Droit d'expression des groupes politiques Octobre 2019

Le règlement du Conseil municipal de Brest, accorde aux groupes politiques un droit d'expression.
Vous trouverez ci-dessous les textes publiés dans ce cadre. Ces textes sont également publiés dans la revue Sillage.

Expression libre (Sillage N°223 - Octobre 2019)

Union des forces de gauche, de progrès et de l'écologie

Brest a besoin de 100 policiers supplémentaires !

 

Les actes violents commis ces dernières semaines à Brest suscitent logiquement l’effroi et l’indignation parmi nos concitoyens.

La situation, tant locale que nationale, est très préoccupante car là où il y avait hier des violences légères, il y a aujourd’hui des armes à  feu dans nos quartiers. Ne soyons pas naïfs, s’il y a des armes, c’est à cause des trafics de drogue.Tous les rapports de police nous le disent, si les affrontements peuvent être déclenchés pour d’autres raisons, tout ceci se déroule sur fond de trafic. Ces règlements de comptes, exacerbés par les systèmes mafieux, sont inacceptables car ils compromettent une partie de la jeunesse et son avenir, rendent difficile le quotidien des habitants et ruinent les efforts des services publics encore bien présents.

La solution réside-t-elle, comme le prétend l’opposition de droite, dans la mise en place d’une police municipale et de la vidéosurveillance ? Là encore, ne soyons pas naïfs, le rôle de la police municipale n’est nullement de lutter contre les trafics en tout genre comme le font les équipes de lutte spécialisées. Pour ce qui est de la vidéosurveillance, cela ne fait que déplacer le problème sans le résoudre ; les bandes continueraient leurs trafics dans d’autres lieux de la ville. 

La ville de Brest a pris ses responsabilités quand l’État s’est désengagé de nos quartiers. Nous avons renforcé les actions de médiation et de tranquillisation sur le terrain tout en consolidant les services publics : investissements dans les mairies de quartier, dans les transports publics pour permettre leur désenclavement, dans l’éducation et la culture, dans les centres sociaux et les équipements de quartier…

Une action forte et rapide de la part de l’État est aujourd’hui indispensable, la Police nationale doit pouvoir recevoir à Brest des moyens supplémentaires pour pouvoir faire face à cette situation urgente. Malgré nos relances auprès du ministre de l’Intérieur, aucune réponse ne nous est parvenue à ce jour… Nous demandons que l’État prenne à son tour ses responsabilités !

Groupe des élu-e-s socialistes de Brest Métropole www.elus-socialistes-brest.fr

Développement durable et solidaire, nos collectivités agissent !

Il y a urgence : dans notre pays, près de 50 000 décès prématurés sont dus à la pollution atmosphérique ; 12 millions de personnes sont contraintes de vivre dans une situation de précarité énergétique.

Le capitalisme exploite avec la même férocité les hommes et la nature.

La lutte contre le réchauffement climatique est un enjeu de société. C’est un enjeu social fort car ce sont les citoyens les plus en difficultés qui ont à subir en premier lieu les conséquences de la crise climatique.

Brest et sa métropole se sont engagées très tôt pour répondre à ces défis. Depuis de nombreuses années, elles développent une politique qui conjugue social et écologie et qui se traduit par des mesures concrètes pour les habitants : 

  • le développement d’un réseau de transports en commun à haut niveau de service
  • la promotion d’une alimentation saine, de qualité, accessible à tous (60 % bio dans les
  • cantines scolaires de la ville)
  • l’attribution d’aides financières aux habitants pour la rénovation thermique de leur logement 
  • la rénovation énergétique des écoles publiques, du parc social de Brest Métropole Habitat
  • la création de parcs urbains, de cheminements piétons et vélos, dans les opérations de rénovation urbaine, etc.

À Brest, nous menons le combat contre les inégalités sociales et environnementales d’un seul mouvement, car il n’y aura pas de révolution écologique sans révolution sociale.

Cette politique au service du bien-être des Brestois et de la préservation de notre planète, nous la voulons toujours plus ambitieuse pour les années à venir.

Elus communistes, nous agissons notamment pour que la gratuité des transports en commun soit élargie à plus d’usagers. Nous agissons aussi pour que soit mis en place  ne nouvelle tarification de l’eau, réductrice des inégalités dans son volet social,  réservatrice de la ressource dans son volet écologique. Ces mesures, parmi d’autres, doivent nous permettre de répondre collectivement plus vite et plus fort à  l’urgence climatique et sociale.

Les élu-e-s communistes et de progrès de Brest. Gaëlle Abily, Claude Bellec, Eric Guellec, Jacqueline Héré, Jean-Michel Le Lorch, Isabelle Mazelin. 22 Bis rue Bruat 29200 BREST 02 98 43 05 41 elus-communistes@org-brest.fr

Pesticides : le temps n'est plus au débat mais à l'action.

En mai 2019, Daniel Cueff, maire de Langouët (35), prenait un arrêté interdisant l’utilisation des pesticides à moins de 150 mètres de toute habitation. « Un maire peut-il ignorer les dangers de l’usage de tels produits sur la santé de ses habitants ? » avait-il interrogé lors de sa convocation au tribunal administratif de Rennes en août dernier, suite à la requête de la Préfète de Région. Il a depuis immédiatement fait appel de la décision suspendant son arrêté, arguant qu’un Maire, face à l’inaction de l’Etat, se doit d’agir pour protéger ses citoyens.

Entouré d’un important soutien populaire, Daniel Cueff, bénéficie également du soutien de nombreux élu-e-s locaux qui ont, comme lui, décidé de prendre un tel arrêté. Une manière d’évoquer un problème de santé publique lié à l’écologie, et inciter le gouvernement à répondre à la promesse faite par le président de la République. Une promesse non respectée jusqu’à présent et qui fut l’une des raisons du départ de Nicolas Hulot.

Le ministère de l’Agriculture vient de communiquer sur une consultation publique qui devrait être lancée début octobre dans les préfectures. Le ministre a de son côté posé comme cadre « une distance de sécurité de 5 à 10 mètres des habitations ». Cela reste très insuffisant, et ne prend pas en compte le principe de précaution nécessaire face aux risques sanitaires que l’usage de ce type de produits peut engendrer.

Si depuis 2017 pour les communes, et janvier 2019 pour les particuliers, l’usage de tels produits est interdit, certaines villes comme Brest avaient, depuis le début des années 2000, anticipé une démarche « zéro phyto ». Une démarche  qu’il faut bien entendu poursuivre et intensifier.

Pour les élu-e-s de l’Autre Gauche BNC, le temps n’est plus au débat sur ces questions d’écologie et de santé publique, mais comme le démontre Daniel Cueff, c’est maintenant à l’Etat d’agir rapidement et courageusement. 

Groupe des élus de l'Autre Gauche-BNC Patrick APPÉRÉ, Roselyne FILIPE, Charles KERMAREC, Yvette LE GUEN elus-bnc@org-brest.fr

Aux arbres citoyennes et citoyens !

Le climat se dérègle, et plus vite que l’on ne l’avait prévu. Les dernières études annoncent un réchauffement possible entre 6,5 et 7o Celsius d’ici 2100. Avec de  lourdes conséquences si l’on ne réagit pas, et vite ! La fonte des glaces et du per gélisol (permafrost en anglais) pourrait augmenter sensible- ment le niveau des océans, engloutissant ainsi des milliers d’îles et démultipliant le nombre de réfugiés climatiques. Ils ont déjà été 83,5 mil- lions entre 2011 et 2014, et l’ONU prévoit qu’ils seront 

250 millions d’ici 2050. L’amplification des phénomènes climatiques extrêmes est également à prévoir. Avec l’augmentation de la température des mers et océans c’est l’évaporation qui s’accentue créant  un bouleversement des jetstreams causant séche- resses et inondations.  Nombre de crises et désordres géopolitiques sont directement liés à des phénomènes météorologiques. Rappelons-nous, la crise syrienne a largement été accentuée par le phénomène de sécheresse que le pays a connu 

entre 2006 et 2010. Ce dérèglement climatique se répercute partout dans le monde. À Brest, ville portuaire, il est urgent de se préparer dès maintenant aux changements à venir. Aujourd’hui, la jeunesse du monde entier ne veut plus regarder ailleurs. Elle secoue le vieux monde. En Bretagne, des mobilisations lui font écho : 

  • chaque premier vendredi du mois, les Coquelicots fleurissent sur les places de nos communes pour demander l’interdiction générale des pesticides de synthèse
  • le jour de l’automne, elles/ ils étaient des milliers aux marches pour le climat et la biodiversité
  • et, n’en doutons point, les portraits du Président de la République française continueront de s’évanouir malicieuse- ment des salles de mariages.

Oui, la République doit se marier avec le climat mais, pour l’instant, le divorce est consommé. Les enfants du couple ne sont pas d’accord ! 

Elu.e.s EELV Brest et Brest métropole Ronan Pichon, Nathalie Chaline, Pierre Guezennec, Marif Loussouarn 0298460878 www.brest-eelv.fr

La maison brûle, certains se regardent le nombril

Les larmes de Nicolas Hulot, bousculé par la puissance des lobbies politiques et économiques, acculé à renoncer à son ministère face à l’inertie du gouvernement, ont ému. Elles lui ont conféré une dignité qui sera toujours refusée aux frileux et aux climato-sceptiques. Elles ont joué un rôle d’électro- choc, accélérateur de prise de conscience de l’urgence sociale et climatique. 

À Brest, où les urnes ont parlé, l’écologie structure désormais la vie politique, et l’espace à  gauche en particulier. Les enjeux du développement durable sont devenus le socle de toutes nos politiques publiques, ici, dès mainte- nant, sans attendre et pour les années à venir.

Le débat ouvert à gauche en vue des élections municipales, sera d’autant plus productif et imaginatif qu’il sera rassembleur et pluraliste en amont. Pour accélérer la transformation écologique de Brest à partir d’un projet clair, pour répondre à l’attente de nos concitoyens, il faut se donner rapidement, et pas à l’arraché entre deux tours électoraux, un but majoritaire, donc unitaire.

On connait le rôle des com- munes et intercommunalités en matière de qualité de vie, environnement, eau, déchets, transition énergétique, pollution de l’air, déplacements, protection du littoral, création d’emplois non délocalisables et socialement utiles, réduction des inégalités entre les indivi- dus et entre les territoires...Nos collectivités ont tout pouvoir pour réaliser des agendas 21 locaux : des programmes stratégiques d’actions concrètes, régulièrement évalués, en matière de développement économique, sociétal, environnemental. Elles peuvent imaginer des mesures durables pour le 21ème siècle en matière de culture, sport, éducation, handicap...Elles sont l’institution de proximité qui a la légitimité pour engager les acteurs du territoire à se projeter dans l’avenir.

C’est un pouvoir énorme à saisir avec plus d’audace, à condition de rassembler largement les sensibilités qui s’enrichissent mutuellement, non pas par facilité, mais justement parce que c’est difficile.

Groupe UDB et Apparenté Anne-Marie Kervern Fragan-Valentin-Lemèni elus-udb@org-brest.fr

Echauffement politique et/ou réchauffement climatique !

En 1929, Paul Eluard écrit : « la terre est bleue comme une orange ». Est-ce une prémonition, avec le déni américain ou la faiblesse européenne, avec les incendies de la forêt amazonienne ou du bush australien ? Echauffement politique et/ou réchauffement climatique !

Notre planète bleue brûle. Au sens propre comme au sens figuré !

Nous habitons cette terre et nous n’en avons pas d’autre. Alors construire un monde vivable pour tous est la question. Face à la crise écologique en France, Emmanuel Macron nous fait des discours teintés de vert, mais sa politique ne mesure ni l’urgence, ni la gra- vité et elle ne suit pas. Pour exemple la décision aberrante qui a été prise quant aux épandages de pesticides à proximité des zones habitées ou fréquentées par du public.

Certes les collectivités travaillent sur cette thématique vitale qu’est l’écologie, de la plus petite commune jusqu’au niveau international, à l’exemple de Brest comme le tramway, le téléphérique, le bio dans les cantines, la préservation de la biodiversité urbaine, le programme « sans pesticide », le réseau de chaleur, le plan climat, son Agenda 21. Mais cela ne suffira pas !

Il s’agit  d’agir en  tant  que citoyen.ne aussi bien à l’échelle de sa proximité que du monde. Certes toutes les femmes et tous les hommes politiques actuels, toute tendance confondue, vous parleront avec brio et gravité (c’est selon !) d’écologie. Intox ! L’écologie est un combat universel et apolitique. Il est l’affaire de tous les citoyen. ne.s. Il est important qu’ils se reconnaissent et unissent leurs intelligences et leurs énergies pour construire et porter avec force et conviction un projet ambitieux et sauveur pour notre Terre, chef-d’œuvre en péril ! Alors nous, les Radicaux de Gauche de Brest lançons cette alerte et aussi cet appel à une convergence de toutes les synergies afin de sauver notre Terre avant qu’il ne soit trop tard.

Christiane Migot Composante Parti Radical de Gauche de la Majorité

Brest alternative

Vive la rentrée !

Nous sommes en septembre, et en cette rentrée, depuis qu’une vidéo protection a été mise en place autour des bâtiments scolaires et en centre-ville, les familles et  nos jeunes de Kerourien, de Pontanezen, de St Marc ou Bellevue ne craignent plus les mauvaises rencontres dans leurs quartiers. Quand ils se promènent sur la Place de la Liberté, ils sont de moins en moins importunés et aiment y rester, même le soir. Une police municipale, discrète mais présente, rassure les passants et les familles.

Le centre-ville apaisé est redevenu « cœur de ville » où se côtoient harmonieusement   piétons, vélos et usagers des transports en commun. Les automobilistes trouvent à se garer à proximité dans des parkings-relais sécurisés. Un important travail de revégétalisation est en cours pour corriger l’aspect minéral du centre. 

Les commerçants, consultés sur tous ces points, voient reve- nir les clients, et peu à peu, des enseignes reviennent s’installer. Dans les écoles, chacun œuvre dans un débat dépassionné et égalitaire, sur les rythmes scolaires et la place des différents partenaires : familles, élèves, ensei- gnants et personnels municipaux ou d’animation. Bientôt, des solutions débattues dans l’intérêt de chacun, sans a priori idéologique, vont être trouvées en commun. Les économies attendues servi- ront aux nouvelles activités du mercredi

Les Brestois ont tourné la page des « affaires » et reprennent confiance en leurs élus, qui se sont engagés dans une démarche de transparence de l’exercice de la démocratie locale. Nous sommes en septembre, mais 2020.

Tout cela sera possible, si les Brestois décident de dire adieu, en mars prochain, à trente ans d’administration PS. Cela dépend de vous !

Alors, en attendant, à tous Bonne Rentrée !

N.Collovati, C.Margogne, M.Berthelot, M.Calonnec, L.Guillevin & C.Le Guen-Boucher www.brest-alternative.fr

Rassemblement pour Brest

Brestois, pour votre sécurité, un projet, une volonté

Brest la rentrée a été mar- quée par une recrudes- cence de l’insécurité. Les fusillades à Kérourien ont inquié- té les habitants. Beaucoup de mamans gardaient leurs enfants à la maison malgré le beau temps et les activités. L’intrusion au lycée Dupuy-de- Lôme avec battes de baseball et marteaux atteint toute la communauté éducative. On ne compte plus les incendies de voitures à St Marc-Bellevue-Kerbonne-Lanrédec-Centre, comme les agressions sur la voie publique. La police nationale agit avec efficacité et réactivité. Mais les réponses de la municipalité ne sont pas à la hauteur. Le Code général des collectivités territo- riales et le Code de la sécurité intérieure confient au maire des responsabilités pour protéger la population et prévenir la délinquance. À Brest le maire édulcore la situation et esquive ses respon- sabilités. Nos projets sont prêts !

Dès 2014, nous réclamions et réclamons toujours, des mesures efficaces qui ont fait leurs preuves dans les grandes villes. 

Exemples : 

  • À l’Etat la création d’une zone de sécurité prioritaire et la créa- tion d’une Brigade anti-criminalité (BAC) de Jour.
  • À la municipalité la création d’une police municipale et le déploiement d’une vidéoprotection. 

Ce sont des moyens d’action supplémentaires dans un dispositif plus large, allant de la prévention à la sanction, en passant par la médiation et la dissuasion.

 

Nous avons travaillé avec des professionnels et des citoyens pour préparer un projet global pour la sécurité à Brest. Nos projets sont prêts. Nous avons la volonté de les faire aboutir.

Bernadette Malgorn Rémi Hervé Bruno Sifantus Brigitte Hû Véronique Bourbigot Claudine Péron www.rassemblement-pour-brest.fr

 

Brest, métropole en marche !

Un an déjà !

Il y a un an déjà, je demandais l’organisation d’Assises de la sécurité pour réfléchir et agir en concertation avec les Brestoises et les Brestois : depuis, rien n’a été fait. La sécurité est un sujet majeur du bien vivre à Brest. Elle nécessite des mesures de fermeté et de prévention. C’est un sujet dont je mesure la complexité et dont je sais les causes multiples. Toutefois, la municipalité a le devoir de mettre en œuvre tous les moyens dont elle dispose.

La sécurité, c’est la première des libertés. C’est un enjeu majeur d’inclusion et d’égalité. Je pense en particulier aux femmes, chez qui le sentiment d’insécurité est plus fort. Elles doivent pouvoir marcher dans les rues, en tout lieu et à toute heure, prendre les transports, disposer de l’espace public sans inquiétude. La sécurité devrait être un droit, y compris à Brest. Car si elle est un moyen pour favoriser l’attractivité, la redynamisation du centre-ville et des quartiers, elle est aussi nécessaire à l’évolution vers un mode de vie plus durable.

Marc Coatanéa

Partage-Solidarité

Le maire de Brest aurait-il menti en conseil municipal sur ses liens avec l’association Vivre à Brest? Bien que légitimement interrogé plusieurs fois par les groupes d’opposition de droite et de gauche en conseil municipal sur le sujet, le maire a d’abord assuré n’avoir aucun lien financier avec Vivre à Brest depuis 2001 (conseil municipal du 19 décembre 2018), avant de concéder avoir perçu une avance pendant la campagne de 2008 (conseil municipal du 23 avril 2019). Or, l’enquête semble révéler d’autres liens financiers, qu’il aurait donc cachés au conseil municipal. Devant être à nouveau convoqué après sa garde à vue d’avril 2019, au lieu de se représenter, le maire devrait démissionner.

Julie Le Goïc - PARTAGE-SOLIDARITÉ

Commentaires

Votre commentaire sera publié après avis du webmaster du site.

Dernière mise à jour le :