça, oui, c’est une certitude. On a d’ailleurs coutume de dire, dans chaque pays, qu’il y aurait autant de sélectionneurs que d’amoureux du ballon rond. De ce constat et sur le nouveau stade, à lire et à écouter les positions des élus de Brest métropole, on ne serait pas très éloigné de ces approches passionnelles, parfois – voire trop souvent – dénuées de bon sens autant que de défense de l’intérêt général.

À moins que la période d’élections ne révèle des positions de pur cynisme, d’esprit politicien, et d’hypothétique petite existence médiatique...

En ce sens, l’environnement, la préservation des espaces et des terres agricoles ont ici « bon dos » et servent de justification aux positions les plus dogmatiques et les plus surréalistes. À en oublier l’évidence, à omettre de rappeler que les classements d’urbanisme, d’enquête, et donc tout un processus administratif et technique, ont affirmé, il y a plus de 20 ans maintenant, la possibilité et la faisabilité d’un tel projet au Froutven, sur la commune de Guipavas, au cœur d’un réseau routier structurant et dans la proximité immédiate du tramway.

Les oppositions au projet sont d’autant plus intenables que l’enceinte actuelle de Francis-Le Blé est à bout de souffle, bénéficiant au passage d’un nombre incalculable de dérogations temporaires de la Ligue de Football Professionnel.

C’est aussi parfaitement malhonnête de prôner la rénovation de Francis-Le Blé sans rappeler la mobilisation nécessaire de plus de 50 M€ d’argent public. Oui, assurément, ce stade de centre-ville aura marqué l’histoire de Brest, du territoire, comme bien des mémoires de supporters et de familles. Pour autant, faut-il vouloir rénover à tout prix ce bâtiment de 1922 avec ses contraintes techniques, de structure et ses matériaux polluants, et surtout l’étroitesse rédhibitoire de son assise foncière ?

S’il peut et doit y avoir débat, rappelons que le projet de nouveau stade porté par les frères Le Saint se fera de façon ultra majoritaire sur des fonds privés. Mieux, il constituera un nouvel élément d’attractivité et permettra de nouveaux aménagements dans cet espace d’entrée d’agglomération si stratégique.

Les élus du GICA issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel et Plouzané - elus-gica@brest-metropole.fr

BREST, C’EST VOUS !

Pour les jeunes brestois, nos choix : semaine de 4 jours et cantine gratuite

La question des rythmes scolaires dans nos écoles publiques brestoises est régulièrement posée par la communauté éducative.

Pour la semaine de 4 jours.

De nombreuses familles, des enseignants, des Atsem, sont favorables au retour de la semaine de 4 jours. C’est ce que nous préconisons depuis des années. C’est le moyen efficace de limiter la fatigue constatée chez les jeunes enfants (notamment en maternelle) et de parvenir à une meilleure articulation entre le temps de l’enfant, le temps du travail et la vie familiale.

Dès 2014, nous avions émis des préconisations pour la mise en œuvre des rythmes scolaires :

  1. passer par une phase d’expérimentation permettant d’évaluer avec les équipes pédagogiques et les parents, les effets et les bénéfices éventuels de cette réforme,
  2. vérifier la pertinence des nouveaux rythmes dont l’application aux enfants de maternelle était fortement mise en cause.

Toutes ont été refusées par M. Cuillandre et son adjointe Mme Kuchel.
De même, en 2017 alors que la possibilité était ouverte aux communes de réaménager le temps de l’enfant, dans les écoles maternelles et élémentaires, avec un retour possible à la semaine de 4 jours, Véronique Bourbigot demandait un débat associant l’ensemble des parties. Nouveau refus.

Refus encore en 2018, lors de la restitution du bilan sur « l’évaluation du schéma d’organisation de la semaine scolaire et des temps périscolaires ». Nous considérions l’échantillon trop maigre (26 enseignants, 14 Atsem, 10 parents d’élèves et 11 intervenants associatifs, aucun élu des groupes politiques de conseil municipal) pour constituer le seul document de référence en la matière et qu’il appelait au contraire une large concertation avec l’ensemble des acteurs (lettres au maire le 1/07/2018 puis 11/03/2019...).
Pour la municipalité, la semaine de 4 jours et ½ est devenue un dogme. Elle n’entend pas y déroger et peu lui importe l’insatisfaction vis-à-vis des rythmes scolaires pratiqués dans nos écoles publiques. 

La baisse de la population scolaire générale à Brest et plus encore dans les écoles publiques de Brest n’y est sans doute pas totalement étrangère. En l’espace de 8 années nos écoles publiques ont perdu 948 élèves. Certaines comme à Jean Macé ont perdu la moitié de leurs effectifs.

Pour la gratuité de la cantine.

A l’occasion des élections de juin 2020 Bernadette Malgorn avait proposé la mise en place de la cantine gratuite pour tous les enfants scolarisés dans les écoles publiques de la ville.
Certes, il existe un dispositif tarifaire sur la base des revenus mais face à la hausse des matières premières alimentaires, de l’énergie, des carburants, la baisse du pouvoir d’achat touche beaucoup de Brestois.

A nos yeux, la cantine gratuite répond aussi à une mission essentielle pour l’avenir des jeunes : la santé publique, la lutte contre le surpoids, l’éducation alimentaire. Tout cela s’apprend dès l’enfance.

Pour beaucoup d’enfants ce repas du midi, pris à la cantine, est le seul menu équilibré de la journée. Tous doivent pouvoir bénéficier de menus variés, d’apprentissage à des saveurs nouvelles avec des produits issus du circuit-court et du bio, de découverte de menus végétariens. Ces actions répondent à ces principes de santé et d’éducation. Voilà pourquoi notre proposition est à la fois pertinente pour la santé et possible financièrement. 
C’est ce qu’ont rappelé Gaëlle Monot et Jean-Pierre Richard, le 3 février 2022, en conseil municipal. Mais la municipalité ne veut pas en entendre parler.

Brest, c’est Vous ! – Elus de la Droite et du Centre
Bernadette MALGORN, présidente
Véronique BOURBIGOT Gaëlle MONOT 
Valérie ABALLEA Françoise HOUARD
Bruno CALVES Jean-Pierre RICHARD
Jean-Philippe ELKAIM Franck BESOMBES Vincent PERROT
21 rue Jean Macé-Brest / www.brest-cest-vous.fr

Brest progressiste

Un nouveau Stade pour faire rayonner notre métropole

La présentation du projet de Grand Stade au Froutven a permis de montrer aux habitants de notre métropole les contours de ce nouvel équipement sportif. Nous soutenons depuis le départ ce projet, indispensable à l’ambition du Stade Brestois pour faire rayonner notre Métropole. D’autant plus que cette initiative créerait des centaines d’emplois. 

Les écologistes se sont exprimés contre ce projet. C’est bien dommage. Car le Stade du Froutven sera un lieu de rassemblement populaire, miroir de la force et du dynamisme de notre territoire. L’avenir du Stade Brestois est au Froutven, pas à Francis Le Blé, pour reprendre les mots de Denis Le Saint. C’est un projet véritablement métropolitain. Il permettra d’accueillir des manifestations sportives d’envergure et c’est toujours une bonne nouvelle pour notre collectivité.

Groupe Brest Progressiste

Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire

brestprogressiste@gmail.com 

Mars 2022 - Expression libre (Sillage N°244)

Exécutif métropolitain

Plein phare sur les mobilités durables

Durant les cinq années à venir, nous avons décidé de mettre les bouchées doubles sur les investissements de la métropole pour que notre territoire soit à l’avant-garde des transitions.

Ces transitions prennent appui sur trois piliers pour garantir notre qualité de vie à la pointe bretonne. Le pilier économique, avec notamment le soutien aux secteurs d’excellence, pour conforter l’attractivité de notre territoire. Le pilier social, avec notamment la rénovation urbaine des quartiers, pour assurer une réelle équité entre toutes et tous. Le pilier écologique, avec la prise en compte globale et transversale des enjeux environnementaux dans les politiques publiques, pour préserver le caractère exceptionnel de notre cadre de vie.

Ces trois piliers font partie intégrante des transitions prévues au plan de mandat 2022-2026. Il comptabilise 640 millions d’euros d’investissements dont 45 % sont consacrés au développement des mobilités durables.

Demain, notre métropole accueillera une nouvelle ligne de tramway de la gare au CHRU, en passant par le quartier de Bellevue, et un bus à haut niveau de service de la gare jusqu’au centre-bourg de Lambézellec. Plus globalement, le maillage de notre territoire sera conforté par les pôles d’échanges multimodaux.

Demain, notre flotte de bus sera zéro émission carbone. Nous allons intensifier durant le mandat la transition du réseau de transport en renouvelant progressivement la flotte avec des bus électriques.

Demain, avec plus 14 millions d’euros d’investissements sur le mandat, ce sera aussi plus d’aménagements et de pistes cyclables afin de favoriser la pratique du vélo, auxquels il faut ajouter la nouvelle aide aux particuliers pour l’achat d’un vélo électrique.

Tous ces investissements en faveur des mobilités durables, en plus de répondre aux grands objectifs fixés par notre ambitieux plan climat, auront un impact positif sur la manière de vivre au sein de notre métropole. Pour nous, élu.e.s socialistes, il est aussi important de rappeler que ces investissements serviront avant tout à mieux desservir les quartiers et améliorer ainsi l’accessibilité de notre métropole au plus grand nombre.


Groupe des élues et élus socialistes

www.elus-socialistes-brest.fr
Penser la place de la voiture dans la métropole

Notre majorité a toujours agi pour favoriser le recours aux transports collectifs et écologiques. Développement du réseau de transports publics collectifs, accompagnement de la pratique du vélo, ouverture de nouvelles zones piétonnes, les modes de déplacements peu ou pas polluants doivent être sans cesse facilités et rendus financièrement accessibles à tous.

C’est la raison pour laquelle, élus communistes, nous défendons la gratuité des transports publics collectifs. Quand le prix du litre de gasoil avoisine les 2 €, cette mesure reste la meilleure alternative à l’usage de la voiture pour tous nos concitoyens.

Aujourd’hui, une immense majorité d’entre eux reste malgré tout obligée d’utiliser sa voiture pour se rendre au travail, pour vivre. Face à cet enjeu social, il nous faut penser la place de la voiture en ville et notamment la question du stationnement.

A ce sujet, élus communistes, nous saluons le choix politique réalisé par notre collectivité de ramener le service public du stationnement dans le giron public. Cet acte de reconquête face aux intérêts privés va permettre davantage de transparence et de contrôle. A l’appui de nouveaux investissements (rénovation du parking Saint-Louis, création de parkings aériens, etc), il va se réaliser au bénéfice de l’usager.

Elus communistes, nous serons vigilants quant aux évolutions de tarifs et de périmètre du stationnement réglementé afin qu’elles demeurent socialement justes. Nous serons également vigilants aux modalités d’instauration d’une Zone à Faibles Emissions (ZFE) dans notre métropole. Voulue par Macron, cette mesure est une mesure d’écologie punitive, elle est antisociale. Avec la mise en place de cette ZFE, ce serait au moins 1 véhicule sur 4 qui n’aurait pas le droit de rouler dans le centre-ville de Brest. C’est inadmissible !

Oui, il faut agir pour améliorer la qualité de l’air mais cela ne peut se faire sur le dos des plus modestes.

Le groupe des élus communistes

Eric GUELLEC, Mathilde MAILLARD, Jacqueline HERE, Jean-Michel LE LORC’H, Sandra LE ROUX, Taran MAREC, Anne-Catherine CLEUZIOU, Claudie BOURNOT-GALLOU

Pour une politique volontariste du logement

Le choc de l’offre promis par Emmanuel Macron en 2017 pour remédier à la pénurie de logements en zone tendue, et donc faire baisser les prix, n’a pas eu lieu. La démographie dynamique de la France et la tendance lourde à la décohabitation imposent de construire de « 400 000 à 500 000 logements neufs par an pendant dix ans », comme l’a souligné la Fondation Abbé Pierre dans son dernier rapport.

En cinq ans, l’Etat a de plus privé les HLM de 6 milliards d’euros, qui auraient pu permettre de produire 200 000 logements sociaux supplémentaires. Malgré quelques petites avancées, et le fléchage du plan de relance vers la rénovation énergétique, le logement apparaît toujours comme l’un des parents pauvres du quinquennat qui s’achève,

Pour que la politique du logement soit à la hauteur des besoins, l’Etat se doit de lui consacrer au moins 2 % du PIB (contre 1,6 % en 2019), soit 10 milliards d’euros supplémentaires par an, à répartir entre logement social (2 milliards), revalorisation des APL (3 milliards) et rénovation énergétique (3 milliards). Car si notre pays se dote de logements plus nombreux, mieux isolés et aux loyers accessibles, ce sera moins de dépenses d’hébergement d’urgence (évaluée à 4 milliards d’euros par an en majorité pour les propriétaires hôteliers) et de soins, mais aussi davantage d’emplois et de recettes fiscales pour l’Etat.

A Brest, autour de la collectivité, les bailleurs sociaux, les promoteurs privés, les organismes d’accompagnement des primo-accédants, et les entreprises du secteur contribuent en synergie à la mise en œuvre d’une politique de l’habitat inventive et équilibrée. Certains de ces dispositifs font d’ailleurs référence au national, à l’image de « Tinergie », guichet unique et innovant d’aide aux particuliers et aux professionnels pour la rénovation thermique de l’habitat, a été régulièrement primé. A travers ses dispositifs, et malgré la crise, la Métropole offre une gamme d’habitat et de logements diversifiés, tentant de répondre au mieux aux attentes de chacun.

Patrick Appéré, Xavier Hamon, Véfa Kerguillec, Charles Kermarec et Christiane Migot

Groupe des élu-e-s de la Gauche Sociale et Ecologique

elus-gse@mairie-brest.fr 

Notre engagement au service de Brest est fort et sans faille

Ce début d’année 2022 a été riche de grandes satisfactions pour Brest  ! Entre les classements évoqués par la presse, tous plus élogieux les uns que les autres pour notre ville, et les événements de portée internationale qui ont été organisés chez nous, que ce soit la venue en janvier des 54 ministres européens de la Défense et des Affaires Étrangères, mais aussi le sommet mondial des Océans qui s’est tenu en février, Brest est une ville dont on parle et qui compte !

Les différentes études publiées durant ces dernières semaines montrent que Brest fait partie des villes les plus attractives de France, une ville où il fait bon vivre. Sans oublier tout ce qui fait que nous disposons dans notre métropole de nombreux équipements et modes de transports que nous envient bien des territoires.

Tout cela est le fruit d’une politique volontariste à laquelle les élus du « PRG-le centre gauche » apportent leur contribution depuis le début de ce mandat municipal et métropolitain. C’est le résultat d’un travail d’équipe dont nous sommes fiers. La transformation de notre agglomération opérée depuis quelques années est visible et reconnue dans de nombreux domaines.

Chacun de nous trois, dans les délégations et domaines de compétences qui sont les nôtres, oeuvre pour que ces résultats collectifs soient les meilleurs possible, en y apportant notre sensibilité humaniste et notre foi dans les valeurs de la République.

À l’heure où se profilent l’élection présidentielle et les élections législatives, des rendez-vous majeurs pour la vie démocratique et l’avenir de notre pays qui vont nous mobiliser auprès des Brestoises et des Brestois, nous continuerons dans cette voie qui a toujours été notre ligne de conduite : être au service de notre territoire et de ses habitants, en toute clarté et avec un positionnement politique clair ! Et cela se retrouve dans les discussions et arbitrages budgétaires auxquels nous participons et qui, selon nous, doivent se faire au mieux des intérêts des Brestoises et des Brestois.

C’est pourquoi nous avons œuvré avec sérieux et application pour que le budget 2022 puisse être marqué du sceau de la solidarité, de l’ambition et de la responsabilité ! Un budget qui nous permet de respecter nos engagements tout en tenant compte de nos possibilités financières et en respectant nos marges de manœuvre. 

Un budget auquel les élus du « PRG-le centre gauche » sont fiers d’avoir apporté leur contribution. Dans l’intérêt de Brest et de ses habitants.

Fortuné PELLICANO

Hubert BRUZAC

Frédéric DEVAUX

Groupe des élus PRG-le centre gauche

Climat, énergie et précarité : la sobriété plutôt que le nucléaire

Le climat n’attend pas. Hélas, l’annonce du Président de la République sur la création de six nouveaux réacteurs nucléaires sonne comme une immense méprise sur les solutions à mettre en œuvre pour que la planète reste vivable, sans creuser davantage les inégalités sociales déjà bien présentes.

La clé c’est la sobriété énergétique. L’objectif de réduction des consommations énergétiques doit être poursuivi dans nos politiques tous domaines confondus : économie, industrie, transport, alimentation, habitat... Ce dernier secteur est l’un des plus gros émetteurs de CO2.Chaque année en France, environ 13 % des ménages éprouvent des difficultés à payer leur facture d’énergie ou sont dans l’incapacité de se chauffer correctement. Des solutions existent pour maîtriser les consommations et réduire la facture. Instituer un plan massif de rénovation du parc immobilier, en ciblant prioritairement les passoires énergétiques souvent habitées par les plus modestes. Accompagner les plus précaires et aider à l’installation de systèmes de chauffage plus performants. Saluons en ce sens le travail remarquable d’Ener’gence, acteur de la lutte contre la précarité énergétique sur notre territoire.

Les KWh qui ne pourront être évités doivent provenir le plus possible d’énergies renouvelables, et bénéficier d’une tarification sociale. Avec la hausse des prix de l’énergie, la précarité énergétique risque malheureusement de concerner de plus en plus de foyers. Ces augmentations tarifaires, le GIEC les avaient déjà prédites, tout comme l’épuisement des énergies fossiles sur lesquelles notre système économique est fondé, d’ici 2100. C’est bien une transition écologique qu’il faut engager dès maintenant pour rendre l’avenir possible pour toutes et tous. La justice sociale est un pilier de l’écologie. Agir pour le climat c’est lutter contre le mal logement et la précarité énergétique, c’est préserver le pouvoir d’achat, bref, c’est panser les souffrances liées aux inégalités sociales de notre système actuel.


Les élues, élus écologistes de Brest, EELV et affiliées, affiliés

Glen Dissaux, Marion Maury, Ronan Pichon, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan

Comment parviendra-t-on à construire du logement demain ?

Il n’a jamais été aussi difficile de produire des logements à prix abordable et plus particulièrement pour les jeunes. En effet, un nombre important d’obstacles s’accumulent.

1) Le ZAN – Zéro Artificialisation Nette

Il est important de consommer moins de foncier, notamment agricole. Avec cette loi où on pourra de moins en moins bâtir sur des terrains, on va augmenter mécaniquement le prix des terrains restants. La loi de l’offre et de la demande va s’appliquer totalement.

2) Il faudrait donc construire en hauteur. 

Si on ne peut pas aller horizontalement, il faut donc construire verticalement. On se retrouve avec des difficultés liées aux Architectes des Bâtiments de France, aux réglementations SCOT et/ou PLU, aux périmètres SEVESO...

Dans les années 70, on a beaucoup construit en hauteur, jusqu’à faire marche arrière pour détruire ces ensembles afin de refaire du « logement à taille humaine ». Comme quoi la vérité d’un jour... 

3) Alors la solution serait-elle de densifier ? 

Mettre le maximum d’habitants dans le minimum de mètres carrés. Les spécialistes de l’urbanisme défendent cette solution. Les habitants y sont fortement opposés. Les élus sont entre le marteau et l’enclume.

Par ailleurs, les prix de l’immobilier ont explosé partout, de même que les coûts de construction. Enfin les contentieux et les recours n’ont jamais été aussi nombreux, ni aussi faciles à faire.

Aujourd’hui, on ne peut plus s’étendre, il est difficile de monter ou de densifier et pourtant les besoins de logement sont énormes.

Les élus locaux sont comme toujours en 1ère ligne car une famille qui n’a pas de logement ou qui est à la rue, va voir qui ? La mairie, bien sûr !

Alors comme d’habitude, nous allons chercher des solutions. Par exemple, il va être urgent de créer des habitats légers (tiny house, mobil home, chalet...) pour loger immédiatement les nombreux employés saisonniers de notre région.

70 ans après l’appel de l’Abbé Pierre, quel échec de la politique du logement !

Chacune des contraintes que nous avons citées est compréhensible et peut se justifier mais cumulées, elles sont juste inapplicables.

Néanmoins, concernant l’avenir, le pire n’est jamais sûr !

Les futurs dirigeants de notre beau pays vont devoir desserrer l’étau des contraintes et s’atteler immédiatement à ce sujet brulant.

La pression pour la production de logement va être telle qu’il faudra trouver des solutions acceptables pour tous. C’est l’enjeu des 5 prochaines années.

Les élus du Gica issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel-Daoulas et Plouzané / elus-gica@brest-metropole.fr

BREST, C’EST VOUS !

Liberté, sécurité : l’équipe Cuillandre défaillante.

Les récentes violences urbaines a mis Brest sous les projecteurs des médias nationaux. Une mauvaise publicité pour la ville.

Depuis des années nous constatons l’aggravation de la délinquance brestoise : faits délictueux ou criminels, agressions sur la voie publique ou les transports, vols avec violence, cambriolages, harcèlements sexuels ou sexistes.

Les trafics de drogue explosent partout, des caïds occupent des halls d’immeubles et terrorisent les habitants.

Des armes de gros calibres circulent en ville. Les forces de l’ordre, ou tout ce qui est assimilé à une mission de protection ou de secours, sont des cibles.

Ce n’est pas un mauvais film, mais de faits réels dont témoignent les Brestois. Il s’agit désormais d’une réalité quotidienne. Les Brestois nous parlent de ce qu’ils subissent ou voient dans leur quartier, tous les quartiers sont touchés : agressions envers les plus jeunes, les plus âgés, les plus vulnérables, beaucoup de femmes et de jeunes filles.

Qu’a fait le maire ? Pendant toute cette période d’aggravation de l’insécurité, avec sa majorité, il a pratiqué la politique de l’autruche plutôt que d’agir à temps pour juguler ces phénomènes. Il a déclaré « je ne suis pas shérif » !

Sans sécurité, pas de liberté d’aller et venir, à toute heure, en tous points du territoire. Chacun est en droit d’attendre du maire qu’il assume pleinement le rôle qui lui est dévolu par la loi en matière de sécurité. Au lieu de cela il s’est contenté d’être simple spectateur dans sa ville, sans prendre de décisions et en se défaussant de façon permanente sur l’Etat.

Pour notre part, nos positions sont connues depuis 2014 : l’alliance de la vidéoprotection et d’une police municipale. C’est la nécessité de mettre en place un projet global de sécurité prenant en compte toute la chaîne de compétences et des moyens humains (polices nationale et municipale) mais aussi technologiques comme la vidéoprotection.

Parce que la situation brestoise n’était plus tenable, l’Etat a repris la main à Brest. C’est la 1ère fois en France que l’Etat agit ainsi à la place d’un maire défaillant, pour déployer un système de vidéoprotection.

Même si celui-ci n’est pas à la hauteur de la situation, avec 15 caméras à titre expérimental, pour une mission purement d’élucidation et non de prévention, tout ce qui améliore la sécurité des Brestois, constitue des avancées intéressantes qui en appelleront d’autres.

Ne boudons pas notre plaisir de voir enfin ce verrou dogmatique céder. Jusqu’alors le maire se souciait uniquement de protéger, par des caméras, les bâtiments municipaux.

Les honnêtes gens ne s’y trompent pas, ils n’ont rien à craindre de la vidéoprotection. Elle participe à la prévention, à la dissuasion et à l’élucidation des enquêtes. Nous proposons un comité d’éthique indépendant.

Brest reste la dernière ville de plus 100 000 habitants, sans police municipale. M. Cuillandre a dit, en conseil municipal du 3 février, qu’il en était fier ! 

Fier de quoi ? De mal protéger les Brestois ?

Nous avons toujours préféré une police municipale armée à la future brigade de tranquillité urbaine du maire (25 agents) dont les missions et les moyens ne permettront même pas de faire enlever les scooters producteurs de nuisances (rodéos, occupation des trottoirs...).

A l’approche de la présidentielle, parce que nous militons depuis longtemps pour une vraie police municipale, nous soutenons la proposition de Valérie Pécresse qui rendra obligatoire cette création à Brest.

Vivre en sécurité, c’est une fierté retrouvée.


Brest c'est vous !
Bernadette Malgorn présidente, Véronique Bourbigot, Gaëlle Monot, Valérie Aballea, Françoise Houard, Bruno Calves, Jean-Pierre Richard, Jean-Philippe Elkaim,  Franck Besombes,  Vincent Perrot
21 rue Jean Macé-Brest / www.brest-cest-vous.fr 

Brest progressiste

Le One Ocean Summit qui s’est tenu du 9 au 11 février a consacré le statut de Brest comme métropole maritime incontournable. L’océan est notre passé, notre présent et notre avenir. Mais surtout, n’en déplaise aux Cassandre qui ne voulaient y voir qu’une opération de communication, ce sommet a permis des avancées concrètes et des engagements pour la préservation de ce bien commun à l’humanité.

Ces 13 engagements de Brest visent à protéger la biodiversité et les ressources océaniques, mais aussi à lutter contre la pêche illégale et à décarboner l’industrie et le transport maritime. 35 acteurs dont 18 grands ports européens et mondiaux se sont notamment engagés à accélérer la fourniture d’électricité aux navires en escale, afin de réduire les émissions dans des métropoles portuaires souvent denses.

Nous avions proposé, lors des élections de 2020, un Plan Escale Zéro Fumée. Plutôt que de vouloir chasser les paquebots de notre Port de Commerce, faisons en sorte que le raccordement de ces navires à quai lors de leurs escales puisse être possible. Nous pourrons ainsi allier transition écologique et dynamisme économique de notre Métropole.


Brest Progressiste
Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire

1 rue Jean Marie Le Bris, 29200 Brestbrestprogressiste@gmail.com

Décembre 2021 - Expression libre (Sillage N°242)

Exécutif métropolitain

Lutter contre la précarité énergétique se joue aussi à l'échelle locale

Ce sont environ 12 millions d’individus qui, dans notre pays, sont en situation de précarité énergétique. Avant la période des fêtes, ce chiffre doit nous interpeller.


Le logement, qui produit approximativement 25 % du volume global des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que l’utilisation de la voiture, sont les deux thématiques qui reviennent particulièrement dans ce débat. Si l’urgence environnementale est évidente, la question sociale ne doit pas être oubliée. Il ne peut y avoir ceux qui ont les moyens de s’adapter, de changer de voiture, d’isoler leur maison, et les autres. C’est donc en faveur d’un accompagnement personnalisé des plus précaires qu’il faut agir.


Si la crise sanitaire nous a enseigné quelque chose, c’est cette absolue nécessité de ne pas traiter d’environnement sans considération de l’humain, et de ne pas traiter d’humain sans considération environnementale.

À Brest, nous avons pris la mesure de la situation. Comme marqueur de notre mandat, c’est ainsi que nous avons adopté un Plan Climat 2019-2025, étendu notre réseau de chaleur au point d’en faire le plus important de Bretagne, initié la seconde ligne de tramway et les bus à haut niveau de service, amplifié notre engagement par le biais d’Ener’gence et de Tinergie, ou encore enclenché un rythme de rénovations thermiques de plus de 200 financements par an… Ce sont d’ailleurs des milliers de ménages modestes que nous souhaitons encore accompagner d’ici 2026.


La précarité énergétique est un fléau. L’idée d’un modèle de société qui laisse les plus démunis jongler entre les priorités nous est insupportable. Car entre se chauffer et se nourrir, se déplacer en véhicule individuel et perdre son emploi, il n’y a pas de meilleur choix. Trop nombreux sont celles et ceux qui doivent vivre, dès la deuxième semaine de chaque mois, sur le fil. Quelle émancipation dans ces conditions ? Notre responsabilité est donc d’accompagner non seulement les transitions écologique et énergétique, mais surtout sociale.


Groupe des élues et élus socialistes

www.elus-socialistes-brest.fr
Pour une véritable politique sociale de l’eau

Dans le cadre de la loi Brottes, notre collectivité participait depuis 2013 à l’expérimentation d’une politique sociale de l’eau sur son territoire. Arrivée à son terme, cette expérimentation aura permis quelques avancées pour renforcer l’accès de toutes et de tous à ce bien commun vital.

Les actions de prévention (installation de système d’économie d’eau, réparation des fuites, etc.), tout d’abord. Menées en partenariat avec le secteur associatif, elles sont essentielles pour accompagner au mieux les usagers dans la réduction de leur consommation. Cela permet non seulement de regagner du pouvoir d’achat mais aussi de nous inscrire dans une logique de préservation de la ressource.

Par ailleurs, les aides apportées au titre du Fonds Solidarité Logement pour le règlement des factures impayées ont été utiles aux usagers qui ont pu en bénéficier mais nous regrettons que ce dispositif ait été trop peu mobilisé. Il revient à notre collectivité d’agir pour le rendre davantage accessible à l’avenir car les besoins existent.

L’heure est aujourd’hui à une nouvelle étape dans le développement de la politique sociale de l’eau. Plusieurs options sont sur la table. La mise en place d’un chèque eau versé aux usagers par le CCAS en est une. Elus communistes, si nous estimons cette mesure intéressante, nous jugeons également que nous pourrions aller plus loin. Nous proposons notamment l’instauration d’une aide financière directe de solidarité à l’eau dont le versement serait automatique pour les allocataires CAF identifiés comme bénéficiaires.

A l’instar de ce qu’ont pu entreprendre avec succès d’autres collectivités comme la métropole de Nantes, cela implique de mener un travail partenarial fort avec la CAF. Ce dispositif aurait le mérite de la simplicité et de la clarté. Il redonnerait du pouvoir d’achat aux usagers les plus précaires et apporterait une solution efficace au problème de non recours aux aides.


Le groupe des élues , élus communistes

Eric GUELLEC, Mathilde MAILLARD, Jacqueline HERE, Jean-Michel LE LORC’H, Sandra LE ROUX, Taran MAREC, Anne-Catherine CLEUZIOU, Claudie BOURNOT-GALLOU.

La vidéo-protection, une vraie fausse bonne solution !

Les Brestois placent l’insécurité comme une préoccupation importante, et sont dans l’attente de réponses concrètes. Tout dernièrement, le sous-préfet de l’arrondissement de Brest, a rappelé que la sécurité est de la responsabilité de l’Etat. Ce dernier s’est engagé à mettre en place les moyens nécessaires afin de protéger efficacement les citoyens et lutter contre l’insécurité. Dernièrement, il a annoncé par voie de presse son souhait de voir installer des caméras de vidéoprotection dans le centre-ville de Brest.


Est-ce vraiment la bonne solution ?


De nombreuse études démontrent que de telles installations, poussés par de forts lobbies commerciaux, n’empêchent en rien vols, trafics et agressions. D’ailleurs leur taux d’élucidation s’élève à 2 à 3 % des infractions commises, et bien souvent ces installations ne font que déplacer les problématiques. C’est uniquement le travail de terrain des policiers qui permet de résoudre très majoritairement les enquêtes.

Si la vidéo-protection est réclamée partout, elle est déjà obsolète, car le temps de la reconnaissance faciale est venu ! Dans certains pays, les QR codes et les androïdes sont déjà en action. C’est donc un puit sans fond, un phantasme technologique qui pose de façon forte la question des libertés individuelles et collectives, et s’accompagne d’enjeux philosophiques et éthiques dépassant le simple débat sur la sécurité !

C’est pourquoi le groupe des élus de la Gauche Sociale et Ecologique est favorable à l’augmentation de moyens humains sur le terrain : ceux de la police nationale d’abord, dont ils manquent une centaine d’agents à Brest. En complément de nombreuses actions sont mises en œuvre et financées par la municipalité. Des moyens qui se verront prochainement renforcés par l’arrivée d’une Brigade de tranquillité urbaine. Une démarche de médiation et de prévention qui permettra de retisser du lien avec la population, tout en favorisation l’éducation citoyenne et le respect mutuel, visant le bien vivre ensemble à Brest.


Patrick Appéré, Xavier Hamon, Véfa Kerguillec, Charles Kermarec et Christiane Migot

Groupe des élues, élus de la Gauche Sociale et Ecologique

elus-gse@mairie-brest.fr 

Oui aux mesures de renforcement de la sécurité sur Brest !

Lors du Conseil Municipal qui s’est réuni ce 9 décembre, il a été décidé de signer avec l’Etat une convention de renforcement de la sécurité pour la période 2021-2026.

Comme nous l’avons déjà indiqué à de nombreuses reprises, et affirmant ainsi, par notre accord total à la signature de cette convention, le positionnement pragmatique et sérieux qui est le nôtre depuis longtemps, nous nous réjouissons de cet engagement de l’Etat à nos côtés.

Avec cette convention, l’Etat met en œuvre différentes actions pour la sécurité à Brest. Ce qui profitera bien évidemment aux Brestoises et aux Brestois, mais aussi à toutes celles et tous ceux qui travaillent dans notre ville ou y viennent comme visiteurs. Parmi toutes les mesures qui répondent à nos souhaits, nous saluons le déploiement d’un dispositif de caméras de vidéo-protection sur l’espace public, complétant l’augmentation des effectifs de la Police Nationale au Commissariat Central de Brest intervenue aussitôt après l’été.

Mais une convention, c’est avant tout un engagement réciproque entre les parties concernées. La ville a déjà pris des décisions fortes pour lutter contre l’insécurité dont nos concitoyens sont amenés légitimement à se plaindre. Des mesures fortes ont déjà été mises en œuvre par notre majorité durant ces dernières années. D’autres le seront, comme par exemple la création en 2022 de la Brigade de Tranquillité Urbaine dont les agents assureront, comme le prévoit leur statut, la Surveillance sur la Voie Publique.

L’addition des moyens engagés par l’Etat et de ceux mis en œuvre par notre ville permettront certainement de lutter contre ce sentiment d’insécurité qui est fort chez nos concitoyens. Mais notre vigilance s’exercera lorsqu’il s’agira de décider du lieu d’implantation des caméras. L’objectif premier de ces caméras sur l’espace public est, à nos yeux, de répondre à la demande qui est à la fois celle des commerçants dans certains secteurs de Brest et celle des policiers qui auront ainsi plus de facilité dans l’élucidation des crimes et délits. Et grâce aux preuves supplémentaires apportées par les enregistrements vidéos, la Justice pourra également se voir faciliter sa tâche.



Fortuné PELLICANO

Hubert BRUZAC

Frédéric DEVAUX

Groupe des élus PRG-le centre gauche

Protégeons la rade de Brest

La rade est une source de richesses pour notre territoire. Elle fait le bonheur des baigneuses et baigneurs, des pêcheurs et pêcheuses à pied et des adeptes d’activités nautiques. Son exceptionnelle biodiversité faunistique et floristique lui a valu un classement partiel en zone Natura 2000, et son potentiel en matière de recherche scientifique est extraordinaire. C’est enfin un lieu de prédilection pour la conchyli et la mytiliculture.


Mais elle est aussi le réceptacle de pollutions multiples : nitrates, phosphore, azote, pesticides, microplastiques, métaux lourds, … qui mettent en danger tant les activités économiques et la biodiversité qu’elle abrite, que la santé de ses usagers et usagères. Le dépassement du seuil réglementaire est fréquent pour de nombreux pesticides et biocides. 26 000 tonnes de nitrates et 8 000 tonnes d’azote sont versées annuellement dans la rade. Les taux de plomb, de cadmium et de mercure y sont particulièrement élevés.


Ces pollutions favorisent la prolifération d’algues vertes et de microalgues toxiques entrainant la mortalité des coquillages produits et ramassés en rade. La contamination aux métaux lourds a fortement impacté la production de moules et rend dangereuse la consommation de certains poissons. Ces pollutions constituent un risque pour la faune et la flore de la rade : les seuils à partir desquels des effets sur les organismes vivants sont attestés sont fréquemment dépassés.


La rade de Brest est l’une des zones littorales les plus polluées de Bretagne, en raison de multiples facteurs : activité portuaire, pratiques agricoles, rejets industriels, assainissement urbain, … Il est pourtant urgent de ne pas laisser cette situation dégénérer.


Nous devons engager un travail collectif avec les agriculteurs et agricultrices et avec les industriels des deux bassins versants de la rade. Nous pouvons également améliorer la gestion des eaux de ruissellement, et engager une réflexion sur un tourisme responsable et raisonné dans la rade. Le contrat de rade en cours d’élaboration doit répondre à ces enjeux.


Les élues, élus écologistes de Brest, EELV et affiliées, affiliés

Glen Dissaux, Marion Maury, Ronan Pichon, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan


Zéro artificialisation, accès au logement : équation insoluble ?

C’est un fait : notre métropole attire des familles toujours plus nombreuses. La demande de logements va croissante, et se heurte à une offre vraiment insuffisante. Mécaniquement donc, les prix augmentent.

Pour contrecarrer la hausse de l’immobilier, une seule solution existe : la production de logements. Ainsi, le programme local de l’habitat de Brest métropole prévoit un objectif annuel de 1 300 logements neufs.

La méthode, qui fait l’objet d’un consensus pour les huit communes, est clairement établie : priorité absolue est donnée au renouvellement urbain, avec l’identification de ce que l’on appelle les « dents creuses », la densification et, en dernier ressort, l’extension urbaine. Ainsi, en 2019, 87 % de la réalisation de logements s’est faite en renouvellement urbain, contre 13 % en extension. Un effort important est donc de mise sur la réduction de l’artificialisation des sols. Il devra s’accentuer avec la loi Climat & Résilience qui prévoit une division par 2 de la consommation des terres naturelles et agricoles dans les 10 ans, et à terme, le « zéro artificialisation nette » en 2050.

Autant le dire de suite, respecter l’objectif de 1 300 logements par an sera bientôt une gageure et il nous faudra rivaliser d’ingéniosité pour tenir ce cap, au risque sinon d’une nouvelle envolée des prix.

Peut-on dès lors décemment prôner l’arrêt immédiat de tout projet en extension urbaine ou réclamer un moratoire sur tous les projets immobiliers ? Quelles qu’en soient les motivations, de telles propositions s’avéreraient lourdes de conséquences sur l’offre immobilière de notre agglomération.

Pourquoi ne pas alors imposer aux jeunes générations l’abandon pur et simple de la maison avec petit jardin, parce que c’est bien de cela qu’il s’agit ! Le marché actuel, et plus encore demain, exclut les jeunes actifs et les personnes seules de l’accession à la propriété.

Le recul de l’étalement urbain est une nécessité admise de tous. Pour autant, nous ne pouvons accepter que cela engendre une profonde rupture d’égalité entre les générations. L’accès au logement et la préservation de l’environnement ne doivent en aucun cas devenir deux visions inconciliables.

Les élus du Gica issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel-Daoulas et Plouzané / elus-gica@brest-metropole.fr

BREST, C’EST VOUS !

En 2022, redonnons de l’espoir à Tous

En ce mois de décembre, beaucoup s’activent à la préparation des fêtes de fin d’année, celles de Noël et du Jour de l’An.

Au-delà de la joie de retrouver nos familles et nos amis, nous avons une pensée pour les malades, les personnes isolées ou démunies. Les cadeaux, les repas festifs sont aussi une façon de soutenir notre économie locale, ses entreprises et ses salariés.

Cette période doit être chaleureuse et humaine pour Tous. Chacun d’entre nous peut faire vivre l’Esprit de Noël, avec la même ferveur que celle qui a animé nos compatriotes lors des confinements par l’entraide entre générations, la reconnaissance aux personnels de santé, le soutien à ceux qui assurent notre sécurité au quotidien…

Pour 2022, beaucoup s’interrogent sur leur avenir et celui de leurs proches. Aux premiers rangs des inquiétudes, le pouvoir d’achat et les salaires, les difficultés pour certains ménages de faire face aux charges courantes, aux factures d’énergie et de carburant, la montée des prix des produits de première nécessité. C’est aussi la précarité grandissante pour des catégories de population, les familles monoparentales, les aînés, notamment les femmes ayant une petite retraite, les étudiants…

C’est également l’évolution de la dette qui pèsera encore sur les générations futures (+1 000 milliards d’euros sous les quinquennats Hollande-Macron).

L’inquiétude est aussi liée à l’insécurité grandissante. Des habitants dans tous les quartiers de Brest en sont victimes.

Nous sommes à vos côtés.

Début 2022 doit permettre d’avancer des propositions concrètes et réalistes. Comme nous le faisons pour les Brestois, la Droite et le Centre le feront pour les Français.


Joyeux Noël et bonne année à Tous.

2 questions à Jean-Pierre RICHARD

Défendre le commerce et l’emploi, c’est pour vous un engagement ?

Le commerce à Brest, c’est mon ADN, j’y ai fait toute ma carrière. J’ai aussi exercé des responsabilités aux Vitrines de Brest.

Nous sortons d’une période très difficile et la situation reste encore fragile surtout en centre-ville et dans les bourgs de quartiers. Là où les commerces de proximité disparaissent, ce sont des emplois détruits, des difficultés pour nos aînés, une vie de quartier qui s’appauvrit. Les études le montrent, moins il y a d’animation locale, plus le champ est libre pour la délinquance. C’est donc un facteur déclenchant de l’insécurité.

Soutenir le commerce c’est aussi créer des conditions plus favorables en ville. Cela passe par une politique du stationnement cohérente, propice à l’activité économique et attractive pour faciliter la vie des Brestois et des commerces. Nos propositions vont en ce sens.

Pour l’avenir, réfléchissons à rendre le marché de Noël plus animé et convivial et donner à la place de la Liberté un esprit familial.

J’appelle aussi les Brestois à la solidarité. Soutenons nos commerces et l’emploi. Consommons local.

Commerce et sécurité, vont ensemble ?

Le ras-le-bol des commerçants Bas-Jaurès l’a montré face à l’inaction de la municipalité et son refus de doter Brest d’un système de vidéoprotection et d’une police municipale armée. Nous sommes la dernière des grandes villes en situation de sous-sécurité de son territoire et de ses habitants. C’est inacceptable.

Il a fallu l’intervention du préfet pour tenter d’imposer - et encore à titre expérimental en 2022 - dix caméras sur l’espace public placées à des endroits stratégiques. Bien sûr, nous y serons favorables. Dix caméras seulement pour 140 000 habitants ? Ce n’est pas à la hauteur des enjeux. Il faut aller plus loin et plus vite.


Brest c'est vous !
Bernadette Malgorn présidente, Véronique Bourbigot, Gaëlle Monot, Valérie Aballea, Françoise Houard, Bruno Calves, Jean-Pierre Richard, Jean-Philippe Elkaim,  Franck Besombes,  
Vincent Perrot
21 rue Jean Macé-Brest / www.brest-cest-vous.fr 

Brest progressiste

Préparer l’avenir

Le Président Macron a raison : il faut relancer le programme nucléaire français. Il en va autant de notre souveraineté énergétique que du respect des objectifs de réduction des gaz à effet de serre. N’en déplaise à ses détracteurs, le nucléaire permet à la France d’avoir un des systèmes électriques les plus décarbonés d’Europe.

Le nucléaire est un enjeu stratégique et ne doit pas être prisonnier de débats politiciens. Nous devons construire ce socle nucléaire, en lien avec le développement des énergies éoliennes, solaires ou hydroliennes, pour garantir aux Françaises et aux Françaises une sécurité d’approvisionnement électrique et l’atteinte de nos objectifs climatiques. Cet enjeu stratégique l’est d’autant plus pour notre pointe bretonne et pour la Métropole Brestoise, située en bout de ligne et totalement dépendante du réseau national. Rappelons-nous qu’en 2018, la Bretagne a frôlé le black-out total. A l’heure où l’usage d’appareils connectés et de modes de déplacement électriques explose, il est donc urgent de renforcer les moyens d’alimenter le réseau breton, jugé vulnérable.

Les énergies renouvelables, bien que décarbonées, restent aléatoires et ne peuvent constituer qu’un des éléments du mix énergétique. Pour préserver notre souveraineté, notre environnement et développer notre territoire, le Président Macron fait donc le bon choix.


Brest Progressiste
Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire

1 rue Jean Marie Le Bris, 29200 Brestbrestprogressiste@gmail.com

Octobre 2021 - Expression libre (Sillage N°240)

Exécutif métropolitain

Être humain ne devrait pas nécessiter de courage politique

Depuis la récente prise de Kaboul par les talibans, l’exode depuis l’Afghanistan s’intensifie. En Afghanistan, comme partout ailleurs, la misère, la guerre et le fanatisme entraînent le déracinement. Beaucoup de civils, les femmes particulièrement, y demeurent arbitrairement menacés, persécutés, assassinés. Souvent pour ce qu’ils ont fait ou sont accusés d’avoir fait, plus fréquemment encore pour ce qu’ils sont. A cet égard, l’épisode de la crise des réfugiés des années 2015 et 2016 doit faire office d’enseignement : il s’agissait en fait d’une crise de l’accueil, d’une impréparation de nos pays. C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il incombe à nos collectivités de faire savoir combien cette erreur politique ne doit pas être reconduite. Nous croyons qu’il s’agit de porter haut nos principes d’État de droit. La protection de la France envers tout individu persécuté ou menacé de persécutions est un droit spécifique, rigoureux, appliqué en vertu de notre Constitution et de la réglementation migratoire française, mais aussi du droit de l’UE et du droit international. Ces Afghanes et ces Afghans qui demandent notre soutien, non pas de gaieté de cœur mais parce qu’ils n’ont aucun autre choix pour leur vie, nous rappellent combien nous sommes nous-mêmes vulnérables. Gardons-nous, dès lors, des invraisemblables solutions bien souvent contraires au respect de la dignité humaine. 

Brest, consciente de son histoire et accompagnée de toutes celles et de tous ceux qui œuvrent pour l’accueil et l’insertion des exilés, demeure fidèle à sa tradition de solidarité. C’est le sens de l’engagement pris par François Cuillandre. Forts de leur identité duale, française et bretonne, les gens d’ici savent combien cela n’enferme pas, mais ouvre. Les Brestoises et les Brestois n’ignorent pas combien cela facilite la compréhension de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants venus d’ailleurs. Si nous ne cédons rien à la peur de l’autre et sommes solidaires, nous voulons croire que la liberté est une force que rien ne saurait arrêter. Être humain, in fine, ne devrait pas nécessiter de courage politique.

Groupe des élues et élus socialistes :  www.elus-socialistes-brest.fr


Développement du réseau métropolitain de transports collectifs, répondre aux enjeux. La construction d’une 2ème ligne de Tram et d’une ligne de Bus à Haut Niveau de Service sont deux projets phares du programme sur lequel notre équipe a été élue pour ce mandat. Après la création d’une première ligne de tramway en 2012 et d’un téléphérique urbain en 2016, cette nouvelle phase de développement témoigne du volontarisme renouvelé de notre collectivité pour répondre aux besoins quotidiens de mobilités de tous les habitants de la métropole. Avec cette nouvelle phase de développement, notre collectivité va ainsi poursuivre le maillage de son réseau en structurant de nouveaux axes avec l’enjeu primordial de mieux desservir les équipements et services métropolitains (la Gare, le Centre Hospitalier Régional Universitaire, l’Université), les quartiers de la ville et les communes de notre agglomération. Ces choix, une fois concrétisés, offriront à tous de nouvelles alternatives crédibles à l’usage de la voiture pour se déplacer dans notre ville et sa métropole.

L’heure est aujourd’hui à une nouvelle étape de concertation sur le projet, avec les habitants, les usagers, les partenaires. Une étape démocratique importante et nécessaire au regard des investissements conséquents qu’il représente et durant laquelle nous invitons chacun et chacune à exprimer ses attentes afin que ce projet s’intègre au mieux dans l’espace public. Plusieurs variantes du tracé des lignes sont notamment mises sur la table, consultables sur https://jeparticipe.brest.fr/.

Selon nous, il existe un enjeu majeur d’accessibilité du CHRU et nous privilégions, de ce fait, l’option haute qui verrait une station de tramway positionnée juste devant l’entrée de l’hôpital. De la même manière, nous jugeons le prolongement de la ligne jusqu’au Questel utile et nécessaire pour répondre aux besoins de mobilités des habitants, notamment ceux du quartier de Saint-Pierre.

Le groupe des élues, élus communistes Eric Guellec, Mathilde Maillard, Jacqueline Héré, Jean-Michel Le Lorc'h, Sandra Le Roux, Taran Marec, Anne-Catherine Cleuziou, Claudie Bournot-Gallou.

Mon réseau s’agrandit… une belle démarche concertée (*)Après la validation de la 2nde phase du réseau de TCSP (Transport en Commun en Site Propre) par la Métropole en décembre 2020, une nouvelle phase de concertation publique s’ouvre cet automne. C’est l’occasion de confirmer, modifier et parfois même enrichir certaines des propositions du projet initial, en traitant de l’emplacement des stations, de la qualité des espaces publics, ou encore de la multi-modalité du réseau. Une belle opportunité est ainsi offerte a de pouvoir s’investir aux ateliers citoyens organisés en octobre autour de la seconde ligne de Tram et celle du BHNS (Bus à Haut Niveau de Service), ou sera également traité la question des points d’échanges multimodaux avec les autres communes de la Métropole.

Ce nouveau projet impactera non seulement nos modes de déplacement mais il va redessiner certains quartiers de notre ville pour les 50 prochaines années. Au final, c’est l’urbanisme, l’environnement et une grande partie de notre cadre de vie qui vont être impactés. Cette concertation entre élus, techniciens de la collectivité, habitants et usagers du réseau devient un temps indispensable puisqu’il enrichit le projet initial, alimente aussi la réflexion et éclaire la décision politique. Partir de l’expertise de chacun, permet d’aboutir à une prise de décisions plus efficace. En effet l’écoute et le débat contradictoire enrichissent la réflexion et influent sur des choix judicieux. Pour le groupe des élus GSE, il est utile de partager largement notre vision en engageant le plus souvent possible un dialogue avec la population autour d’enjeux concrets, surtout lorsqu’ils sont importants.

Nous sommes aussi convaincus que pour un habitant, apporter sa contribution aux choix collectifs, ne peut que renforcer le sentiment de citoyenneté. La concertation est pour cela une occasion unique de réfléchir tous ensemble sur ce qu’il est possible de faire, de passer de l’opposition à la co-construction et d’en finir avec les éternels « y a qu’à, faut qu’on,… ».

Patrick Appéré, Xavier Hamon, Véfa Kerguillec, Charles Kermarec et Christiane Migot Groupe des élues, élus de la Gauche Sociale et Ecologique : elus-gse@mairie-brest.fr 
*Toutes les complémentaires sur le site : « jeparticipe.brest.fr »

Bonne rentrée à toutes et à tous

Après avoir vécu un été rythmé par les contraintes de la crise sanitaire, c’est une rentrée faite de doutes et d’attentes fortes que l’actualité nous impose. Au point qu’on peut légitimement se demander si nous allons voir rapidement le bout du tunnel dans lequel nous nous trouvons depuis mars 2020.Mais malgré toutes ces obligations dûes à la Covid-19 qui pèsent sur notre vie quotidienne, il faut essayer de retrouver les habitudes d’une vie normale. C’est avec cet état d’esprit que les trois élus de notre groupe se sont fixés des objectifs de rentrée et ont choisi de s’attacher en priorité à certains thèmes. Comme par exemple s’engager à trouver des solutions rapides et adaptées aux difficultés que les étudiants rencontrent pour se loger dans notre ville. Ils sont désormais plus de 30 000 à être inscrits à l’Université de Bretagne Occidentale et dans les Grandes Écoles implantées sur notre métropole. Pour une partie d’entre eux, cette rentrée est terrible si on se fie à leurs témoignages, ainsi qu’à ceux de leurs familles confrontées à un vrai « parcours du combattant » pour trouver de quoi se loger décemment dans notre agglomération. L’un d’entre nous, Hubert Bruzac, dans le cadre de ses fonctions de Vice-président de la métropole en charge de l’Enseignement Supérieur, fait partie de ceux qui ne ménagent ni leur temps, ni leur énergie, pour faciliter au mieux cette rentrée à des jeunes étudiants ayant privilégié notre territoire pour leur formation. Le travail qu’il mène depuis des mois avec un grand nombre de partenaires permettra de montrer que Brest peut se revendiquer comme une ville universitaire de premier plan.

Il y a un grand nombre d’autres sujets pour lesquels nous ne manquerons pas de nous positionner. Ce sera le cas lorsque le dossier du stade de football sera débattu. Favorables à la construction d’un nouveau stade digne d’un club de Ligue 1 dans le secteur du Froutven, nous serons bien naturellement vigilants pour que l’argent public soit le mieux utilisé et le mieux investi dans ce nouvel équipement à vocation métropolitaine. Et nous serons bien évidemment très présents et force de proposition lorsqu’il faudra trouver des réponses à cette question urgente : comment ré-instaurer le dialogue pour mieux re-vivre ensemble. Un dialogue avec toutes les générations de citoyens, tous les acteurs de notre ville afin d’imaginer collectivement et sereinement le Brest de demain.

Fortuné Pellicano, Hubert Bruzac, Frédéric Devaux, Groupe des élus PRG-le centre gauche

Nous avons des réponses locales à l’urgence climatique. D’après un sondage publié début septembre, le dérèglement climatique est le sujet qui inquiète le plus les Françaises , Français. Les jeunes sont particulièrement sensibles à cette question : 75 % estiment que le futur est inquiétant. Et le dernier rapport du Giec leur donne raison. Les années à venir seront le théâtre d’une augmentation de la fréquence et de la sévérité des sécheresses et des précipitations. Les inondations seront plus fréquentes et intenses, particulièrement dans les villes côtières comme Brest, à la faveur du renforcement des épisodes maritimes extrêmes. On constate d’ailleurs déjà une augmentation des fortes pluies et des occurrences de chaleur en Bretagne.

Sans action rapide de notre part, les conséquences seront terribles, tant pour la biodiversité et les paysages bretons, que pour notre cadre de vie et nos activités piscicoles et agricoles. Deux tiers des Françaises, Français estiment que les pouvoirs publics n’agissent pas suffisamment en faveur de l’environnement. En cette année d’élections présidentielle et législatives, la donne doit changer. Les débats à l’occasion de la primaire écologiste ont permis de mettre en lumière les problématiques d’énergie, de climat, de nature en ville, d’artificialisation des terres, etc. et de leur donner toute la place qu’elles méritent dans le débat public.

Sur tous ces sujets, il y a des solutions et nous devons aussi agir au niveau local. Brest a reçu en septembre le plus haut niveau du label Citergie décerné par l’Ademe, pour son engagement dans la transition écologique.  La deuxième ligne de tram contribuera à réduire nos émissions carbones. Notre Plan Alimentaire Territorial facilite l’accès à une alimentation de qualité pour toutes, tous. Nous devons aller beaucoup plus loin, et plus vite, notamment en luttant contre l’artificialisation continue des sols sur notre métropole, en favorisant les mobilités décarbonées, la rénovation énergétique, l’économie de la transition écologique et en confortant la place de l’agriculture bio et locale sur le territoire.


Les élues, élus écologistes de Brest, Eelv et affiliées, affiliés Glen Dissaux, Marion Maury, Ronan Pichon, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan.



Les ainés au cœur des politiques communales et métropolitaines. Les politiques en direction des ainés sont principalement portées par le département et les communes. Au département il revient de mettre en œuvre les dispositifs lourds d’accompagnement et de financement de la dépendance, via l’Apa en particulier. Aux communes il revient de faire vivre des actions d’animation, souvent en lien avec le tissu associatif, de vigilance et de solidarité au quotidien.


Le fait d’appartenir à une grande agglomération nous permet également de porter ensemble l’organisation d’évènements que nous ne pourrions organiser seuls à l’échelle de nos communes. C’est le cas tous les ans des Tréteaux chantants ou le forum « Bien vieillir » qui a eu lieu le 5 octobre dernier aux Capucins sur le thème de l’aide aux aidants.
La Métropole porte également des politiques en la matière. Ainsi, avec les huit communes qui la compose et l’Anah (qui dépend de l’Etat), elle met en place un dispositif de maintien à domicile qui vise à permettre aux personnes en perte d’autonomie d’adapter leur logement pour rester, aussi longtemps que possible, chez elles. On s’aperçoit dans les faits qu’il est nécessaire que l’ANAH, notamment, fasse preuve de plus de souplesse et de réactivité dans l’instruction des dossiers. Les maires, sur le terrain, s’aperçoivent que les personnes concernées par la perte d’autonomie ne peuvent attendre des mois pour la mise aux normes de leur logement.


A travers ses politiques de l’habitat, de l’espace public et des transports, la Métropole est également attentive à favoriser l’accessibilité du bâti comme des parcs ou des voies de circulation pour permettre à chacun d’y vivre et de s’y déplacer confortablement et de manière sûre.
A l’issue de cette période de pandémie au cours de laquelle nos aînés ont été particulièrement exposés, il est important que la vie puisse reprendre, que chacun puisse retrouver ses habitudes, ses lieux de vie et de rencontre.

Les élus du Gica issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel-Daoulas et Plouzané / elus-gica@brest-metropole.fr

BREST, C’EST VOUS !

Droits, violences faites aux femmes : Réagissons !

En France, l’égalité des droits entre les femmes et les hommes semble acquise, mais l’entre-soi masculin dans les lieux de pouvoir a la vie dure. En politique, la parité a permis l’émergence des femmes dans les assemblées locales. Mais où sont les femmes dans les 1ers cercles des décideurs, que l’on regarde le monde politique, économique, social ou culturel ? A Brest, en 2020 il n’y avait que 2 femmes pour 8 hommes dans les plus hauts postes de direction. C’est aussi le cas au sommet de l’Etat : gouvernement paritaire, progression des nominations de femmes en conseil des ministres, certes ! mais chapeautage par des cabinets massivement masculins. Au travail, à compétences égales, elles sont moins payées, promues plus lentement, plus précaires.

Les métiers très féminisés sont moins valorisés. La crise sanitaire l’a mis en évidence pour les infirmières, aides-soignantes, personnels d’Ehpad. Tout le monde en souffre. Dans les relations entre personnes, la situation se dégrade : les femmes sont plus victimes de violences conjugales et de harcèlement moral ou sexuel dans l’espace public, sur les réseaux, à l’école, au travail. A Brest aussi, cela est préoccupant. Des cas récents ont été révélés. La collectivité doit être exemplaire comme employeur et dans les actions qu’elle soutient. Les dispositifs actuels méritent d’être largement améliorés.

2 questions à Françoise Houard :

Vous êtes engagée aux côtés des femmes et des jeunes filles. 700 000 élèves/an (majorité de filles) seraient victimes de harcèlement. L’assassinat début 2021, à Argenteuil, de la jeune Alisha, a été un choc. On redécouvre aussi les cas de suicides d’enfants victimes de harcèlement scolaire. Dans l’enseignement supérieur (observatoire étudiant 2020), 1 étudiante sur 20 déclare avoir été violée, et 1 sur 10 de violence sexuelle. Au-delà de l’émotion, il faut agir vite ! Les actions doivent mieux s’articuler pour soutenir les enfants et les familles en détresse et les dispositifs et leurs coûts inscrits dans la durée (prévention et lieux d’écoute).

Et sur les violences faites aux femmes ? 


Les chiffres sont terribles : 146 assassinats de femmes par leur compagnon ou ex, en 2019 ; 90 en 2020 ; 84 sur les 1ers mois de 2021. Dans le même temps, il y a eu 100 000 appels sur ligne 39.19 (+22 %), 156 000 plaintes pour violences conjugales (+10 %).A Brest, les nouveaux moyens de police doivent permettre de renforcer la lutte contre ces violences comme nous le réclamions. Chacun doit agir et se coordonner pour plus d’efficacité : collectivités, institutions, employeurs, associations. Les employeurs publics doivent être exemplaires en matière de prévention et de lutte. Cela veut dire agir dans l’espace public et aussi en interne, auprès de ses agents.

Actuellement les signalements dans la collectivité (sans inclure les satellites) sont rares, 2 à 3 fois/an. Est-ce là, la réalité ? Ou des victimes sont inhibées ou intimidées ?

Une collectivité publique est un lieu de pouvoir. Le harcèlement (sexuel ou moral) est une forme de cet abus. Quelle que soit la parcelle de pouvoir détenu, nous devons être vigilants. Pour renforcer la lutte, Bernadette Malgorn a proposé que le conseil intercommunal de prévention de la délinquance prenne ce sujet dans sa globalité : centraliser et mettre en commun les informations permettant de protéger les victimes et neutraliser les agresseurs. Auprès de la police et de la justice, devenons un partenaire proactif, par exemple pour proposer en urgence des relogements discrets aux victimes de violences familiales, souvent avec leurs enfants.

Brest c'est vous !
Bernadette Malgorn présidente, Véronique Bourbigot, Gaëlle Monot, Valérie Aballea, Françoise Houard, Bruno Calves, Jean-Pierre Richard, Jean-Philippe Elkaim,  Franck Besombes,  
Vincent Perrot
21 rue Jean Macé-Brest / www.brest-cest-vous.fr 

Brest progressiste

Mobilité ne doit pas rimer avec rigidité

La majorité l’assure : la concertation continue au sujet de la seconde ligne de tramway. Las ! Fixant d’autorité les règles de cette consultation, point de remise en question d’un projet à la fois coûteux et peu écologique. Tramway, la majorité veut, tramway la majorité fera. Alors même que les recettes des transports publics se sont effondrées avec la crise de la Covid-19, les socialistes brestois et leurs alliés écologistes n’en démordent pas et s’apprêtent à faire couler des milliers de mètres cube de béton dans nos rues.

Et pourtant, d’autres solutions, plus souples et plus écologiques, existent. La mairie de Nancy, socialiste elle aussi, l’a bien compris en privilégiant le Trolley Nouvelle Génération en lieu et place du projet de tramway. Une solution alternative plus rapide et moins chère à mettre en place, avec une réelle dimension métropolitaine, pour s’adapter aux enjeux de demain et préparer après-demain. Mais la majorité l’assure : la concertation continue. Alors, posons-lui une simple question : quand est-ce qu’on arrête les frais ?

Brest Progressiste
Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire
1 rue Jean Marie Le Bris, 29200 / Brestbrestprogressiste@gmail.com

Eté 2021 - Expression libre (Sillage N°238)

Exécutif métropolitain

Parcoursup ou la négation de l’universalité des études sup’

De l’université aux grandes écoles en passant par les classes préparatoires, ce sont plus de 30 000 jeunes qui sont accueillis chaque année au sein de notre métropole, territoire éminemment étudiant. Cette année encore, une étape charnière attend nombre de ces jeunes désireux de poursuivre leurs études dans la cité du Ponant : Parcoursup.

Pour ces étudiantes et étudiants en devenir qui, le 6 juillet, découvrent les résultats du baccalauréat et n’ont pas encore reçu de réponses positives à leurs candidatures, effectivement, la situation demeure intimement inégale : au lendemain des résultats, trop n’ont toujours pas reçu de réponses favorables aux vœux formulés.

Faut-il également, au-delà de cette source d’angoisse, faire mention du fait que pour la demande de beaucoup de ces formations, ce sont d’importants frais de dossiers qui s’appliquent ? Dans le cas d’une ou d’un jeune qui aurait ainsi postulé à 10 formations avec des frais de 100 euros chacune, le calcul s’opère facilement… Faut-il encore souligner combien, après une année d’enseignements hybrides, l’impact de la crise est réel ?

Nous posons la question : comment notre jeunesse lycéenne peut-elle s’épanouir, lorsqu’elle traverse sa dernière année avant le grand bain noyée par la pression de la sélection par l’établissement, et donc par l’argent ? C’est notre engagement collectif pour la réussite de la jeunesse qui est mis en jeu, a fortiori à l’heure où celle-ci souffre de ne pas être suffisamment entendue par le gouvernement, ni sur son manque de ressources quand elle étudie et ne trouve pas de stage ou d’alternance ni, plus grave encore, quand elle ne parvient pas à s’alimenter. Dans les temps difficiles que nous traversons, ces principes de sélection injustes nous paraissent ainsi très éloignés des principes d’équité censés régir la procédure.

Tout cela s’opère au détriment de l’éducation que nous aimons, celle qui s’adresse à toutes et à tous. En bref, si pour le poète, On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans, en 2021, il est surtout difficile d’avoir bientôt 20 ans. 


Groupe des élues et élus socialistes

www.elus-socialistes-brest.fr 

Faire vivre le droit aux vacances pour tous

Après plusieurs mois de confinement, l’été qui débute s’avère être une bouffée d’oxygène pour chacun et chacune d’entre nous. La crise sanitaire a mis à rude épreuve le lien social et il nous tardait de nous retrouver pour revivre ces temps collectifs de partage, d’échanges, de convivialité, si essentiels et si caractéristiques du bien-vivre ensemble de notre cité. Malgré les protocoles sanitaires imposés, le Grand Départ du Tour de France a de ce point de vue constitué un grand moment de fête populaire pour notre agglomération et ses habitantes et habitants.

Tout au long de l’été, notre collectivité, en lien avec le tissu associatif et ses grands équipements métropolitains (70.8, Océanopolis, Office de Tourisme, etc.), continue de se mobiliser pour proposer des animations et des activités culturelles, sportives, éducatives, à destination de tous et notamment de celles et ceux qui ne peuvent pas partir en vacances.

En 2019, c’est en effet 40 % des français qui ne partaient pas en vacances. En plongeant de nombreux foyers dans des situations de difficultés financières, la crise actuelle va malheureusement renforcer cette inégalité.

Dans ce contexte difficile, permettre l’accès aux vacances et à des activités d’été au plus grand nombre, notamment aux jeunes, est donc plus que jamais l’une des priorités de notre action publique. Cet été, la collectivité va ainsi prolonger son soutien financier aux séjours de vacances organisés en lien avec les partenaires associatifs, patronages laïques, maisons pour tous, centres sociaux. Ce dispositif Vacances pour tous est tout à fait essentiel. Il témoigne de notre volonté de permettre à un maximum de jeunes de partir en vacances, de pratiquer des activités et des expériences nouvelles, de découvrir de nouveaux lieux. Les vacances sont sources de cohésion, d’émancipation individuelle et collective. Partir en vacances est un droit dont chacune et chacun doit pouvoir disposer.

Le groupe des élu.e.s communistes

Éric GUELLEC, Mathilde MAILLARD, Jacqueline HERE, Jean-Michel LE LORC’H, Sandra LE ROUX, Taran MAREC, Anne-Catherine CLEUZIOU, Claudie BOURNOT-GALLOU.

Protégeons nos langues régionales

La préservation des langues régionales est un enjeu culturel, patrimonial, et également historique.

Les plus anciens d’entre nous se souviennent combien échanger en sa langue maternelle à l’école pouvait être sévèrement puni. Aujourd’hui l’enseignement du Breton et de sa culture, redonne toute sa place à notre langue régionale, préservant ainsi la transmission d’un patrimoine culturel vivant, évitant sa disparition. Sa pratique connait même un regain à la faveur des apprentissages scolaires possibles tant dans l’enseignement public au travers la filière Div Yezh, que dans les écoles privées sous contrat d’association avec Diwan.

Le 8 avril dernier, le parlement a adopté à un large consensus, une nouvelle proposition de loi destinée à conserver et promouvoir les langues régionales, en autorisant l’enseignement immersif. Selon Paul Molac, initiateur du projet, « c’est la réconciliation de la République avec ses territoires ».

Depuis, la censure par le Conseil Constitutionnel de « l’enseignement immersif », balaye cette possibilité, l’estimant contraire à l’article 2 de la Constitution qui dit : « La langue de la République est le français ». Ce positionnement défavorable a déclenché fin mai des manifestations de plusieurs milliers de personnes dont plus de 10 000 personnes à Guingamp.

Notre groupe condamne l’approche conservatrice du Conseil Constitutionnel, contraire à l’esprit qui l’animait lors de sa décision de l’intégration des langues régionales dans la Constitution en 2008. La loi « Molac » propose juste de pouvoir enseigner aux enfants une langue régionale, au même titre que l’anglais et l’espagnol.

Sur cette question Brest n’est pas en reste. Notre ville s’est engagée par la signature de la Charte « Ya d’ar Breizhoneg » en 2018, mais aussi à travers la généralisation de la signalétique en Breton, sa présence dans les outils de communication, et son usage pour les grands évènements comme à l’occasion du départ du Tour de France.

Patrick Appéré, Xavier Hamon, Véfa Kerguillec, Charles Kermarec et Christiane Migot

Groupe des élu-e-s de la Gauche Sociale et Ecologique

elus-gse@mairie-brest.fr 

POUR NE PLUS FERMER LES YEUX SUR DES DRAMES HUMAINS

Comme chaque année à pareille époque, des milliers de candidats à une vie meilleure tentent de traverser la Méditerranée en payant une fortune à des passeurs sans scrupules pour embarquer sur de fragiles embarcations. Depuis janvier, dans une indifférence quasi générale, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, ont perdu la vie dans des naufrages pour avoir voulu fuir la guerre et la misère dans leur pays.

Ces dernières semaines ont été particulièrement difficiles pour les associations engagées dans le sauvetage en Méditerranée. On parle de milliers de morts, mais au-delà de la brutalité des chiffres, la question est humaine. Ce sont des gens, avec un parcours, avec une histoire, ce ne sont pas juste des chiffres égrenés dans les journaux d’informations.

De plus en plus de voix s’élèvent pour éveiller les consciences, pour ne plus fermer les yeux sur ces drames humains.

Lors de la remise des prix du Vendée Globe en mai dernier, 70 personnalités du monde maritime ont invité « les pouvoirs publics et les organisations nationales et internationales, ainsi que les citoyens, à cesser de détourner le regard, à prendre leurs responsabilités en mettant en place des moyens de sauvetage des réfugiés en mer, en soutenant et en finançant les ONG qui leur apportent assistance et réconfort ».

A Brest, où la solidarité en mer est vécue comme une évidence, la ville a souhaité répondre favorablement à cet appel de solidarité de marins qui pour la plupart ont navigué dans notre magnifique rade et connaissent l’accueil chaleureux des Brestois(es) au retour de leurs exploits.

S’associer à cet appel s’inscrit dans la suite logique des actions concrètes que nous avons mises en œuvre depuis 2018, comme par exemple des expositions et des conférences sur les interventions de SOS Méditerranée.

Mais tout ce travail de témoignage et de soutien aux actions de l’association doit aujourd’hui être renforcé par un engagement politique concret et significatif. C’est le sens de la délibération votée lors du dernier Conseil municipal et autorisant la signature d’une convention de partenariat avec SOS Méditerranée et le versement d’une subvention de 10 000 €.

C’est avec beaucoup de fierté que les 3 élus du PRG-le centre gauche ont œuvré pour cette reconnaissance par la ville de Brest du travail de l’association.

Fortuné PELLICANO

Hubert BRUZAC

Frédéric DEVAUX

Groupe des élus PRG - le centre gauche

Le Restic, une vallée à sauvegarder

La construction du contournement Nord-Ouest de l’agglomération brestoise a été lancée en 2008. L’aménagement de la Voie Nord Lambézellec constitue la dernière étape de ce projet. Des enjeux de taille y sont attachés : sécurisation des usager·e·s, amélioration de la desserte du CHRU, fluidification du trafic, … Mais aussi des enjeux de préservation de la biodiversité, de maintien de la qualité de vie des habitant·e·s et de lutte contre la dépendance à l’automobile. Le projet initial prévoyait l’artificialisation du Restic, dont la vallée est un réservoir de biodiversité exceptionnel. On y trouve de nombreuses espèces protégées. C’est aussi un espace à forte valeur ajoutée pour les habitant·e·s, un espace de détente, de promenade : une respiration. C’est donc sur ces fondements qu’associations, collectifs, élu·e·s écologistes et habitant·e·s sont mobilisé·e·s depuis le début pour la sauvegarde de la vallée. L’annulation du projet par le juge a été un soulagement pour tou·te·s les défenseur·se·s de l’environnement. Une nouvelle concertation a remis ce projet à l’agenda. Les habitant·e·s de Brest métropole ont, à nouveau, été appelé·e·s à se prononcer sur 6 scénarios d’aménagement. Le scénario à privilégier est indéniablement celui du réaménagement par Desfossés-Loscoat-Kervao : projet le moins coûteux, ne nécessitant pas de nouvel ouvrage, il répondra aux contraintes de la circulation en préservant les espaces naturels. Au contraire, le passage d’une voie de circulation par la vallée du Restic serait catastrophique. Notre collectivité est engagée dans un objectif de réduction par 4 de nos émissions de gaz à effet de serre ; plutôt que de créer de nouvelles routes, favorisons les déplacements doux, continuons de développer les transports en commun et toutes les alternatives permettant de réduire le nombre de voitures dans notre agglomération. Les élu·e·s écologistes se sont prononcé·e·s contre le projet passant par la vallée du Restic dès leur 1er vote lors du conseil de communauté du 26 juin 2009 et poursuivent leur engagement en ce sens.

Les élu·e·s écologistes de Brest, EELV et affilié·e·s

Glen Dissaux, Marion Maury, Ronan Pichon, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan

Plan de relance, où es-tu ?

À grand renfort d’annonces, le plan de relance et ses 100 milliards d’euros serait l’antidote – ou le vaccin – contre les répercussions économiques et sociales de la crise mondiale que nous traversons.

Pour autant, la réalité est bien plus nuancée. Des appels à projets apparaissent sporadiquement qui concernent des thématiques trop souvent en décalage avec les attentes des communes. Dans ce maquis technocratique, c’est à se demander si l’intention ne serait pas plutôt de décourager les maires.

Pourtant, il y a urgence à relancer nos projets. 70 % de l’investissement public est porté par le bloc communal. Il fait vivre les entreprises du territoire, les commerces et nos familles. Or, une collectivité qui investit moins perd ses entreprises, voit partir ses habitants, et meurt à petit feu.

Alors que les aides de l’État peinent à venir, nous nous interrogeons pour l’après, lorsque les plans de relance auront expiré, comme les prêts garantis, le chômage partiel. Et que viendra le temps peut-être d’un nouveau tour de vis pour les collectivités, afin de rembourser cet « argent magique ». 

Mais point de fatalisme pour autant. Brest métropole et nos huit communes ont les reins solides. Elles se parent au mieux contre toute éventualité et plus encore, elles se projettent, sans résignation, avec optimisme. Un optimisme de rigueur.

Les élus du GICA issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel et Plouzané - elus-gica@brest-metropole.fr 

BREST, C’EST VOUS !

Cet été, pensez aussi au bien-être animal !

La saison estivale va permettre aux Brestois de prendre des vacances, de retrouver les plages, après les longs mois de crise sanitaire et les confinements successifs. Ces périodes ont été vécues comme autant de moments contraints dans l’exercice de nos libertés individuelles.

Mais l’été n’est pas source de bonheur pour tous. Chaque année les abandons de chiens ou de chats restent une cruelle réalité et une période de tension pour les bénévoles, pour les fourrières et les refuges.

Près de 30 000 chats et chiens vivent à Brest. Nous pensons qu’au-delà des missions qui incombent à la collectivité, notamment en matière de création d’une fourrière ou d’accompagnement des initiatives pour un refuge, Brest doit marquer plus fortement son attachement au bien-être animal.

Lors des municipales en 2020, nous étions les seuls à présenter un programme complet d’actions, partant du constat que Brest est loin de disposer de la palette des services permettant une cohabitation harmonieuse en ville avec les animaux.
Saluons les bénévoles des associations très actives. Qu’il s’agisse de l’accueil, du soutien aux populations précaires, de l’intervention d’urgence, de la santé animale, toutes méritent d’être aidées.

2 questions à Valérie ABALLEA

Au sein de « Brest, c’est Vous ! », vous êtes chargée de la protection animale. Parlez-nous de votre action.

Mon combat pour les animaux a toujours été au cœur de mon action. A l’origine, je viens du secteur associatif et syndical. La politique c’est donc nouveau. Lorsque Bernadette Malgorn m’a demandé de porter ces questions dans le champ municipal, j’y ai vu l’occasion de prolonger ce travail : être en quelque sorte un « aiguillon ».

Avant tout, je reste une militante de la cause animale, toujours à la recherche de solutions. En mars 2021 j’ai organisé, au profit de la protection animale, une vente de tableaux de l’artiste brestoise Michèle Oharoki. 1 040 euros ont été récoltés et répartis, à part égale entre les associations : Phénix, les chats du cœur brestois, les Alfrèdes, les chats des rues de Brest, l’Arche de Noé, le refuge de Landerneau.

En octobre 2020, vous avez fait des propositions en conseil municipal sur les cirques, toutes rejetées par les élus de gauche.

Oui ! C’est triste et incompréhensible.

Pas pour moi à titre personnel, mais pour la cause animale. Pourtant ces propositions restaient mesurées : réfléchir et débattre sur le cadre juridique ou la place des cirques à Brest. Moi, je crois aux vertus du dialogue.

Aujourd’hui 67 % des Français se prononcent pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques ou spectacles. Déjà 28 pays dans le monde interdisent totalement cette pratique, 7 autres partiellement, dont plus nos proches voisins européens. En France, les initiatives parlementaires récentes ont échoué. Beaucoup de villes en France ont pris une position de principe. A Brest, il ne faudrait pas en parler ?

Au final ce sera de la responsabilité du législateur. Mais ne pouvions-nous pas discuter sereinement sur cette évolution localement ? Nous proposions 2 choses :

  • la création d’une commission municipale temporaire avec des élus de tous les groupes du conseil pour écouter les associations, les professionnels de la protection et de la santé animale, les professionnels des cirques, pour contribuer à la réflexion et proposer des orientations,
  • l’organisation d’un débat sur la place des cirques et spectacles comportant des animaux en captivité.

Refus !


Il est bien dommage que le conseil municipal de Brest ne soit pas un vrai lieu ouvert au débat.

Elus Brest, c’est Vous !
Bernadette MALGORN, présidente
Véronique BOURBIGOT Laurence KERMAREC Gaëlle MONOT Valérie ABALLEA Bruno CALVES Jean-Pierre RICHARD Jean-Philippe ELKAIM Franck BESOMBES Vincent PERROT
21 rue Jean Macé - Brest
www.brest-cest-vous.fr

Brest progressiste

Transition énergétique et transformation du quotidien.

L’Etat est, depuis 2017, au rendez-vous en matière de rénovation énergétique. Le Plan de relance a encore accentué cet investissement du gouvernement auprès de notre collectivité, au travers de nombreux programmes comme ACTEE 2 ou la DSIL (dotation de soutien à l’investissement local). De grands programmes de réhabilitation comme à Bellevue ou Recouvrance en passant par la rénovation thermique des bâtiments scolaires, il est impératif de se saisir de ces aides gouvernementales pour permettre aux habitants de la Métropole de vivre, d’étudier ou de travailler dans des bâtiments moins énergivores, plus confortables et plus respectueux de l’environnement.

La transition écologique telle que nous l’entendons est un formidable levier de reprise, tout autant qu’un moyen d’améliorer la vie de nos concitoyens. C’est en ce sens que nous ne pouvons que saluer l’effort de 6,7 Mds d’euros au service de la rénovation énergétique des bâtiments, créatrice de 55 000 emplois sur 2 ans au niveau national. La Métropole brestoise devrait pleinement profiter de cette opportunité pour le bien de notre économie et de notre cadre de vie.

Brest Progressiste
Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire
brestprogressiste@gmail.com

Mai 2021 - Expression libre (Sillage N°236)

Exécutif métropolitain

Accéder à une alimentation de qualité

C’est le sens du projet alimentaire métropolitain sur lequel nous travaillons depuis 2018 pour offrir aux habitantes  et habitants de la métropole un accès à une alimentation saine, locale et à prix accessible. Ce projet a donné lieu à plus de 400 propositions formulées par les acteurs et citoyens de la métropole. 

Forts de cette dynamique, nous avons récemment adopté une feuille de route qui vise à fédérer tous les acteurs et actrices du territoire pour engager une multitude d’actions autour de cet enjeu fondamental.

Parmi les actions qui nous sont chères, un axe majeur du projet implique de renforcer l’aide alimentaire et l’accessibilité pour toutes et tous à une alimentation de qualité. Élues et élus socialistes, nous avons toujours eu à cœur de concilier la question de l’accès à l’alimentation à la nécessaire réduction des inégalités sociales.

Ce projet alimentaire apporte également des réponses au maintien et au développement d’une agriculture de proximité. Il réaffirme la poursuite du travail engagé depuis des années avec le monde agricole via la cellule foncière. L’objectif étant bien de protéger et de réactiver le foncier agricole dans les démarches de planification mais aussi de faciliter l’installation de jeunes agriculteurs. 

Le développement de l’agriculture de proximité s’intègre aussi aux opérations de renouvellement urbain des quartiers de Bellevue et de Recouvrance. Nous allons initier le projet de « quartiers fertiles » pour offrir aux habitantes et habitants, au tissu associatif et aux divers partenaires un cadre pour développer toutes les initiatives relatives à l’alimentation. Un état des lieux a identifié tous les espaces publics qui peuvent être propices à l’agriculture urbaine : production maraîchère, poulaillers, éco-pâturage... Facteur de cohésion sociale, l’agriculture urbaine participera à la préservation de l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie. 

Cet axe important du projet alimentaire métropolitain, en plus de répondre à un fort désir de nature dans les quartiers, sera un atout considérable pour la transition alimentaire de notre territoire. 

Groupe des élu.e.s socialistes de Brest - www.elus-socialistes-brest.fr


Construire une métropole de proximité

Depuis sa création en 1974, notre intercommunalité s’est toujours construite sur une volonté partagée de ses communes d’approfondir leurs coopérations pour améliorer le quotidien de nos concitoyens.

Elus communistes, nous avons soutenu cette évolution. Elle a permis à de nombreux projets communs de voir le jour : le développement du réseau de transports collectifs avec l’arrivée du Tram, l’évolution du mode de gestion de la distribution de l’eau avec la création d’Eau du Ponant, l’amélioration du cadre et de la qualité de vie avec la gestion métropolitaine des espaces publics et des services à la population. Cette démarche collective a renforcé la qualité du service public local et bénéficie à tous.

Face à la métropolisation forcée qui assèche les espaces de démocratie locale et qui met en concurrence les territoires, notre collectivité défend à l’inverse des choix de proximité, de solidarité et de coopérations, au sein d’un projet territorial dont la priorité est la réponse aux besoins sociaux, humains et environnementaux de tous nos concitoyens. 

Ces choix s’incarnent aussi dans la gouvernance métropolitaine. Dispositif innovant dont Brest métropole a été parmi les initiateurs dès 2014, le nouveau contrat de proximité territorial conclu entre la métropole et les communes pour ce mandat démontre notre volonté renouvelée d’associer toujours plus les communes au fonctionnement de notre métropole pour faire vivre la démocratie locale.

Il permettra le dialogue, la concertation et le partage de l’information entre élus métropolitains et municipaux. Par la délégation d’une partie des crédits métropolitains dans des domaines de compétence élargis, il rendra du pouvoir aux communes et rapprochera les décisions des habitants. Avec ses 4 territoires de proximité dédiés, il favorisera la participation citoyenne et constituera un bel outil pour de nouveaux projets au bénéfice des habitants de notre agglomération.

Le groupe des élu.e.s communistes - Eric GUELLEC, Mathilde MAILLARD, Jacqueline HERE, Jean-Michel LE LORC’H, Sandra LE ROUX, Taran MAREC, Anne-Catherine CLEUZIOU, Claudie BOURNOT-GALLOU


 

Urgence sanitaire, urgence sociale !

Depuis un an, nous sommes face à un séisme sanitaire d’une ampleur planétaire.

Nous nous débattons, individuellement et collectivement, d’une situation inédite, surréaliste, pesante, qui fixe le cadre de nos règles de vie : confinement, déconfinement et des protocoles évoluant sans cesse. Les conséquences sont extrêmement lourdes sur le plan de la santé et du psychisme, mais également sur ce qui fait l’une des qualités fondamentales de notre société : le vivre ensemble.

Cette crise est venue accentuer la précarité d’un grand nombre d’entre nous : chômage partiel, pertes de revenus, isolement. Aux personnes les plus fragiles d’avant la crise se sont ajoutées de nouvelles dont beaucoup de jeunes. Les observateurs sociaux et les collectivités s’alarment d’une augmentation croissante et importante des besoins en aide alimentaire.

Face aux besoins dans cette crise sanitaire, sociale et économique : la solidarité et la fraternité se sont mobilisées. Ces actes d’humanisme ne peuvent panser tous les problèmes, tous les maux, toutes les souffrances, ils sont pourtant essentiels et nécessaires.

Notre collectivité s’est fortement engagée, face aux inégalités qui se creusent, afin de répondre aux besoins et aux urgences des Brestois-es en actant :

  • L’attribution de chèques alimentaires pour pallier l’absence de cantines scolaires pour les enfants des familles les plus démunies,
  • La revalorisation des aides aux acteurs associatifs partenaires de l’aide alimentaire,
  • L’ouverture d’un point de distribution alimentaire sur la rive droite,
  • La prise en charge des publics les plus fragiles, comme les sans-domicile-fixe hébergés à l’auberge de jeunesse,
  • La création d’un répertoire des personnes isolées et fragilisées,

Ce que nous vivons nous oblige à une certaine retenue pourtant nous sommes fiers d’avoir su remplir nos missions. Des propositions d’accompagnement sont aussi posées sur la table au plan national, comme l’extension du RSA aux moins de 25 ans, que nous soutenons.

Le Groupe d’élu-e-s de la Gauche Sociale et Écologiste -Appéré Patrick, Hamon Xavier, Kerguillec Véfa, Kermarec Charles, Migot Christiane.


ETRE LIBRE DE DECIDER POUR SOI LE MOMENT D’EN FINIR

En France, nous avons la chance de pouvoir choisir nos vies. Cette liberté durement acquise nécessite une vigilance constante de notre part. Il existe cependant une liberté individuelle qui mérite notre attention : la liberté de choisir sa fin de vie.

C’est un sujet sensible qui nous renvoie à l’intime et qui fait rejaillir des expériences douloureuses. Il ne s’agit pas de légaliser l’euthanasie mais bien de débattre sur le droit à choisir de mourir dans la dignité. Un débat a eu lieu à l’Assemblée Nationale le 8 avril à l’initiative de Olivier Falorni, député du PRG-le centre gauche, qui a présenté une proposition de loi pour « une fin de vie libre et choisie ».

Cette proposition a pu être examinée malgré plus de 3 000 amendements déposés par un quarteron de députés LR, manœuvre sournoise qui avait pour unique but d’empêcher l’Assemblée Nationale de voter souverainement dans les temps impartis par le règlement. Cette obstruction parlementaire inacceptable de députés ultra-conservateurs n’a pas empêché un vote historique aboutissant à l’adoption, avec une très large majorité, de l’article 1 qui reconnaît le droit à tous de demander une « assistance médicalisée active à mourir ». C’est un premier pas pour faire évoluer la législation.

Mais ce qui s’est passé le 8 avril révèle le clivage suscité par le sujet de la fin de vie dans notre pays. Cela montre que le courage politique doit l’emporter afin que les Français soient entendus. Ce choix de société mérite un travail transpartisan, il nécessite de l’écoute et du respect des convictions de chacun. Mais il est impératif que le Parlement puisse débattre et voter. Tronquer à nouveau le débat serait un véritable échec pour notre démocratie parlementaire !

Le sujet de la fin de vie, que notre famille politique porte depuis de longues années, a fait l’objet de plusieurs textes déposés à l’Assemblée comme au Sénat depuis 2017. Mais il est grand temps d’avancer. Nous demandons donc à nos députés de reprendre le débat dans les meilleurs délais, de manière apaisée et digne, afin que cette loi que nous appelons de nos vœux soient adoptée.

A Brest, les élus PRG-le centre gauche militent pour la reconnaissance de ce droit fondamental : être libre de décider pour soi le moment d’en finir..

Les élus Parti Radical de Gauche-le centre gauche - Fortuné PELLICANO, Hubert BRUZAC, Frédéric DEVAUX 


Biodiversité et nature en ville, c’est pas juste pour faire joli

La sauvegarde de la biodiversité est, avec la lutte contre le changement climatique, l’un des enjeux les plus importants du XXIe siècle. Nous vivons actuellement la 6e extinction de masse. Cet effondrement spectaculaire des espèces est principalement lié aux activités humaines.

Les services rendus par les écosystèmes sont pourtant nombreux : production primaire, formation des sols, alimentation, photosynthèse, cycle du carbone, cycle de l’eau, pollinisation, régulation de la qualité de l’air, de l’eau, du climat, des maladies et des risques naturels, etc.

En ville, les espaces de nature participent directement à notre santé et à notre cadre de vie. Ils assurent leurs fonctions de corridors verts urbains, de poumons verts et sont des hauts lieux de biodiversité. Vallons du Stang Alar et du Costour, rives de Penfeld, vallée du Restic, projet de restauration de la sablière de Bodonou, etc., la métropole brestoise possède de nombreux réservoirs de biodiversité jouant un rôle fondamental dans l’équilibre naturel du territoire.

La préservation de ces espaces doit être au cœur de nos préoccupations. L’objectif de « zéro artificialisation » sur le territoire de la métropole est un enjeu de taille. De nombreux documents font référence à la biodiversité comme élément fondamental à préserver, tels que le Plan Climat, le Plan Biodiversité, le Programme de mandat, etc. Le PLU reste l’outil principal de protection de ces espaces. Nous devons agir sur les documents d’urbanisme structurants pour faire la ville que l’on souhaite : une ville équilibrée entre les impératifs d’habitat et la protection de l’environnement. Il faut réajuster le curseur, l’enjeu fondamental est peut-être moins d’attirer les promoteurs, toujours plus de bureaux, de riches séniors et des habitants d’autres régions, que d’améliorer la vie de celles et ceux qui habitent déjà le territoire et de permettre à des ménages modestes, des jeunes couples et des familles de rester habiter dans une ville agréable.

Les élu·e·s écologistes de Brest, EELV et affilié·e·s
Glen Dissaux, Marion Maury, Ronan Pichon, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan


Nouveau mandat, nouvelles collaborations !

Ce début de mandat, si particulier, est marqué par la crise sanitaire. Cela va faire déjà 1 an que les nouvelles équipes sont en place et nous sommes à un moment clé de ce nouveau mandat.

En effet, l’ensemble des contrats vont être signés en cette année 2021 : contrat métropolitain, CPER, CRTE, plan de relance de l’Etat, contrat de territoire, et de nombreux appels à projets de l’Etat.

Toutes ces mesures pourraient donner le tournis. Et pourtant, il convient d’être présents, organisés, méthodiques, pour ne pas rater le train de l’aménagement de notre territoire.

Il est indispensable que les élus s’emparent de tous ces sujets pour ne pas laisser les services qu’ils soient de l’Etat ou des collectivités, décider à leur place. Et cela n’est pas simple en cette période de pandémie et de renouvellement des instances départementales et régionales.

Plus que jamais, la proximité est indispensable. Plus que jamais la place des communes est indispensable. Plus que jamais la collaboration au sein du Pays de Brest est indispensable.

Concernant le Pays de Brest nous sommes dans une métropole qui est l’une des plus intégrée de France. Est-ce une bonne chose ? Faut-il plus d’intégration encore ou faut-il revenir en arrière ? Le dernier mandat s’est achevé sur l’échec de l’élargissement de la Métropole à la presqu’ile de Crozon et l’Aulne Maritime. Cette intégration poussée n’a-t-elle pas fait peur ?

Nous devons nous appuyer sur un outil qui fonctionne très bien : le Pays de Brest. Nous y avons l’habitude de nous voir, de nous côtoyer, de vivre et travailler ensemble. Le Pays de Brest doit être la base de la collaboration entre nos territoires tout en respectant nos différences. Nous l’avons vu dans la mise en place du SCOT ou le travail sur la filière algues. Nous devons poursuivre ces missions au sein du Pays sur les transports, la rade, l’agriculture…

Des communes essentielles et qui ont toute leur place, une métropole locomotive mais pas hégémonique, un Pays de Brest soudé et solidaire ; voilà les conditions de la réussite de notre territoire pour les années qui viennent.

Les élus du GICA issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel et Plouzané - elus-gica@brest-metropole.fr

 

BREST, C’EST VOUS !

Cadre de vie et dynamique économique pour tous

Chaque Brestois doit pouvoir bénéficier d’un environnement sain. Cela passe par plus de nature en ville, un accès plus facile aux plages et au littoral, une circulation mieux protégée, surtout à pied et à vélo.

La municipalité doit stopper l’étalement urbain débridé et pratiqué aux cours des deux derniers mandats : 200 hectares de plus. Offrir des logements oui, mais insérés dans le tissu urbain, à proximité des commerces et des services, sans obliger les familles à des déplacements tout au long de la journée.

La qualité de vie des Brestois implique qu’ils bénéficient à la fois d’un environnement plus naturel et d’un espace public plus sûr. Les espaces verts ne doivent pas servir de lieux de passage mais devenir des endroits agréables pour les résidents et les promeneurs. Trop de nos parcs et jardins sont transformés en « supermarchés » où prospèrent des trafics en tous genres. Nous le constatons au cœur même de la ville. Ces situations font fuir les familles et les riverains.

Il n’y a là rien d’inéluctable. En 2020, nous avons fait des propositions très concrètes pour mener des actions de requalification et de rénovation urbaines et environnementales, en valorisant le bâti, en préservant la nature et en agissant pour la qualité de l’air et le climat. Un urbanisme apaisant et habité, une liberté d’aller et venir en toute sécurité, voilà les conditions d’une vie harmonieuse dans la ville.

Pour nous, l’écologie n’est pas une idéologie, c’est un état d’esprit et une préoccupation quotidienne.

2 questions à Franck Besombes

  • Le cadre de vie à Brest ?

Il y a beaucoup de choses à dire. Brest présente un véritable potentiel architectural, un maillage de squares, d’espaces verts, de quartiers emblématiques qui aujourd’hui ne sont pas suffisamment mis en valeur. L’équipe municipale est face à ses contradictions renforcées par le dernier scrutin municipal. Nous, nous promouvons une approche pragmatique de l’environnement. Nous tenons à conserver tous les acquis de notre mode de vie, de la civilisation urbaine, tout en préservant et préparant l’avenir. Nous sommes convaincus que le développement peut être durable. Ses objectifs doivent être raisonnables et respectueux de notre histoire, tout en protégeant, toujours les plus modestes. Pour cela, nous devons collectivement faire preuve de bon sens.

  • La dynamique économique à Brest ?

La dynamique commerciale est aussi un enjeu du cadre de vie. Une ville dont le patrimoine est respecté et mis en valeur, où l’espace public est un espace de liberté, contribue à la dynamique commerciale. Je suis convaincu que notre ville sera d’autant plus attractive que la liberté d’entreprendre sera soutenue hors de tout dogmatisme.

Ainsi le stationnement est un enjeu essentiel. C’est un sujet emblématique de ce qui nous sépare de la majorité actuelle. Penser que moins de places de stationnement, c’est moins de voitures en ville et moins de voitures, plus d’écologie, c’est une erreur. La collectivité doit prendre en compte les besoins des habitants et tabler sur la responsabilité individuelle plus que sur la contrainte. La collectivité doit éclairer cette liberté des citoyens en affichant ses politiques de façon transparente. Il y a encore des progrès à faire ! La sortie de la crise sanitaire, que nous espérons rapide maintenant, peut offrir une occasion de redonner du sens à l’action collective et de l’espoir à chacun. L’économie brestoise, surtout le commerce et la restauration, auront besoin d’un fort soutien local. Ce seront les plus puissants leviers du retour à une vie sociale à tous aspirent.

Élus Brest, c’est Vous !

Bernadette MALGORN, présidente

Véronique BOURBIGOT Laurence KERMAREC Gaëlle MONOT

Valérie ABALLEA Bruno CALVES Jean-Pierre RICHARD

Jean-Philippe ELKAIM Franck BESOMBES Vincent PERROT

www.brest-cest-vous.fr

Brest progressiste

Un budget primitif, des choix politiques

Un budget est l’expression de choix politiques qui ne sont pas les nôtres. Certains investissements n’appellent pas contestation, comme les opérations de renouvellement urbain, d’autant que l’Etat y prend pleinement sa part. Les investissements en faveur de la réparation navale, en souhaitant que le calibrage de l’élévateur à bateaux puisse répondre aux besoins des industriels du Port. La rénovation du Conservatoire botanique où la Métropole a pu compter sur le soutien de la Région. Mais la seconde ligne de tramway est-elle nécessaire quand il existe des alternatives plus souples et moins contraignantes ?

D’autres points appellent notre vigilance. Le contournement Nord-Ouest de Brest, pour lequel il est essentiel d’épargner la Vallée du Restic. L’aménagement de nouveaux quartiers d’habitat au détriment de terres bio, comme le montrent l’éco quartier de la Fontaine Margot et les travaux zone du Vern. Il est urgent de lutter contre l’artificialisation des sols ou des programmes immobiliers comme la Cantine au Relecq Kerhuon, dont le terrain appartient encore à Brest Métropole Aménagement.

Brest Progressiste

Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire

brestprogressiste@gmail.com 

Mars 2021 - Expression libre (Sillage N°234)

Union des forces de gauche, de progrès et de l'écologie

Une métropole au service du quotidien

Brest métropole vote ce mois-ci le premier budget du mandat. Ce budget, nous l’avons bâti de manière à lancer de nombreux chantiers d’avenir qui contribueront à faire de notre métropole un territoire toujours plus agréable à vivre au quotidien. Parmi les priorités, une attention particulière sera portée à la transformation urbaine et au développement de la nature dans les quartiers.

Le nouveau souffle que nous voulons donner à nos quartiers trouve d’ores et déjà à s’exprimer aux quatre coins de la métropole, à l’image du projet du Haut Jaurès dont les façades colorées illustrent une dynamique vertueuse. L’année dernière, 17 locaux vacants ont trouvé preneur et 40 emplois ont été créés. Les opérations de travaux lourds sur les immeubles et les rénovations de façades se poursuivront cette année.

Il en sera de même pour les quartiers de Bellevue et de Recouvrance dont les opérations de renouvellement urbain sont entrées dans leur phase de réalisation. La transformation urbaine de la place de la Liberté se poursuivra afin de lui redonner sa fonction d’agora. Les autres communes de la métropole verront également la réception ou le lancement de réaménagements des espaces publics en cœur de ville. Une politique de l’habitat ambitieuse sera portée afin de moderniser les immeubles datant de la reconstruction brestoise, notamment en matière de rénovation acoustique et énergétique.

En parallèle, nous adopterons une approche tous azimuts de renaturation des quartiers. Nous réserverons des espaces dédiés pour de nouveaux jardins partagés et nous accompagnerons le projet de jardin extraordinaire sur les falaises du port de commerce. Des îlots de biodiversité verront également le jour et des terrains comme ceux de l’ancienne carrière de Bodonou seront mis en valeur en tant que « hauts lieux » de la biodiversité. Cette dynamique prendra également tout son sens avec le démarrage des études dans le cadre du nouveau schéma de référence du Moulin Blanc et de l’île Factice.

Ce sont quelques exemples, parmi d’autres, qui renforceront la qualité de vie au quotidien !


Groupe des élu.e.s socialistes de Brest - www.elus-socialistes-brest.fr


Agir pour la relance de notre territoire

La crise sanitaire que nous traversons entraine des effets économiques et humains violents dans tout notre pays. Hélas, le territoire de notre métropole n’y échappe pas. Les secteurs de la culture, de l’événementiel et de la restauration, notamment, connaissent à l’heure actuelle de grandes difficultés du fait de l’arrêt de leurs activités. Il y a un fort risque de voir les liquidations judiciaires augmenter cette année.

Depuis un an, nos politiques publiques locales entendent limiter au maximum les effets de la crise sur l’emploi. Les différents dispositifs d’accompagnement que Brest métropole a déployés ont de ce point de vue été plus que nécessaires. Il est important de les prolonger ces prochains mois pour amortir le choc de la crise.

Parallèlement, l’heure est également à une relance de plus long terme, que nous souhaitons la plus rapide et la plus forte possible. Pour nous, communistes, cette relance doit se réaliser au niveau local selon 2 axes, au moins :

Le premier est celui du maintien d’un niveau d’investissement public élevé. Un haut niveau d’investissement public permet en effet à l’immédiat de soutenir les acteurs économiques locaux et l’emploi qui va avec. A moyen terme, il permettra la poursuite des transformations déjà engagées par notre équipe pour faire de notre métropole un territoire toujours plus solidaire, accueillant et durable.

Le deuxième concerne la poursuite de notre effort, avec tous nos partenaires, pour implanter de nouvelles activités industrielles sur le territoire local. Énergies Marines Renouvelables, réparation et déconstruction navale, activités innovantes à forte valeur ajoutée sur le plan environnemental, tous nos efforts doivent être placés sur la relocalisation de l’outil industriel et sur la construction de filières d’avenir capables de créer de l’emploi local de manière durable.

Le groupe des élu.e.s communistes - Eric GUELLEC, Mathilde MAILLARD, Jacqueline HERE, Jean-Michel LE LORC’H, Sandra LE ROUX, Taran MAREC, Anne-Catherine CLEUZIOU, Claudie BOURNOT-GALLOU


 

Faire de 2021 l’année du bénévolat !

Les communes de la Métropole ont construit leurs histoires, autour d’un tissu associatif dont le maillage territorial et la typologie en font une vraie richesse. Ce sont près de 1 800 associations qui sont aujourd’hui recensées et participent activement à la vie locale du territoire. Depuis le début de la crise sanitaire, sur le terrain, nombreux sont les bénévoles associatifs à être au rendez-vous, ne comptant ni temps ni énergie pour répondre avec d’autres, à l’urgence et faire que la vie continue malgré les restrictions.

Le projet de loi séparatisme et association actuellement en discussion parlementaire annonce l’obligation d’un contrat d’engagement républicain à toutes associations subventionnées. Ecrit pour répondre aux agissements déviants d’une minorité d’associations, cette loi jette l’opprobre sur la totalité du monde associatif. La laïcité est utilisée comme un dispositif de sécurisation de l’espace social, et on bascule pour les associations vers une laïcité de contrôle loin de la loi de 1905.

Il existe de sérieux risques pour la vie associative dans ce qu’elle a de plus essentiel : la liberté, la capacité à faire vivre le débat, à interpeller, être source de mobilisation citoyenne, à vivre ensemble. Elle va engendrer la restriction de l’action militante, décourager la prise de responsabilités bénévoles. Le monde associatif est au contact des réalités de terrain et de leur complexité. Ce rôle, est déjà parfaitement posé dans la Charte des engagements réciproques signée en 2014 entre l’Etat, les collectivités territoriales et le monde associatif.

Il est plus important de trouver des formes de reconnaissance, de soutien, et d’aide à la relance de la vie associative, en valorisant l’engagement bénévole. C’est pourquoi nous proposons que nos 8 communes, ensemble, fassent de 2021 l’année du bénévolat associatif. Une belle occasion de travailler ensemble à mettre en valeur et relancer notre important tissu associatif pour transformer le vécu traumatique des derniers mois en expérience heureuse. 

Le Groupe d’élu-e-s de la Gauche Sociale et Écologiste -Appéré Patrick, Hamon Xavier, Kerguillec Véfa, Kermarec Charles, Migot Christiane.


Pour une Métropole accessible en vélo, en bus, en tram et même en voiture !

Les déplacements sont au centre des politiques métropolitaines. La seconde ligne de tram et la ligne de BHNS vers Lambézellec sont des programmes structurants pour l’agglomération. Elles sont nécessaires mais ne répondent pas à toutes les problématiques.

La question des transports se pose aussi au-delà de la ville centre. La perspective de déploiement des pôles d’échanges multi-modaux en lien avec des lignes de bus rapides vers les autres communes de la Métropole est un engagement important. Ces pôles devront être correctement dimensionnés, bien conçus pour offrir les services adaptés pour les usagers en correspondance et permettre des échanges en toute sécurité entre voiture, vélo, bus et réseau de TCSP.

Mais les déplacements ne se limitent pas aux transports en commun. Les déplacements en voiture ne sont pas tabous. Or le réseau routier de la Métropole, et singulièrement de la ville de Brest, est ancien et en mauvais état. Les crédits d’entretien ne sont pas à la hauteur des enjeux. Aujourd’hui, nous reprenons moins de 1 % de notre linéaire de voirie tous les ans. C’est à dire qu’il faudrait attendre plus d’un siècle pour ré-intervenir sur une chaussée. Ce rythme est nettement insuffisant. Nous appelons à un plan Marshall pour nos routes.

Il nous semble également nécessaire de poursuivre les efforts visant à améliorer les circulations en périphérie de l’agglomération. En particulier, nous souhaitons voir avancer un certain nombre de chantiers comme les contournements de Lambézellec, de Lanvian à Guipavas ou le désenclavement du Technopole à Plouzané.

Le schéma directeur vélo doit également se déployer sur l’ensemble des huit communes. Notre métropole est compacte, elle doit être irriguée par des axes cyclables permettant à la fois d’assurer les trajets du quotidien vers les commerces et les services de proximité, mais également d’assurer les liaisons vers les zones d’emplois.

Les élus du GICA issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel-Daoulas et Plouzané - elus-gica@brest-metropole.fr


Un budget au service des Brestoises et des Brestois

Cette année s’annonce compliquée pour notre territoire et ses habitants. Que ce soit sur le plan social, dans le domaine économique, sur les aspects financiers. Pour preuve, les difficultés que nous rencontrons dans l’élaboration des budgets de la ville de Brest et de la métropole pour 2021.

Une réalité qui s’impose à nous avec la gestion de cette crise sanitaire que nous subissons depuis de longs mois et qui nous amène tout naturellement à nous poser de sérieuses questions sur l’évolution financière de notre collectivité. Une crise qui pèse lourdement sur l’économie et impacte fortement nos choix politiques et le financement de nos projets.

Mais malgré toutes ces incertitudes qui, malheureusement, ne manqueront pas de s’accumuler, et les aléas auxquels nous serons certainement confrontés pendant encore longtemps, nous nous réjouissons que les propositions des 3 élus brestois du Parti Radical de Gauche soient prises en compte. En effet, comme nous l’avons souhaité, les décisions budgétaires de notre majorité se doivent d’être au service de Brest, des Brestoises et des Brestois. Et cela malgré la crise. Bien au contraire !

Les choix budgétaires que nous réclamons doivent nous permettre de financer notre politique de proximité et nos investissements. Tout en garantissant pleinement notre effort de solidarité et de fraternité, car personne ne doit être oublié sur le bord du chemin. Des choix qui confortent aussi notre détermination à soutenir l’ensemble des acteurs associatifs, culturels et sportifs de notre ville. Et tout cela en maintenant les taux d’imposition alors que les dépenses de fonctionnement sont plus volumineuses.

C’est donc un budget sérieux qui est proposé pour 2021. Un budget auquel nous sommes fiers d’avoir apporté notre contribution. Parce qu’il nous permet de respecter nos engagements pris voilà tout juste un an ; parce qu’il tient compte de nos possibilités financières et nos marges de manœuvre ; et parce qu’il répond aux attentes de nos concitoyens qui veulent que Brest soit une ville où on vit bien.

Les élus «Parti Radical de Gauche & Citoyen» - Fortuné PELLICANO, Hubert BRUZAC, Frédéric DEVAUX 


Pour une ville apaisée, généralisons la zone 30 à Brest ! 

Les autres villes de Bretagne le font ; pourquoi pas nous ? Les zones 30 sont devenues la règle dans les grandes villes de Bretagne et d’ailleurs. Les voies de circulation limitées à 30 km/h représentent 98% des voies à Lorient et plus de 80% à Rennes. A Nantes, leur généralisation l’été dernier a permis de contrer le risque de regain d’autosolisme lié au confinement. Pionnière, la Métropole de Grenoble a fait le choix de les généraliser dès 2016 ! Dans notre Métropole, on compte à peine 20% de voies à circulation apaisée.Apaiser la vitesse en ville, c’est bon pour le climat, c’est bon pour notre qualité de vie. C’est une vision politique nouvelle de la ville qui s’affirme et se généralise. Celle qui montre que les vélos, les piéton·ne·s, les usager·e·s des transports en commun sont aussi important·e·s que les automobilistes. Celle qui agit pour un partage plus équitable de l’espace public pour toutes et tous, qui réduit la place de la voiture pour préférer les parcs, les arbres, les chemins, les logements et les commerces.C’est aussi une ville plus sûre pour nos aîné·e·s, nos enfants ou tous ceux et toutes celles qui ont des besoins spécifiques dans leur mobilité. L’Adeupa soulignait en 2018 que « le vieillissement de la population nous amène à repenser la cohabitation des allures et à reconsidérer l’importance de la marche ». C’est utile également pour sécuriser les abords des écoles. La généralisation des zones 30 est une mesure claire, lisible et plus facilement respectable que des zones partielles et éparpillées, difficiles à repérer quand on circule dans la ville.Cette politique, enfin, viendrait enrichir le déploiement d’un plan vélo qui a été consolidé avec un budget conséquent, d’un plan piéton qui gagnerait à avoir un budget propre, d’un réseau de transports en commun qui va être considérablement renforcé. Alors, sur ce sujet de la généralisation des zones 30 à Brest, nous devons pour le coup accélérer !

Les élu·e·s écologistes de Brest - Nathalie Chaline, Glen Dissaux, Marion Maury, Gaëlle Morvan, Ronan Pichon, Gwendal Quiguer

Rassemblement pour Brest

BREST, C’EST VOUS !

Pour une politique du stationnement favorable aux usagers et au Commerce

Les élus Brest, c’est Vous ! ont voté contre la nouvelle politique du stationnement. Pourquoi ?

Le 15 décembre 2020, la gauche majoritaire votait, à la métropole, de nouvelles mesures en matière de stationnement. Elles sont en vigueur depuis janvier 2021. Les Brestois et les habitants de la métropole en découvrent depuis les effets négatifs.

On constate des augmentations allant de 2 à 11 %, suivant les zones pour le stationnement payant. Ce choix pèsera sur le pouvoir d’achat des ménages, sur celles et ceux qui ont besoin de leur véhicule pour travailler ou pour effectuer leurs achats. C’est une tarification punitive.

Sur la gratuité du samedi matin, il est vrai qu’elle favorisait les voitures ventouses. C’est pourquoi, nous n’étions pas opposés à sa suppression. Par contre, attention à une présentation trompeuse qui laisse espérer aux automobilistes une gratuité de 30 mn sur chaque temps de stationnement. C’est faux. Dès lors qu’ils dépasseront 30 minutes, ils payeront la totalité du stationnement. Pour une heure, ils paieront l’heure complète et non les 30 minutes restantes ! En outre, cela ne s’applique qu’une seule fois par jour.

Enfin, nous nous sommes opposés à la modification de la gratuité de la pause du midi ramenée de 12 h 00 à 13 h 30 à la place de 12 h 30 à 14 h 00. Une décision prise sans réelle concertation avec les acteurs du commerce et les restaurateurs, même si l’exécutif métropolitain ose prétendre le contraire.

Au final cette politique se caractérise par un manque d’étude d’impact et un déficit de concertation avec celles et ceux qui animent le centre-ville en faisant vivre le commerce à Brest.

Toutes ces mesures vont à l’encontre de l’attractivité commerciale du centre-ville déjà pénalisée par la crise sanitaire. Pour certains commerçants, c’est une question de survie, de leur emploi et celui des salariés.


2 questions à Véronique BOURBIGOT

Brest, c’est Vous a voté contre la modification des horaires de gratuité le midi, pourquoi ?

Le nouvel horaire n’est pas logique. D’ailleurs les restaurateurs ne comprennent pas ce changement. La pause méridienne était gratuite de 12 h 30 à 14 h 00. Désormais ce sera de 12 h 00 à 13 h 30. Voudrait-on faire fuir les clients, sans prendre ni dessert ni café, quand les restaurants pourront enfin rouvrir ?

De plus, l’exécutif nous a affirmé avoir consulté les professionnels et qu’ils étaient d’accord. C’est totalement faux. On nous a menti.

Dans un récent courrier, le vice-président en charge du dossier a fini par admettre que sa décision reposait non sur une concertation récente des professionnels, mais sur une enquête datant du printemps 2017.

Quatre ans après cette étude, la situation économique a bien changé. Les avis de 2017 sont-ils toujours pertinents en 2021 ? Tout cela est déconnecté du réel !

Que proposez-vous ?

Tout d’abord, cesser de détruire des places de stationnement et en créer en fonction de besoins. Revenir bien sûr sur cette décision de pause méridienne.

Nous proposons aussi la mise en place d’une véritable gratuité des 30 premières minutes, quel que soit le temps de stationnement. Pour une heure de stationnement, seules 30 minutes seraient payantes.

Nous proposons en outre, la gratuité tous les jours à partir de 17 h 30.

Nous proposons enfin l’instauration d’un forfait pour les professionnels du centre-ville, dans le même esprit que celui des résidents.

Nous faisons aussi des propositions pour les piétons et les vélos. Ça passe par la qualité de la voirie et la sécurisation des parcours.

Vos élus Brest, c’est Vous !

Bernadette Malgorn, présidente

Véronique Bourbigot, Laurence Kermarec, Valérie Aballéa, Gaëlle Monot, Bruno Calvès, Jean-Pierre Richard, Jean-Philippe Elkaïm, Franck Besombes, Vincent Perrot

21 rue Jean Macé - 02 98 47 64 96 - 
www.brest-cest-vous.fr

Brest progressiste

Réinterroger les priorités en matière de mobilités

Lors du dernier conseil de Métropole, nous avons défendu l’idée de repenser les choix de mobilités en les adaptant aux réalités du contexte économique et aux besoins des habitants et des habitantes de la Métropole. 

Une seconde ligne structurante de transport en site propre ne peut se penser qu’à l’échelle métropolitaine. Les bassins d’emplois et de vie ne se limitant pas à la seule ville de Brest, la question des pôles d’échanges multimodaux doit être travaillée de concert avec l’ensemble des communes de la Métropole. Enfin, il est à notre sens essentiel de ne pas persister dans une seule optique alors qu’il existe aujourd’hui des solutions techniques plus innovantes et ne nécessitant ni bétonnage des sols ni nuisances à l’environnement urbain.La crise de la COVID a profondément bouleversé nos habitudes de travail et de transport. Télétravail, covoiturage, usage du vélo, etc. Dans ces temps de crise, il est urgent que la majorité réinterroge le projet de seconde ligne de tramway à l’aune de ce qu’impose la situation. Car si rester ambitieux est une qualité, préserver l’avenir en ces temps incertains passe parfois par des choix plus pertinents, plus efficients et plus en adéquation avec les besoins immédiats de nos concitoyens.

Brest Progressiste Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire

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