Droit d'expression des groupes politiques de Brest métropole

Le règlement du Conseil de Brest métropole, accorde aux groupes politiques un droit d'expression.
Vous trouverez ci-dessous les textes publiés dans ce cadre. Ces textes sont également publiés dans la revue Sillage.

Octobre 2021 - Expression libre (Sillage N°240)

Exécutif métropolitain

Être humain ne devrait pas nécessiter de courage politique

Depuis la récente prise de Kaboul par les talibans, l’exode depuis l’Afghanistan s’intensifie. En Afghanistan, comme partout ailleurs, la misère, la guerre et le fanatisme entraînent le déracinement. Beaucoup de civils, les femmes particulièrement, y demeurent arbitrairement menacés, persécutés, assassinés. Souvent pour ce qu’ils ont fait ou sont accusés d’avoir fait, plus fréquemment encore pour ce qu’ils sont. A cet égard, l’épisode de la crise des réfugiés des années 2015 et 2016 doit faire office d’enseignement : il s’agissait en fait d’une crise de l’accueil, d’une impréparation de nos pays. C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il incombe à nos collectivités de faire savoir combien cette erreur politique ne doit pas être reconduite. Nous croyons qu’il s’agit de porter haut nos principes d’État de droit. La protection de la France envers tout individu persécuté ou menacé de persécutions est un droit spécifique, rigoureux, appliqué en vertu de notre Constitution et de la réglementation migratoire française, mais aussi du droit de l’UE et du droit international. Ces Afghanes et ces Afghans qui demandent notre soutien, non pas de gaieté de cœur mais parce qu’ils n’ont aucun autre choix pour leur vie, nous rappellent combien nous sommes nous-mêmes vulnérables. Gardons-nous, dès lors, des invraisemblables solutions bien souvent contraires au respect de la dignité humaine. 

Brest, consciente de son histoire et accompagnée de toutes celles et de tous ceux qui œuvrent pour l’accueil et l’insertion des exilés, demeure fidèle à sa tradition de solidarité. C’est le sens de l’engagement pris par François Cuillandre. Forts de leur identité duale, française et bretonne, les gens d’ici savent combien cela n’enferme pas, mais ouvre. Les Brestoises et les Brestois n’ignorent pas combien cela facilite la compréhension de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants venus d’ailleurs. Si nous ne cédons rien à la peur de l’autre et sommes solidaires, nous voulons croire que la liberté est une force que rien ne saurait arrêter. Être humain, in fine, ne devrait pas nécessiter de courage politique.

Groupe des élues et élus socialistes :  www.elus-socialistes-brest.fr


Développement du réseau métropolitain de transports collectifs, répondre aux enjeux. La construction d’une 2ème ligne de Tram et d’une ligne de Bus à Haut Niveau de Service sont deux projets phares du programme sur lequel notre équipe a été élue pour ce mandat. Après la création d’une première ligne de tramway en 2012 et d’un téléphérique urbain en 2016, cette nouvelle phase de développement témoigne du volontarisme renouvelé de notre collectivité pour répondre aux besoins quotidiens de mobilités de tous les habitants de la métropole. Avec cette nouvelle phase de développement, notre collectivité va ainsi poursuivre le maillage de son réseau en structurant de nouveaux axes avec l’enjeu primordial de mieux desservir les équipements et services métropolitains (la Gare, le Centre Hospitalier Régional Universitaire, l’Université), les quartiers de la ville et les communes de notre agglomération. Ces choix, une fois concrétisés, offriront à tous de nouvelles alternatives crédibles à l’usage de la voiture pour se déplacer dans notre ville et sa métropole.

L’heure est aujourd’hui à une nouvelle étape de concertation sur le projet, avec les habitants, les usagers, les partenaires. Une étape démocratique importante et nécessaire au regard des investissements conséquents qu’il représente et durant laquelle nous invitons chacun et chacune à exprimer ses attentes afin que ce projet s’intègre au mieux dans l’espace public. Plusieurs variantes du tracé des lignes sont notamment mises sur la table, consultables sur https://jeparticipe.brest.fr/.

Selon nous, il existe un enjeu majeur d’accessibilité du CHRU et nous privilégions, de ce fait, l’option haute qui verrait une station de tramway positionnée juste devant l’entrée de l’hôpital. De la même manière, nous jugeons le prolongement de la ligne jusqu’au Questel utile et nécessaire pour répondre aux besoins de mobilités des habitants, notamment ceux du quartier de Saint-Pierre.

Le groupe des élues, élus communistes Eric Guellec, Mathilde Maillard, Jacqueline Héré, Jean-Michel Le Lorc'h, Sandra Le Roux, Taran Marec, Anne-Catherine Cleuziou, Claudie Bournot-Gallou.

Mon réseau s’agrandit… une belle démarche concertée (*)Après la validation de la 2nde phase du réseau de TCSP (Transport en Commun en Site Propre) par la Métropole en décembre 2020, une nouvelle phase de concertation publique s’ouvre cet automne. C’est l’occasion de confirmer, modifier et parfois même enrichir certaines des propositions du projet initial, en traitant de l’emplacement des stations, de la qualité des espaces publics, ou encore de la multi-modalité du réseau. Une belle opportunité est ainsi offerte a de pouvoir s’investir aux ateliers citoyens organisés en octobre autour de la seconde ligne de Tram et celle du BHNS (Bus à Haut Niveau de Service), ou sera également traité la question des points d’échanges multimodaux avec les autres communes de la Métropole.

Ce nouveau projet impactera non seulement nos modes de déplacement mais il va redessiner certains quartiers de notre ville pour les 50 prochaines années. Au final, c’est l’urbanisme, l’environnement et une grande partie de notre cadre de vie qui vont être impactés. Cette concertation entre élus, techniciens de la collectivité, habitants et usagers du réseau devient un temps indispensable puisqu’il enrichit le projet initial, alimente aussi la réflexion et éclaire la décision politique. Partir de l’expertise de chacun, permet d’aboutir à une prise de décisions plus efficace. En effet l’écoute et le débat contradictoire enrichissent la réflexion et influent sur des choix judicieux. Pour le groupe des élus GSE, il est utile de partager largement notre vision en engageant le plus souvent possible un dialogue avec la population autour d’enjeux concrets, surtout lorsqu’ils sont importants.

Nous sommes aussi convaincus que pour un habitant, apporter sa contribution aux choix collectifs, ne peut que renforcer le sentiment de citoyenneté. La concertation est pour cela une occasion unique de réfléchir tous ensemble sur ce qu’il est possible de faire, de passer de l’opposition à la co-construction et d’en finir avec les éternels « y a qu’à, faut qu’on,… ».

Patrick Appéré, Xavier Hamon, Véfa Kerguillec, Charles Kermarec et Christiane Migot Groupe des élues, élus de la Gauche Sociale et Ecologique : elus-gse@mairie-brest.fr 
*Toutes les complémentaires sur le site : « jeparticipe.brest.fr »

Bonne rentrée à toutes et à tous

Après avoir vécu un été rythmé par les contraintes de la crise sanitaire, c’est une rentrée faite de doutes et d’attentes fortes que l’actualité nous impose. Au point qu’on peut légitimement se demander si nous allons voir rapidement le bout du tunnel dans lequel nous nous trouvons depuis mars 2020.Mais malgré toutes ces obligations dûes à la Covid-19 qui pèsent sur notre vie quotidienne, il faut essayer de retrouver les habitudes d’une vie normale. C’est avec cet état d’esprit que les trois élus de notre groupe se sont fixés des objectifs de rentrée et ont choisi de s’attacher en priorité à certains thèmes. Comme par exemple s’engager à trouver des solutions rapides et adaptées aux difficultés que les étudiants rencontrent pour se loger dans notre ville. Ils sont désormais plus de 30 000 à être inscrits à l’Université de Bretagne Occidentale et dans les Grandes Écoles implantées sur notre métropole. Pour une partie d’entre eux, cette rentrée est terrible si on se fie à leurs témoignages, ainsi qu’à ceux de leurs familles confrontées à un vrai « parcours du combattant » pour trouver de quoi se loger décemment dans notre agglomération. L’un d’entre nous, Hubert Bruzac, dans le cadre de ses fonctions de Vice-président de la métropole en charge de l’Enseignement Supérieur, fait partie de ceux qui ne ménagent ni leur temps, ni leur énergie, pour faciliter au mieux cette rentrée à des jeunes étudiants ayant privilégié notre territoire pour leur formation. Le travail qu’il mène depuis des mois avec un grand nombre de partenaires permettra de montrer que Brest peut se revendiquer comme une ville universitaire de premier plan.

Il y a un grand nombre d’autres sujets pour lesquels nous ne manquerons pas de nous positionner. Ce sera le cas lorsque le dossier du stade de football sera débattu. Favorables à la construction d’un nouveau stade digne d’un club de Ligue 1 dans le secteur du Froutven, nous serons bien naturellement vigilants pour que l’argent public soit le mieux utilisé et le mieux investi dans ce nouvel équipement à vocation métropolitaine. Et nous serons bien évidemment très présents et force de proposition lorsqu’il faudra trouver des réponses à cette question urgente : comment ré-instaurer le dialogue pour mieux re-vivre ensemble. Un dialogue avec toutes les générations de citoyens, tous les acteurs de notre ville afin d’imaginer collectivement et sereinement le Brest de demain.

Fortuné Pellicano, Hubert Bruzac, Frédéric Devaux, Groupe des élus PRG-le centre gauche

Nous avons des réponses locales à l’urgence climatique. D’après un sondage publié début septembre, le dérèglement climatique est le sujet qui inquiète le plus les Françaises , Français. Les jeunes sont particulièrement sensibles à cette question : 75 % estiment que le futur est inquiétant. Et le dernier rapport du Giec leur donne raison. Les années à venir seront le théâtre d’une augmentation de la fréquence et de la sévérité des sécheresses et des précipitations. Les inondations seront plus fréquentes et intenses, particulièrement dans les villes côtières comme Brest, à la faveur du renforcement des épisodes maritimes extrêmes. On constate d’ailleurs déjà une augmentation des fortes pluies et des occurrences de chaleur en Bretagne.

Sans action rapide de notre part, les conséquences seront terribles, tant pour la biodiversité et les paysages bretons, que pour notre cadre de vie et nos activités piscicoles et agricoles. Deux tiers des Françaises, Français estiment que les pouvoirs publics n’agissent pas suffisamment en faveur de l’environnement. En cette année d’élections présidentielle et législatives, la donne doit changer. Les débats à l’occasion de la primaire écologiste ont permis de mettre en lumière les problématiques d’énergie, de climat, de nature en ville, d’artificialisation des terres, etc. et de leur donner toute la place qu’elles méritent dans le débat public.

Sur tous ces sujets, il y a des solutions et nous devons aussi agir au niveau local. Brest a reçu en septembre le plus haut niveau du label Citergie décerné par l’Ademe, pour son engagement dans la transition écologique.  La deuxième ligne de tram contribuera à réduire nos émissions carbones. Notre Plan Alimentaire Territorial facilite l’accès à une alimentation de qualité pour toutes, tous. Nous devons aller beaucoup plus loin, et plus vite, notamment en luttant contre l’artificialisation continue des sols sur notre métropole, en favorisant les mobilités décarbonées, la rénovation énergétique, l’économie de la transition écologique et en confortant la place de l’agriculture bio et locale sur le territoire.


Les élues, élus écologistes de Brest, Eelv et affiliées, affiliés Glen Dissaux, Marion Maury, Ronan Pichon, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan.



Les ainés au cœur des politiques communales et métropolitaines. Les politiques en direction des ainés sont principalement portées par le département et les communes. Au département il revient de mettre en œuvre les dispositifs lourds d’accompagnement et de financement de la dépendance, via l’Apa en particulier. Aux communes il revient de faire vivre des actions d’animation, souvent en lien avec le tissu associatif, de vigilance et de solidarité au quotidien.


Le fait d’appartenir à une grande agglomération nous permet également de porter ensemble l’organisation d’évènements que nous ne pourrions organiser seuls à l’échelle de nos communes. C’est le cas tous les ans des Tréteaux chantants ou le forum « Bien vieillir » qui a eu lieu le 5 octobre dernier aux Capucins sur le thème de l’aide aux aidants.
La Métropole porte également des politiques en la matière. Ainsi, avec les huit communes qui la compose et l’Anah (qui dépend de l’Etat), elle met en place un dispositif de maintien à domicile qui vise à permettre aux personnes en perte d’autonomie d’adapter leur logement pour rester, aussi longtemps que possible, chez elles. On s’aperçoit dans les faits qu’il est nécessaire que l’ANAH, notamment, fasse preuve de plus de souplesse et de réactivité dans l’instruction des dossiers. Les maires, sur le terrain, s’aperçoivent que les personnes concernées par la perte d’autonomie ne peuvent attendre des mois pour la mise aux normes de leur logement.


A travers ses politiques de l’habitat, de l’espace public et des transports, la Métropole est également attentive à favoriser l’accessibilité du bâti comme des parcs ou des voies de circulation pour permettre à chacun d’y vivre et de s’y déplacer confortablement et de manière sûre.
A l’issue de cette période de pandémie au cours de laquelle nos aînés ont été particulièrement exposés, il est important que la vie puisse reprendre, que chacun puisse retrouver ses habitudes, ses lieux de vie et de rencontre.

Les élus du Gica issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel-Daoulas et Plouzané / elus-gica@brest-metropole.fr

BREST, C’EST VOUS !

Droits, violences faites aux femmes : Réagissons !

En France, l’égalité des droits entre les femmes et les hommes semble acquise, mais l’entre-soi masculin dans les lieux de pouvoir a la vie dure. En politique, la parité a permis l’émergence des femmes dans les assemblées locales. Mais où sont les femmes dans les 1ers cercles des décideurs, que l’on regarde le monde politique, économique, social ou culturel ? A Brest, en 2020 il n’y avait que 2 femmes pour 8 hommes dans les plus hauts postes de direction. C’est aussi le cas au sommet de l’Etat : gouvernement paritaire, progression des nominations de femmes en conseil des ministres, certes ! mais chapeautage par des cabinets massivement masculins. Au travail, à compétences égales, elles sont moins payées, promues plus lentement, plus précaires.

Les métiers très féminisés sont moins valorisés. La crise sanitaire l’a mis en évidence pour les infirmières, aides-soignantes, personnels d’Ehpad. Tout le monde en souffre. Dans les relations entre personnes, la situation se dégrade : les femmes sont plus victimes de violences conjugales et de harcèlement moral ou sexuel dans l’espace public, sur les réseaux, à l’école, au travail. A Brest aussi, cela est préoccupant. Des cas récents ont été révélés. La collectivité doit être exemplaire comme employeur et dans les actions qu’elle soutient. Les dispositifs actuels méritent d’être largement améliorés.

2 questions à Françoise Houard :

Vous êtes engagée aux côtés des femmes et des jeunes filles. 700 000 élèves/an (majorité de filles) seraient victimes de harcèlement. L’assassinat début 2021, à Argenteuil, de la jeune Alisha, a été un choc. On redécouvre aussi les cas de suicides d’enfants victimes de harcèlement scolaire. Dans l’enseignement supérieur (observatoire étudiant 2020), 1 étudiante sur 20 déclare avoir été violée, et 1 sur 10 de violence sexuelle. Au-delà de l’émotion, il faut agir vite ! Les actions doivent mieux s’articuler pour soutenir les enfants et les familles en détresse et les dispositifs et leurs coûts inscrits dans la durée (prévention et lieux d’écoute).

Et sur les violences faites aux femmes ? 


Les chiffres sont terribles : 146 assassinats de femmes par leur compagnon ou ex, en 2019 ; 90 en 2020 ; 84 sur les 1ers mois de 2021. Dans le même temps, il y a eu 100 000 appels sur ligne 39.19 (+22 %), 156 000 plaintes pour violences conjugales (+10 %).A Brest, les nouveaux moyens de police doivent permettre de renforcer la lutte contre ces violences comme nous le réclamions. Chacun doit agir et se coordonner pour plus d’efficacité : collectivités, institutions, employeurs, associations. Les employeurs publics doivent être exemplaires en matière de prévention et de lutte. Cela veut dire agir dans l’espace public et aussi en interne, auprès de ses agents.

Actuellement les signalements dans la collectivité (sans inclure les satellites) sont rares, 2 à 3 fois/an. Est-ce là, la réalité ? Ou des victimes sont inhibées ou intimidées ?

Une collectivité publique est un lieu de pouvoir. Le harcèlement (sexuel ou moral) est une forme de cet abus. Quelle que soit la parcelle de pouvoir détenu, nous devons être vigilants. Pour renforcer la lutte, Bernadette Malgorn a proposé que le conseil intercommunal de prévention de la délinquance prenne ce sujet dans sa globalité : centraliser et mettre en commun les informations permettant de protéger les victimes et neutraliser les agresseurs. Auprès de la police et de la justice, devenons un partenaire proactif, par exemple pour proposer en urgence des relogements discrets aux victimes de violences familiales, souvent avec leurs enfants.

Brest c'est vous !
Bernadette Malgorn présidente, Véronique Bourbigot, Gaëlle Monot, Valérie Aballea, Françoise Houard, Bruno Calves, Jean-Pierre Richard, Jean-Philippe Elkaim,  Franck Besombes,  
Vincent Perrot
21 rue Jean Macé-Brest / www.brest-cest-vous.fr 

Brest progressiste

Mobilité ne doit pas rimer avec rigidité

La majorité l’assure : la concertation continue au sujet de la seconde ligne de tramway. Las ! Fixant d’autorité les règles de cette consultation, point de remise en question d’un projet à la fois coûteux et peu écologique. Tramway, la majorité veut, tramway la majorité fera. Alors même que les recettes des transports publics se sont effondrées avec la crise de la Covid-19, les socialistes brestois et leurs alliés écologistes n’en démordent pas et s’apprêtent à faire couler des milliers de mètres cube de béton dans nos rues.

Et pourtant, d’autres solutions, plus souples et plus écologiques, existent. La mairie de Nancy, socialiste elle aussi, l’a bien compris en privilégiant le Trolley Nouvelle Génération en lieu et place du projet de tramway. Une solution alternative plus rapide et moins chère à mettre en place, avec une réelle dimension métropolitaine, pour s’adapter aux enjeux de demain et préparer après-demain. Mais la majorité l’assure : la concertation continue. Alors, posons-lui une simple question : quand est-ce qu’on arrête les frais ?

Brest Progressiste
Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire
1 rue Jean Marie Le Bris, 29200 / Brestbrestprogressiste@gmail.com

Eté 2021 - Expression libre (Sillage N°238)

Exécutif métropolitain

Parcoursup ou la négation de l’universalité des études sup’

De l’université aux grandes écoles en passant par les classes préparatoires, ce sont plus de 30 000 jeunes qui sont accueillis chaque année au sein de notre métropole, territoire éminemment étudiant. Cette année encore, une étape charnière attend nombre de ces jeunes désireux de poursuivre leurs études dans la cité du Ponant : Parcoursup.

Pour ces étudiantes et étudiants en devenir qui, le 6 juillet, découvrent les résultats du baccalauréat et n’ont pas encore reçu de réponses positives à leurs candidatures, effectivement, la situation demeure intimement inégale : au lendemain des résultats, trop n’ont toujours pas reçu de réponses favorables aux vœux formulés.

Faut-il également, au-delà de cette source d’angoisse, faire mention du fait que pour la demande de beaucoup de ces formations, ce sont d’importants frais de dossiers qui s’appliquent ? Dans le cas d’une ou d’un jeune qui aurait ainsi postulé à 10 formations avec des frais de 100 euros chacune, le calcul s’opère facilement… Faut-il encore souligner combien, après une année d’enseignements hybrides, l’impact de la crise est réel ?

Nous posons la question : comment notre jeunesse lycéenne peut-elle s’épanouir, lorsqu’elle traverse sa dernière année avant le grand bain noyée par la pression de la sélection par l’établissement, et donc par l’argent ? C’est notre engagement collectif pour la réussite de la jeunesse qui est mis en jeu, a fortiori à l’heure où celle-ci souffre de ne pas être suffisamment entendue par le gouvernement, ni sur son manque de ressources quand elle étudie et ne trouve pas de stage ou d’alternance ni, plus grave encore, quand elle ne parvient pas à s’alimenter. Dans les temps difficiles que nous traversons, ces principes de sélection injustes nous paraissent ainsi très éloignés des principes d’équité censés régir la procédure.

Tout cela s’opère au détriment de l’éducation que nous aimons, celle qui s’adresse à toutes et à tous. En bref, si pour le poète, On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans, en 2021, il est surtout difficile d’avoir bientôt 20 ans. 


Groupe des élues et élus socialistes

www.elus-socialistes-brest.fr 

Faire vivre le droit aux vacances pour tous

Après plusieurs mois de confinement, l’été qui débute s’avère être une bouffée d’oxygène pour chacun et chacune d’entre nous. La crise sanitaire a mis à rude épreuve le lien social et il nous tardait de nous retrouver pour revivre ces temps collectifs de partage, d’échanges, de convivialité, si essentiels et si caractéristiques du bien-vivre ensemble de notre cité. Malgré les protocoles sanitaires imposés, le Grand Départ du Tour de France a de ce point de vue constitué un grand moment de fête populaire pour notre agglomération et ses habitantes et habitants.

Tout au long de l’été, notre collectivité, en lien avec le tissu associatif et ses grands équipements métropolitains (70.8, Océanopolis, Office de Tourisme, etc.), continue de se mobiliser pour proposer des animations et des activités culturelles, sportives, éducatives, à destination de tous et notamment de celles et ceux qui ne peuvent pas partir en vacances.

En 2019, c’est en effet 40 % des français qui ne partaient pas en vacances. En plongeant de nombreux foyers dans des situations de difficultés financières, la crise actuelle va malheureusement renforcer cette inégalité.

Dans ce contexte difficile, permettre l’accès aux vacances et à des activités d’été au plus grand nombre, notamment aux jeunes, est donc plus que jamais l’une des priorités de notre action publique. Cet été, la collectivité va ainsi prolonger son soutien financier aux séjours de vacances organisés en lien avec les partenaires associatifs, patronages laïques, maisons pour tous, centres sociaux. Ce dispositif Vacances pour tous est tout à fait essentiel. Il témoigne de notre volonté de permettre à un maximum de jeunes de partir en vacances, de pratiquer des activités et des expériences nouvelles, de découvrir de nouveaux lieux. Les vacances sont sources de cohésion, d’émancipation individuelle et collective. Partir en vacances est un droit dont chacune et chacun doit pouvoir disposer.

Le groupe des élu.e.s communistes

Éric GUELLEC, Mathilde MAILLARD, Jacqueline HERE, Jean-Michel LE LORC’H, Sandra LE ROUX, Taran MAREC, Anne-Catherine CLEUZIOU, Claudie BOURNOT-GALLOU.

Protégeons nos langues régionales

La préservation des langues régionales est un enjeu culturel, patrimonial, et également historique.

Les plus anciens d’entre nous se souviennent combien échanger en sa langue maternelle à l’école pouvait être sévèrement puni. Aujourd’hui l’enseignement du Breton et de sa culture, redonne toute sa place à notre langue régionale, préservant ainsi la transmission d’un patrimoine culturel vivant, évitant sa disparition. Sa pratique connait même un regain à la faveur des apprentissages scolaires possibles tant dans l’enseignement public au travers la filière Div Yezh, que dans les écoles privées sous contrat d’association avec Diwan.

Le 8 avril dernier, le parlement a adopté à un large consensus, une nouvelle proposition de loi destinée à conserver et promouvoir les langues régionales, en autorisant l’enseignement immersif. Selon Paul Molac, initiateur du projet, « c’est la réconciliation de la République avec ses territoires ».

Depuis, la censure par le Conseil Constitutionnel de « l’enseignement immersif », balaye cette possibilité, l’estimant contraire à l’article 2 de la Constitution qui dit : « La langue de la République est le français ». Ce positionnement défavorable a déclenché fin mai des manifestations de plusieurs milliers de personnes dont plus de 10 000 personnes à Guingamp.

Notre groupe condamne l’approche conservatrice du Conseil Constitutionnel, contraire à l’esprit qui l’animait lors de sa décision de l’intégration des langues régionales dans la Constitution en 2008. La loi « Molac » propose juste de pouvoir enseigner aux enfants une langue régionale, au même titre que l’anglais et l’espagnol.

Sur cette question Brest n’est pas en reste. Notre ville s’est engagée par la signature de la Charte « Ya d’ar Breizhoneg » en 2018, mais aussi à travers la généralisation de la signalétique en Breton, sa présence dans les outils de communication, et son usage pour les grands évènements comme à l’occasion du départ du Tour de France.

Patrick Appéré, Xavier Hamon, Véfa Kerguillec, Charles Kermarec et Christiane Migot

Groupe des élu-e-s de la Gauche Sociale et Ecologique

elus-gse@mairie-brest.fr 

POUR NE PLUS FERMER LES YEUX SUR DES DRAMES HUMAINS

Comme chaque année à pareille époque, des milliers de candidats à une vie meilleure tentent de traverser la Méditerranée en payant une fortune à des passeurs sans scrupules pour embarquer sur de fragiles embarcations. Depuis janvier, dans une indifférence quasi générale, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, ont perdu la vie dans des naufrages pour avoir voulu fuir la guerre et la misère dans leur pays.

Ces dernières semaines ont été particulièrement difficiles pour les associations engagées dans le sauvetage en Méditerranée. On parle de milliers de morts, mais au-delà de la brutalité des chiffres, la question est humaine. Ce sont des gens, avec un parcours, avec une histoire, ce ne sont pas juste des chiffres égrenés dans les journaux d’informations.

De plus en plus de voix s’élèvent pour éveiller les consciences, pour ne plus fermer les yeux sur ces drames humains.

Lors de la remise des prix du Vendée Globe en mai dernier, 70 personnalités du monde maritime ont invité « les pouvoirs publics et les organisations nationales et internationales, ainsi que les citoyens, à cesser de détourner le regard, à prendre leurs responsabilités en mettant en place des moyens de sauvetage des réfugiés en mer, en soutenant et en finançant les ONG qui leur apportent assistance et réconfort ».

A Brest, où la solidarité en mer est vécue comme une évidence, la ville a souhaité répondre favorablement à cet appel de solidarité de marins qui pour la plupart ont navigué dans notre magnifique rade et connaissent l’accueil chaleureux des Brestois(es) au retour de leurs exploits.

S’associer à cet appel s’inscrit dans la suite logique des actions concrètes que nous avons mises en œuvre depuis 2018, comme par exemple des expositions et des conférences sur les interventions de SOS Méditerranée.

Mais tout ce travail de témoignage et de soutien aux actions de l’association doit aujourd’hui être renforcé par un engagement politique concret et significatif. C’est le sens de la délibération votée lors du dernier Conseil municipal et autorisant la signature d’une convention de partenariat avec SOS Méditerranée et le versement d’une subvention de 10 000 €.

C’est avec beaucoup de fierté que les 3 élus du PRG-le centre gauche ont œuvré pour cette reconnaissance par la ville de Brest du travail de l’association.

Fortuné PELLICANO

Hubert BRUZAC

Frédéric DEVAUX

Groupe des élus PRG - le centre gauche

Le Restic, une vallée à sauvegarder

La construction du contournement Nord-Ouest de l’agglomération brestoise a été lancée en 2008. L’aménagement de la Voie Nord Lambézellec constitue la dernière étape de ce projet. Des enjeux de taille y sont attachés : sécurisation des usager·e·s, amélioration de la desserte du CHRU, fluidification du trafic, … Mais aussi des enjeux de préservation de la biodiversité, de maintien de la qualité de vie des habitant·e·s et de lutte contre la dépendance à l’automobile. Le projet initial prévoyait l’artificialisation du Restic, dont la vallée est un réservoir de biodiversité exceptionnel. On y trouve de nombreuses espèces protégées. C’est aussi un espace à forte valeur ajoutée pour les habitant·e·s, un espace de détente, de promenade : une respiration. C’est donc sur ces fondements qu’associations, collectifs, élu·e·s écologistes et habitant·e·s sont mobilisé·e·s depuis le début pour la sauvegarde de la vallée. L’annulation du projet par le juge a été un soulagement pour tou·te·s les défenseur·se·s de l’environnement. Une nouvelle concertation a remis ce projet à l’agenda. Les habitant·e·s de Brest métropole ont, à nouveau, été appelé·e·s à se prononcer sur 6 scénarios d’aménagement. Le scénario à privilégier est indéniablement celui du réaménagement par Desfossés-Loscoat-Kervao : projet le moins coûteux, ne nécessitant pas de nouvel ouvrage, il répondra aux contraintes de la circulation en préservant les espaces naturels. Au contraire, le passage d’une voie de circulation par la vallée du Restic serait catastrophique. Notre collectivité est engagée dans un objectif de réduction par 4 de nos émissions de gaz à effet de serre ; plutôt que de créer de nouvelles routes, favorisons les déplacements doux, continuons de développer les transports en commun et toutes les alternatives permettant de réduire le nombre de voitures dans notre agglomération. Les élu·e·s écologistes se sont prononcé·e·s contre le projet passant par la vallée du Restic dès leur 1er vote lors du conseil de communauté du 26 juin 2009 et poursuivent leur engagement en ce sens.

Les élu·e·s écologistes de Brest, EELV et affilié·e·s

Glen Dissaux, Marion Maury, Ronan Pichon, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan

Plan de relance, où es-tu ?

À grand renfort d’annonces, le plan de relance et ses 100 milliards d’euros serait l’antidote – ou le vaccin – contre les répercussions économiques et sociales de la crise mondiale que nous traversons.

Pour autant, la réalité est bien plus nuancée. Des appels à projets apparaissent sporadiquement qui concernent des thématiques trop souvent en décalage avec les attentes des communes. Dans ce maquis technocratique, c’est à se demander si l’intention ne serait pas plutôt de décourager les maires.

Pourtant, il y a urgence à relancer nos projets. 70 % de l’investissement public est porté par le bloc communal. Il fait vivre les entreprises du territoire, les commerces et nos familles. Or, une collectivité qui investit moins perd ses entreprises, voit partir ses habitants, et meurt à petit feu.

Alors que les aides de l’État peinent à venir, nous nous interrogeons pour l’après, lorsque les plans de relance auront expiré, comme les prêts garantis, le chômage partiel. Et que viendra le temps peut-être d’un nouveau tour de vis pour les collectivités, afin de rembourser cet « argent magique ». 

Mais point de fatalisme pour autant. Brest métropole et nos huit communes ont les reins solides. Elles se parent au mieux contre toute éventualité et plus encore, elles se projettent, sans résignation, avec optimisme. Un optimisme de rigueur.

Les élus du GICA issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel et Plouzané - elus-gica@brest-metropole.fr 

BREST, C’EST VOUS !

Cet été, pensez aussi au bien-être animal !

La saison estivale va permettre aux Brestois de prendre des vacances, de retrouver les plages, après les longs mois de crise sanitaire et les confinements successifs. Ces périodes ont été vécues comme autant de moments contraints dans l’exercice de nos libertés individuelles.

Mais l’été n’est pas source de bonheur pour tous. Chaque année les abandons de chiens ou de chats restent une cruelle réalité et une période de tension pour les bénévoles, pour les fourrières et les refuges.

Près de 30 000 chats et chiens vivent à Brest. Nous pensons qu’au-delà des missions qui incombent à la collectivité, notamment en matière de création d’une fourrière ou d’accompagnement des initiatives pour un refuge, Brest doit marquer plus fortement son attachement au bien-être animal.

Lors des municipales en 2020, nous étions les seuls à présenter un programme complet d’actions, partant du constat que Brest est loin de disposer de la palette des services permettant une cohabitation harmonieuse en ville avec les animaux.
Saluons les bénévoles des associations très actives. Qu’il s’agisse de l’accueil, du soutien aux populations précaires, de l’intervention d’urgence, de la santé animale, toutes méritent d’être aidées.

2 questions à Valérie ABALLEA

Au sein de « Brest, c’est Vous ! », vous êtes chargée de la protection animale. Parlez-nous de votre action.

Mon combat pour les animaux a toujours été au cœur de mon action. A l’origine, je viens du secteur associatif et syndical. La politique c’est donc nouveau. Lorsque Bernadette Malgorn m’a demandé de porter ces questions dans le champ municipal, j’y ai vu l’occasion de prolonger ce travail : être en quelque sorte un « aiguillon ».

Avant tout, je reste une militante de la cause animale, toujours à la recherche de solutions. En mars 2021 j’ai organisé, au profit de la protection animale, une vente de tableaux de l’artiste brestoise Michèle Oharoki. 1 040 euros ont été récoltés et répartis, à part égale entre les associations : Phénix, les chats du cœur brestois, les Alfrèdes, les chats des rues de Brest, l’Arche de Noé, le refuge de Landerneau.

En octobre 2020, vous avez fait des propositions en conseil municipal sur les cirques, toutes rejetées par les élus de gauche.

Oui ! C’est triste et incompréhensible.

Pas pour moi à titre personnel, mais pour la cause animale. Pourtant ces propositions restaient mesurées : réfléchir et débattre sur le cadre juridique ou la place des cirques à Brest. Moi, je crois aux vertus du dialogue.

Aujourd’hui 67 % des Français se prononcent pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques ou spectacles. Déjà 28 pays dans le monde interdisent totalement cette pratique, 7 autres partiellement, dont plus nos proches voisins européens. En France, les initiatives parlementaires récentes ont échoué. Beaucoup de villes en France ont pris une position de principe. A Brest, il ne faudrait pas en parler ?

Au final ce sera de la responsabilité du législateur. Mais ne pouvions-nous pas discuter sereinement sur cette évolution localement ? Nous proposions 2 choses :

  • la création d’une commission municipale temporaire avec des élus de tous les groupes du conseil pour écouter les associations, les professionnels de la protection et de la santé animale, les professionnels des cirques, pour contribuer à la réflexion et proposer des orientations,
  • l’organisation d’un débat sur la place des cirques et spectacles comportant des animaux en captivité.

Refus !


Il est bien dommage que le conseil municipal de Brest ne soit pas un vrai lieu ouvert au débat.

Elus Brest, c’est Vous !
Bernadette MALGORN, présidente
Véronique BOURBIGOT Laurence KERMAREC Gaëlle MONOT Valérie ABALLEA Bruno CALVES Jean-Pierre RICHARD Jean-Philippe ELKAIM Franck BESOMBES Vincent PERROT
21 rue Jean Macé - Brest
www.brest-cest-vous.fr

Brest progressiste

Transition énergétique et transformation du quotidien.

L’Etat est, depuis 2017, au rendez-vous en matière de rénovation énergétique. Le Plan de relance a encore accentué cet investissement du gouvernement auprès de notre collectivité, au travers de nombreux programmes comme ACTEE 2 ou la DSIL (dotation de soutien à l’investissement local). De grands programmes de réhabilitation comme à Bellevue ou Recouvrance en passant par la rénovation thermique des bâtiments scolaires, il est impératif de se saisir de ces aides gouvernementales pour permettre aux habitants de la Métropole de vivre, d’étudier ou de travailler dans des bâtiments moins énergivores, plus confortables et plus respectueux de l’environnement.

La transition écologique telle que nous l’entendons est un formidable levier de reprise, tout autant qu’un moyen d’améliorer la vie de nos concitoyens. C’est en ce sens que nous ne pouvons que saluer l’effort de 6,7 Mds d’euros au service de la rénovation énergétique des bâtiments, créatrice de 55 000 emplois sur 2 ans au niveau national. La Métropole brestoise devrait pleinement profiter de cette opportunité pour le bien de notre économie et de notre cadre de vie.

Brest Progressiste
Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire
brestprogressiste@gmail.com

Mai 2021 - Expression libre (Sillage N°236)

Exécutif métropolitain

Accéder à une alimentation de qualité

C’est le sens du projet alimentaire métropolitain sur lequel nous travaillons depuis 2018 pour offrir aux habitantes  et habitants de la métropole un accès à une alimentation saine, locale et à prix accessible. Ce projet a donné lieu à plus de 400 propositions formulées par les acteurs et citoyens de la métropole. 

Forts de cette dynamique, nous avons récemment adopté une feuille de route qui vise à fédérer tous les acteurs et actrices du territoire pour engager une multitude d’actions autour de cet enjeu fondamental.

Parmi les actions qui nous sont chères, un axe majeur du projet implique de renforcer l’aide alimentaire et l’accessibilité pour toutes et tous à une alimentation de qualité. Élues et élus socialistes, nous avons toujours eu à cœur de concilier la question de l’accès à l’alimentation à la nécessaire réduction des inégalités sociales.

Ce projet alimentaire apporte également des réponses au maintien et au développement d’une agriculture de proximité. Il réaffirme la poursuite du travail engagé depuis des années avec le monde agricole via la cellule foncière. L’objectif étant bien de protéger et de réactiver le foncier agricole dans les démarches de planification mais aussi de faciliter l’installation de jeunes agriculteurs. 

Le développement de l’agriculture de proximité s’intègre aussi aux opérations de renouvellement urbain des quartiers de Bellevue et de Recouvrance. Nous allons initier le projet de « quartiers fertiles » pour offrir aux habitantes et habitants, au tissu associatif et aux divers partenaires un cadre pour développer toutes les initiatives relatives à l’alimentation. Un état des lieux a identifié tous les espaces publics qui peuvent être propices à l’agriculture urbaine : production maraîchère, poulaillers, éco-pâturage... Facteur de cohésion sociale, l’agriculture urbaine participera à la préservation de l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie. 

Cet axe important du projet alimentaire métropolitain, en plus de répondre à un fort désir de nature dans les quartiers, sera un atout considérable pour la transition alimentaire de notre territoire. 

Groupe des élu.e.s socialistes de Brest - www.elus-socialistes-brest.fr


Construire une métropole de proximité

Depuis sa création en 1974, notre intercommunalité s’est toujours construite sur une volonté partagée de ses communes d’approfondir leurs coopérations pour améliorer le quotidien de nos concitoyens.

Elus communistes, nous avons soutenu cette évolution. Elle a permis à de nombreux projets communs de voir le jour : le développement du réseau de transports collectifs avec l’arrivée du Tram, l’évolution du mode de gestion de la distribution de l’eau avec la création d’Eau du Ponant, l’amélioration du cadre et de la qualité de vie avec la gestion métropolitaine des espaces publics et des services à la population. Cette démarche collective a renforcé la qualité du service public local et bénéficie à tous.

Face à la métropolisation forcée qui assèche les espaces de démocratie locale et qui met en concurrence les territoires, notre collectivité défend à l’inverse des choix de proximité, de solidarité et de coopérations, au sein d’un projet territorial dont la priorité est la réponse aux besoins sociaux, humains et environnementaux de tous nos concitoyens. 

Ces choix s’incarnent aussi dans la gouvernance métropolitaine. Dispositif innovant dont Brest métropole a été parmi les initiateurs dès 2014, le nouveau contrat de proximité territorial conclu entre la métropole et les communes pour ce mandat démontre notre volonté renouvelée d’associer toujours plus les communes au fonctionnement de notre métropole pour faire vivre la démocratie locale.

Il permettra le dialogue, la concertation et le partage de l’information entre élus métropolitains et municipaux. Par la délégation d’une partie des crédits métropolitains dans des domaines de compétence élargis, il rendra du pouvoir aux communes et rapprochera les décisions des habitants. Avec ses 4 territoires de proximité dédiés, il favorisera la participation citoyenne et constituera un bel outil pour de nouveaux projets au bénéfice des habitants de notre agglomération.

Le groupe des élu.e.s communistes - Eric GUELLEC, Mathilde MAILLARD, Jacqueline HERE, Jean-Michel LE LORC’H, Sandra LE ROUX, Taran MAREC, Anne-Catherine CLEUZIOU, Claudie BOURNOT-GALLOU


 

Urgence sanitaire, urgence sociale !

Depuis un an, nous sommes face à un séisme sanitaire d’une ampleur planétaire.

Nous nous débattons, individuellement et collectivement, d’une situation inédite, surréaliste, pesante, qui fixe le cadre de nos règles de vie : confinement, déconfinement et des protocoles évoluant sans cesse. Les conséquences sont extrêmement lourdes sur le plan de la santé et du psychisme, mais également sur ce qui fait l’une des qualités fondamentales de notre société : le vivre ensemble.

Cette crise est venue accentuer la précarité d’un grand nombre d’entre nous : chômage partiel, pertes de revenus, isolement. Aux personnes les plus fragiles d’avant la crise se sont ajoutées de nouvelles dont beaucoup de jeunes. Les observateurs sociaux et les collectivités s’alarment d’une augmentation croissante et importante des besoins en aide alimentaire.

Face aux besoins dans cette crise sanitaire, sociale et économique : la solidarité et la fraternité se sont mobilisées. Ces actes d’humanisme ne peuvent panser tous les problèmes, tous les maux, toutes les souffrances, ils sont pourtant essentiels et nécessaires.

Notre collectivité s’est fortement engagée, face aux inégalités qui se creusent, afin de répondre aux besoins et aux urgences des Brestois-es en actant :

  • L’attribution de chèques alimentaires pour pallier l’absence de cantines scolaires pour les enfants des familles les plus démunies,
  • La revalorisation des aides aux acteurs associatifs partenaires de l’aide alimentaire,
  • L’ouverture d’un point de distribution alimentaire sur la rive droite,
  • La prise en charge des publics les plus fragiles, comme les sans-domicile-fixe hébergés à l’auberge de jeunesse,
  • La création d’un répertoire des personnes isolées et fragilisées,

Ce que nous vivons nous oblige à une certaine retenue pourtant nous sommes fiers d’avoir su remplir nos missions. Des propositions d’accompagnement sont aussi posées sur la table au plan national, comme l’extension du RSA aux moins de 25 ans, que nous soutenons.

Le Groupe d’élu-e-s de la Gauche Sociale et Écologiste -Appéré Patrick, Hamon Xavier, Kerguillec Véfa, Kermarec Charles, Migot Christiane.


ETRE LIBRE DE DECIDER POUR SOI LE MOMENT D’EN FINIR

En France, nous avons la chance de pouvoir choisir nos vies. Cette liberté durement acquise nécessite une vigilance constante de notre part. Il existe cependant une liberté individuelle qui mérite notre attention : la liberté de choisir sa fin de vie.

C’est un sujet sensible qui nous renvoie à l’intime et qui fait rejaillir des expériences douloureuses. Il ne s’agit pas de légaliser l’euthanasie mais bien de débattre sur le droit à choisir de mourir dans la dignité. Un débat a eu lieu à l’Assemblée Nationale le 8 avril à l’initiative de Olivier Falorni, député du PRG-le centre gauche, qui a présenté une proposition de loi pour « une fin de vie libre et choisie ».

Cette proposition a pu être examinée malgré plus de 3 000 amendements déposés par un quarteron de députés LR, manœuvre sournoise qui avait pour unique but d’empêcher l’Assemblée Nationale de voter souverainement dans les temps impartis par le règlement. Cette obstruction parlementaire inacceptable de députés ultra-conservateurs n’a pas empêché un vote historique aboutissant à l’adoption, avec une très large majorité, de l’article 1 qui reconnaît le droit à tous de demander une « assistance médicalisée active à mourir ». C’est un premier pas pour faire évoluer la législation.

Mais ce qui s’est passé le 8 avril révèle le clivage suscité par le sujet de la fin de vie dans notre pays. Cela montre que le courage politique doit l’emporter afin que les Français soient entendus. Ce choix de société mérite un travail transpartisan, il nécessite de l’écoute et du respect des convictions de chacun. Mais il est impératif que le Parlement puisse débattre et voter. Tronquer à nouveau le débat serait un véritable échec pour notre démocratie parlementaire !

Le sujet de la fin de vie, que notre famille politique porte depuis de longues années, a fait l’objet de plusieurs textes déposés à l’Assemblée comme au Sénat depuis 2017. Mais il est grand temps d’avancer. Nous demandons donc à nos députés de reprendre le débat dans les meilleurs délais, de manière apaisée et digne, afin que cette loi que nous appelons de nos vœux soient adoptée.

A Brest, les élus PRG-le centre gauche militent pour la reconnaissance de ce droit fondamental : être libre de décider pour soi le moment d’en finir..

Les élus Parti Radical de Gauche-le centre gauche - Fortuné PELLICANO, Hubert BRUZAC, Frédéric DEVAUX 


Biodiversité et nature en ville, c’est pas juste pour faire joli

La sauvegarde de la biodiversité est, avec la lutte contre le changement climatique, l’un des enjeux les plus importants du XXIe siècle. Nous vivons actuellement la 6e extinction de masse. Cet effondrement spectaculaire des espèces est principalement lié aux activités humaines.

Les services rendus par les écosystèmes sont pourtant nombreux : production primaire, formation des sols, alimentation, photosynthèse, cycle du carbone, cycle de l’eau, pollinisation, régulation de la qualité de l’air, de l’eau, du climat, des maladies et des risques naturels, etc.

En ville, les espaces de nature participent directement à notre santé et à notre cadre de vie. Ils assurent leurs fonctions de corridors verts urbains, de poumons verts et sont des hauts lieux de biodiversité. Vallons du Stang Alar et du Costour, rives de Penfeld, vallée du Restic, projet de restauration de la sablière de Bodonou, etc., la métropole brestoise possède de nombreux réservoirs de biodiversité jouant un rôle fondamental dans l’équilibre naturel du territoire.

La préservation de ces espaces doit être au cœur de nos préoccupations. L’objectif de « zéro artificialisation » sur le territoire de la métropole est un enjeu de taille. De nombreux documents font référence à la biodiversité comme élément fondamental à préserver, tels que le Plan Climat, le Plan Biodiversité, le Programme de mandat, etc. Le PLU reste l’outil principal de protection de ces espaces. Nous devons agir sur les documents d’urbanisme structurants pour faire la ville que l’on souhaite : une ville équilibrée entre les impératifs d’habitat et la protection de l’environnement. Il faut réajuster le curseur, l’enjeu fondamental est peut-être moins d’attirer les promoteurs, toujours plus de bureaux, de riches séniors et des habitants d’autres régions, que d’améliorer la vie de celles et ceux qui habitent déjà le territoire et de permettre à des ménages modestes, des jeunes couples et des familles de rester habiter dans une ville agréable.

Les élu·e·s écologistes de Brest, EELV et affilié·e·s
Glen Dissaux, Marion Maury, Ronan Pichon, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan


Nouveau mandat, nouvelles collaborations !

Ce début de mandat, si particulier, est marqué par la crise sanitaire. Cela va faire déjà 1 an que les nouvelles équipes sont en place et nous sommes à un moment clé de ce nouveau mandat.

En effet, l’ensemble des contrats vont être signés en cette année 2021 : contrat métropolitain, CPER, CRTE, plan de relance de l’Etat, contrat de territoire, et de nombreux appels à projets de l’Etat.

Toutes ces mesures pourraient donner le tournis. Et pourtant, il convient d’être présents, organisés, méthodiques, pour ne pas rater le train de l’aménagement de notre territoire.

Il est indispensable que les élus s’emparent de tous ces sujets pour ne pas laisser les services qu’ils soient de l’Etat ou des collectivités, décider à leur place. Et cela n’est pas simple en cette période de pandémie et de renouvellement des instances départementales et régionales.

Plus que jamais, la proximité est indispensable. Plus que jamais la place des communes est indispensable. Plus que jamais la collaboration au sein du Pays de Brest est indispensable.

Concernant le Pays de Brest nous sommes dans une métropole qui est l’une des plus intégrée de France. Est-ce une bonne chose ? Faut-il plus d’intégration encore ou faut-il revenir en arrière ? Le dernier mandat s’est achevé sur l’échec de l’élargissement de la Métropole à la presqu’ile de Crozon et l’Aulne Maritime. Cette intégration poussée n’a-t-elle pas fait peur ?

Nous devons nous appuyer sur un outil qui fonctionne très bien : le Pays de Brest. Nous y avons l’habitude de nous voir, de nous côtoyer, de vivre et travailler ensemble. Le Pays de Brest doit être la base de la collaboration entre nos territoires tout en respectant nos différences. Nous l’avons vu dans la mise en place du SCOT ou le travail sur la filière algues. Nous devons poursuivre ces missions au sein du Pays sur les transports, la rade, l’agriculture…

Des communes essentielles et qui ont toute leur place, une métropole locomotive mais pas hégémonique, un Pays de Brest soudé et solidaire ; voilà les conditions de la réussite de notre territoire pour les années qui viennent.

Les élus du GICA issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel et Plouzané - elus-gica@brest-metropole.fr

 

BREST, C’EST VOUS !

Cadre de vie et dynamique économique pour tous

Chaque Brestois doit pouvoir bénéficier d’un environnement sain. Cela passe par plus de nature en ville, un accès plus facile aux plages et au littoral, une circulation mieux protégée, surtout à pied et à vélo.

La municipalité doit stopper l’étalement urbain débridé et pratiqué aux cours des deux derniers mandats : 200 hectares de plus. Offrir des logements oui, mais insérés dans le tissu urbain, à proximité des commerces et des services, sans obliger les familles à des déplacements tout au long de la journée.

La qualité de vie des Brestois implique qu’ils bénéficient à la fois d’un environnement plus naturel et d’un espace public plus sûr. Les espaces verts ne doivent pas servir de lieux de passage mais devenir des endroits agréables pour les résidents et les promeneurs. Trop de nos parcs et jardins sont transformés en « supermarchés » où prospèrent des trafics en tous genres. Nous le constatons au cœur même de la ville. Ces situations font fuir les familles et les riverains.

Il n’y a là rien d’inéluctable. En 2020, nous avons fait des propositions très concrètes pour mener des actions de requalification et de rénovation urbaines et environnementales, en valorisant le bâti, en préservant la nature et en agissant pour la qualité de l’air et le climat. Un urbanisme apaisant et habité, une liberté d’aller et venir en toute sécurité, voilà les conditions d’une vie harmonieuse dans la ville.

Pour nous, l’écologie n’est pas une idéologie, c’est un état d’esprit et une préoccupation quotidienne.

2 questions à Franck Besombes

  • Le cadre de vie à Brest ?

Il y a beaucoup de choses à dire. Brest présente un véritable potentiel architectural, un maillage de squares, d’espaces verts, de quartiers emblématiques qui aujourd’hui ne sont pas suffisamment mis en valeur. L’équipe municipale est face à ses contradictions renforcées par le dernier scrutin municipal. Nous, nous promouvons une approche pragmatique de l’environnement. Nous tenons à conserver tous les acquis de notre mode de vie, de la civilisation urbaine, tout en préservant et préparant l’avenir. Nous sommes convaincus que le développement peut être durable. Ses objectifs doivent être raisonnables et respectueux de notre histoire, tout en protégeant, toujours les plus modestes. Pour cela, nous devons collectivement faire preuve de bon sens.

  • La dynamique économique à Brest ?

La dynamique commerciale est aussi un enjeu du cadre de vie. Une ville dont le patrimoine est respecté et mis en valeur, où l’espace public est un espace de liberté, contribue à la dynamique commerciale. Je suis convaincu que notre ville sera d’autant plus attractive que la liberté d’entreprendre sera soutenue hors de tout dogmatisme.

Ainsi le stationnement est un enjeu essentiel. C’est un sujet emblématique de ce qui nous sépare de la majorité actuelle. Penser que moins de places de stationnement, c’est moins de voitures en ville et moins de voitures, plus d’écologie, c’est une erreur. La collectivité doit prendre en compte les besoins des habitants et tabler sur la responsabilité individuelle plus que sur la contrainte. La collectivité doit éclairer cette liberté des citoyens en affichant ses politiques de façon transparente. Il y a encore des progrès à faire ! La sortie de la crise sanitaire, que nous espérons rapide maintenant, peut offrir une occasion de redonner du sens à l’action collective et de l’espoir à chacun. L’économie brestoise, surtout le commerce et la restauration, auront besoin d’un fort soutien local. Ce seront les plus puissants leviers du retour à une vie sociale à tous aspirent.

Élus Brest, c’est Vous !

Bernadette MALGORN, présidente

Véronique BOURBIGOT Laurence KERMAREC Gaëlle MONOT

Valérie ABALLEA Bruno CALVES Jean-Pierre RICHARD

Jean-Philippe ELKAIM Franck BESOMBES Vincent PERROT

www.brest-cest-vous.fr

Brest progressiste

Un budget primitif, des choix politiques

Un budget est l’expression de choix politiques qui ne sont pas les nôtres. Certains investissements n’appellent pas contestation, comme les opérations de renouvellement urbain, d’autant que l’Etat y prend pleinement sa part. Les investissements en faveur de la réparation navale, en souhaitant que le calibrage de l’élévateur à bateaux puisse répondre aux besoins des industriels du Port. La rénovation du Conservatoire botanique où la Métropole a pu compter sur le soutien de la Région. Mais la seconde ligne de tramway est-elle nécessaire quand il existe des alternatives plus souples et moins contraignantes ?

D’autres points appellent notre vigilance. Le contournement Nord-Ouest de Brest, pour lequel il est essentiel d’épargner la Vallée du Restic. L’aménagement de nouveaux quartiers d’habitat au détriment de terres bio, comme le montrent l’éco quartier de la Fontaine Margot et les travaux zone du Vern. Il est urgent de lutter contre l’artificialisation des sols ou des programmes immobiliers comme la Cantine au Relecq Kerhuon, dont le terrain appartient encore à Brest Métropole Aménagement.

Brest Progressiste

Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire

brestprogressiste@gmail.com 

Mars 2021 - Expression libre (Sillage N°234)

Union des forces de gauche, de progrès et de l'écologie

Une métropole au service du quotidien

Brest métropole vote ce mois-ci le premier budget du mandat. Ce budget, nous l’avons bâti de manière à lancer de nombreux chantiers d’avenir qui contribueront à faire de notre métropole un territoire toujours plus agréable à vivre au quotidien. Parmi les priorités, une attention particulière sera portée à la transformation urbaine et au développement de la nature dans les quartiers.

Le nouveau souffle que nous voulons donner à nos quartiers trouve d’ores et déjà à s’exprimer aux quatre coins de la métropole, à l’image du projet du Haut Jaurès dont les façades colorées illustrent une dynamique vertueuse. L’année dernière, 17 locaux vacants ont trouvé preneur et 40 emplois ont été créés. Les opérations de travaux lourds sur les immeubles et les rénovations de façades se poursuivront cette année.

Il en sera de même pour les quartiers de Bellevue et de Recouvrance dont les opérations de renouvellement urbain sont entrées dans leur phase de réalisation. La transformation urbaine de la place de la Liberté se poursuivra afin de lui redonner sa fonction d’agora. Les autres communes de la métropole verront également la réception ou le lancement de réaménagements des espaces publics en cœur de ville. Une politique de l’habitat ambitieuse sera portée afin de moderniser les immeubles datant de la reconstruction brestoise, notamment en matière de rénovation acoustique et énergétique.

En parallèle, nous adopterons une approche tous azimuts de renaturation des quartiers. Nous réserverons des espaces dédiés pour de nouveaux jardins partagés et nous accompagnerons le projet de jardin extraordinaire sur les falaises du port de commerce. Des îlots de biodiversité verront également le jour et des terrains comme ceux de l’ancienne carrière de Bodonou seront mis en valeur en tant que « hauts lieux » de la biodiversité. Cette dynamique prendra également tout son sens avec le démarrage des études dans le cadre du nouveau schéma de référence du Moulin Blanc et de l’île Factice.

Ce sont quelques exemples, parmi d’autres, qui renforceront la qualité de vie au quotidien !


Groupe des élu.e.s socialistes de Brest - www.elus-socialistes-brest.fr


Agir pour la relance de notre territoire

La crise sanitaire que nous traversons entraine des effets économiques et humains violents dans tout notre pays. Hélas, le territoire de notre métropole n’y échappe pas. Les secteurs de la culture, de l’événementiel et de la restauration, notamment, connaissent à l’heure actuelle de grandes difficultés du fait de l’arrêt de leurs activités. Il y a un fort risque de voir les liquidations judiciaires augmenter cette année.

Depuis un an, nos politiques publiques locales entendent limiter au maximum les effets de la crise sur l’emploi. Les différents dispositifs d’accompagnement que Brest métropole a déployés ont de ce point de vue été plus que nécessaires. Il est important de les prolonger ces prochains mois pour amortir le choc de la crise.

Parallèlement, l’heure est également à une relance de plus long terme, que nous souhaitons la plus rapide et la plus forte possible. Pour nous, communistes, cette relance doit se réaliser au niveau local selon 2 axes, au moins :

Le premier est celui du maintien d’un niveau d’investissement public élevé. Un haut niveau d’investissement public permet en effet à l’immédiat de soutenir les acteurs économiques locaux et l’emploi qui va avec. A moyen terme, il permettra la poursuite des transformations déjà engagées par notre équipe pour faire de notre métropole un territoire toujours plus solidaire, accueillant et durable.

Le deuxième concerne la poursuite de notre effort, avec tous nos partenaires, pour implanter de nouvelles activités industrielles sur le territoire local. Énergies Marines Renouvelables, réparation et déconstruction navale, activités innovantes à forte valeur ajoutée sur le plan environnemental, tous nos efforts doivent être placés sur la relocalisation de l’outil industriel et sur la construction de filières d’avenir capables de créer de l’emploi local de manière durable.

Le groupe des élu.e.s communistes - Eric GUELLEC, Mathilde MAILLARD, Jacqueline HERE, Jean-Michel LE LORC’H, Sandra LE ROUX, Taran MAREC, Anne-Catherine CLEUZIOU, Claudie BOURNOT-GALLOU


 

Faire de 2021 l’année du bénévolat !

Les communes de la Métropole ont construit leurs histoires, autour d’un tissu associatif dont le maillage territorial et la typologie en font une vraie richesse. Ce sont près de 1 800 associations qui sont aujourd’hui recensées et participent activement à la vie locale du territoire. Depuis le début de la crise sanitaire, sur le terrain, nombreux sont les bénévoles associatifs à être au rendez-vous, ne comptant ni temps ni énergie pour répondre avec d’autres, à l’urgence et faire que la vie continue malgré les restrictions.

Le projet de loi séparatisme et association actuellement en discussion parlementaire annonce l’obligation d’un contrat d’engagement républicain à toutes associations subventionnées. Ecrit pour répondre aux agissements déviants d’une minorité d’associations, cette loi jette l’opprobre sur la totalité du monde associatif. La laïcité est utilisée comme un dispositif de sécurisation de l’espace social, et on bascule pour les associations vers une laïcité de contrôle loin de la loi de 1905.

Il existe de sérieux risques pour la vie associative dans ce qu’elle a de plus essentiel : la liberté, la capacité à faire vivre le débat, à interpeller, être source de mobilisation citoyenne, à vivre ensemble. Elle va engendrer la restriction de l’action militante, décourager la prise de responsabilités bénévoles. Le monde associatif est au contact des réalités de terrain et de leur complexité. Ce rôle, est déjà parfaitement posé dans la Charte des engagements réciproques signée en 2014 entre l’Etat, les collectivités territoriales et le monde associatif.

Il est plus important de trouver des formes de reconnaissance, de soutien, et d’aide à la relance de la vie associative, en valorisant l’engagement bénévole. C’est pourquoi nous proposons que nos 8 communes, ensemble, fassent de 2021 l’année du bénévolat associatif. Une belle occasion de travailler ensemble à mettre en valeur et relancer notre important tissu associatif pour transformer le vécu traumatique des derniers mois en expérience heureuse. 

Le Groupe d’élu-e-s de la Gauche Sociale et Écologiste -Appéré Patrick, Hamon Xavier, Kerguillec Véfa, Kermarec Charles, Migot Christiane.


Pour une Métropole accessible en vélo, en bus, en tram et même en voiture !

Les déplacements sont au centre des politiques métropolitaines. La seconde ligne de tram et la ligne de BHNS vers Lambézellec sont des programmes structurants pour l’agglomération. Elles sont nécessaires mais ne répondent pas à toutes les problématiques.

La question des transports se pose aussi au-delà de la ville centre. La perspective de déploiement des pôles d’échanges multi-modaux en lien avec des lignes de bus rapides vers les autres communes de la Métropole est un engagement important. Ces pôles devront être correctement dimensionnés, bien conçus pour offrir les services adaptés pour les usagers en correspondance et permettre des échanges en toute sécurité entre voiture, vélo, bus et réseau de TCSP.

Mais les déplacements ne se limitent pas aux transports en commun. Les déplacements en voiture ne sont pas tabous. Or le réseau routier de la Métropole, et singulièrement de la ville de Brest, est ancien et en mauvais état. Les crédits d’entretien ne sont pas à la hauteur des enjeux. Aujourd’hui, nous reprenons moins de 1 % de notre linéaire de voirie tous les ans. C’est à dire qu’il faudrait attendre plus d’un siècle pour ré-intervenir sur une chaussée. Ce rythme est nettement insuffisant. Nous appelons à un plan Marshall pour nos routes.

Il nous semble également nécessaire de poursuivre les efforts visant à améliorer les circulations en périphérie de l’agglomération. En particulier, nous souhaitons voir avancer un certain nombre de chantiers comme les contournements de Lambézellec, de Lanvian à Guipavas ou le désenclavement du Technopole à Plouzané.

Le schéma directeur vélo doit également se déployer sur l’ensemble des huit communes. Notre métropole est compacte, elle doit être irriguée par des axes cyclables permettant à la fois d’assurer les trajets du quotidien vers les commerces et les services de proximité, mais également d’assurer les liaisons vers les zones d’emplois.

Les élus du GICA issus des majorités municipales de Bohars, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Plougastel-Daoulas et Plouzané - elus-gica@brest-metropole.fr


Un budget au service des Brestoises et des Brestois

Cette année s’annonce compliquée pour notre territoire et ses habitants. Que ce soit sur le plan social, dans le domaine économique, sur les aspects financiers. Pour preuve, les difficultés que nous rencontrons dans l’élaboration des budgets de la ville de Brest et de la métropole pour 2021.

Une réalité qui s’impose à nous avec la gestion de cette crise sanitaire que nous subissons depuis de longs mois et qui nous amène tout naturellement à nous poser de sérieuses questions sur l’évolution financière de notre collectivité. Une crise qui pèse lourdement sur l’économie et impacte fortement nos choix politiques et le financement de nos projets.

Mais malgré toutes ces incertitudes qui, malheureusement, ne manqueront pas de s’accumuler, et les aléas auxquels nous serons certainement confrontés pendant encore longtemps, nous nous réjouissons que les propositions des 3 élus brestois du Parti Radical de Gauche soient prises en compte. En effet, comme nous l’avons souhaité, les décisions budgétaires de notre majorité se doivent d’être au service de Brest, des Brestoises et des Brestois. Et cela malgré la crise. Bien au contraire !

Les choix budgétaires que nous réclamons doivent nous permettre de financer notre politique de proximité et nos investissements. Tout en garantissant pleinement notre effort de solidarité et de fraternité, car personne ne doit être oublié sur le bord du chemin. Des choix qui confortent aussi notre détermination à soutenir l’ensemble des acteurs associatifs, culturels et sportifs de notre ville. Et tout cela en maintenant les taux d’imposition alors que les dépenses de fonctionnement sont plus volumineuses.

C’est donc un budget sérieux qui est proposé pour 2021. Un budget auquel nous sommes fiers d’avoir apporté notre contribution. Parce qu’il nous permet de respecter nos engagements pris voilà tout juste un an ; parce qu’il tient compte de nos possibilités financières et nos marges de manœuvre ; et parce qu’il répond aux attentes de nos concitoyens qui veulent que Brest soit une ville où on vit bien.

Les élus «Parti Radical de Gauche & Citoyen» - Fortuné PELLICANO, Hubert BRUZAC, Frédéric DEVAUX 


Pour une ville apaisée, généralisons la zone 30 à Brest ! 

Les autres villes de Bretagne le font ; pourquoi pas nous ? Les zones 30 sont devenues la règle dans les grandes villes de Bretagne et d’ailleurs. Les voies de circulation limitées à 30 km/h représentent 98% des voies à Lorient et plus de 80% à Rennes. A Nantes, leur généralisation l’été dernier a permis de contrer le risque de regain d’autosolisme lié au confinement. Pionnière, la Métropole de Grenoble a fait le choix de les généraliser dès 2016 ! Dans notre Métropole, on compte à peine 20% de voies à circulation apaisée.Apaiser la vitesse en ville, c’est bon pour le climat, c’est bon pour notre qualité de vie. C’est une vision politique nouvelle de la ville qui s’affirme et se généralise. Celle qui montre que les vélos, les piéton·ne·s, les usager·e·s des transports en commun sont aussi important·e·s que les automobilistes. Celle qui agit pour un partage plus équitable de l’espace public pour toutes et tous, qui réduit la place de la voiture pour préférer les parcs, les arbres, les chemins, les logements et les commerces.C’est aussi une ville plus sûre pour nos aîné·e·s, nos enfants ou tous ceux et toutes celles qui ont des besoins spécifiques dans leur mobilité. L’Adeupa soulignait en 2018 que « le vieillissement de la population nous amène à repenser la cohabitation des allures et à reconsidérer l’importance de la marche ». C’est utile également pour sécuriser les abords des écoles. La généralisation des zones 30 est une mesure claire, lisible et plus facilement respectable que des zones partielles et éparpillées, difficiles à repérer quand on circule dans la ville.Cette politique, enfin, viendrait enrichir le déploiement d’un plan vélo qui a été consolidé avec un budget conséquent, d’un plan piéton qui gagnerait à avoir un budget propre, d’un réseau de transports en commun qui va être considérablement renforcé. Alors, sur ce sujet de la généralisation des zones 30 à Brest, nous devons pour le coup accélérer !

Les élu·e·s écologistes de Brest - Nathalie Chaline, Glen Dissaux, Marion Maury, Gaëlle Morvan, Ronan Pichon, Gwendal Quiguer

Rassemblement pour Brest

BREST, C’EST VOUS !

Pour une politique du stationnement favorable aux usagers et au Commerce

Les élus Brest, c’est Vous ! ont voté contre la nouvelle politique du stationnement. Pourquoi ?

Le 15 décembre 2020, la gauche majoritaire votait, à la métropole, de nouvelles mesures en matière de stationnement. Elles sont en vigueur depuis janvier 2021. Les Brestois et les habitants de la métropole en découvrent depuis les effets négatifs.

On constate des augmentations allant de 2 à 11 %, suivant les zones pour le stationnement payant. Ce choix pèsera sur le pouvoir d’achat des ménages, sur celles et ceux qui ont besoin de leur véhicule pour travailler ou pour effectuer leurs achats. C’est une tarification punitive.

Sur la gratuité du samedi matin, il est vrai qu’elle favorisait les voitures ventouses. C’est pourquoi, nous n’étions pas opposés à sa suppression. Par contre, attention à une présentation trompeuse qui laisse espérer aux automobilistes une gratuité de 30 mn sur chaque temps de stationnement. C’est faux. Dès lors qu’ils dépasseront 30 minutes, ils payeront la totalité du stationnement. Pour une heure, ils paieront l’heure complète et non les 30 minutes restantes ! En outre, cela ne s’applique qu’une seule fois par jour.

Enfin, nous nous sommes opposés à la modification de la gratuité de la pause du midi ramenée de 12 h 00 à 13 h 30 à la place de 12 h 30 à 14 h 00. Une décision prise sans réelle concertation avec les acteurs du commerce et les restaurateurs, même si l’exécutif métropolitain ose prétendre le contraire.

Au final cette politique se caractérise par un manque d’étude d’impact et un déficit de concertation avec celles et ceux qui animent le centre-ville en faisant vivre le commerce à Brest.

Toutes ces mesures vont à l’encontre de l’attractivité commerciale du centre-ville déjà pénalisée par la crise sanitaire. Pour certains commerçants, c’est une question de survie, de leur emploi et celui des salariés.


2 questions à Véronique BOURBIGOT

Brest, c’est Vous a voté contre la modification des horaires de gratuité le midi, pourquoi ?

Le nouvel horaire n’est pas logique. D’ailleurs les restaurateurs ne comprennent pas ce changement. La pause méridienne était gratuite de 12 h 30 à 14 h 00. Désormais ce sera de 12 h 00 à 13 h 30. Voudrait-on faire fuir les clients, sans prendre ni dessert ni café, quand les restaurants pourront enfin rouvrir ?

De plus, l’exécutif nous a affirmé avoir consulté les professionnels et qu’ils étaient d’accord. C’est totalement faux. On nous a menti.

Dans un récent courrier, le vice-président en charge du dossier a fini par admettre que sa décision reposait non sur une concertation récente des professionnels, mais sur une enquête datant du printemps 2017.

Quatre ans après cette étude, la situation économique a bien changé. Les avis de 2017 sont-ils toujours pertinents en 2021 ? Tout cela est déconnecté du réel !

Que proposez-vous ?

Tout d’abord, cesser de détruire des places de stationnement et en créer en fonction de besoins. Revenir bien sûr sur cette décision de pause méridienne.

Nous proposons aussi la mise en place d’une véritable gratuité des 30 premières minutes, quel que soit le temps de stationnement. Pour une heure de stationnement, seules 30 minutes seraient payantes.

Nous proposons en outre, la gratuité tous les jours à partir de 17 h 30.

Nous proposons enfin l’instauration d’un forfait pour les professionnels du centre-ville, dans le même esprit que celui des résidents.

Nous faisons aussi des propositions pour les piétons et les vélos. Ça passe par la qualité de la voirie et la sécurisation des parcours.

Vos élus Brest, c’est Vous !

Bernadette Malgorn, présidente

Véronique Bourbigot, Laurence Kermarec, Valérie Aballéa, Gaëlle Monot, Bruno Calvès, Jean-Pierre Richard, Jean-Philippe Elkaïm, Franck Besombes, Vincent Perrot

21 rue Jean Macé - 02 98 47 64 96 - 
www.brest-cest-vous.fr

Brest progressiste

Réinterroger les priorités en matière de mobilités

Lors du dernier conseil de Métropole, nous avons défendu l’idée de repenser les choix de mobilités en les adaptant aux réalités du contexte économique et aux besoins des habitants et des habitantes de la Métropole. 

Une seconde ligne structurante de transport en site propre ne peut se penser qu’à l’échelle métropolitaine. Les bassins d’emplois et de vie ne se limitant pas à la seule ville de Brest, la question des pôles d’échanges multimodaux doit être travaillée de concert avec l’ensemble des communes de la Métropole. Enfin, il est à notre sens essentiel de ne pas persister dans une seule optique alors qu’il existe aujourd’hui des solutions techniques plus innovantes et ne nécessitant ni bétonnage des sols ni nuisances à l’environnement urbain.La crise de la COVID a profondément bouleversé nos habitudes de travail et de transport. Télétravail, covoiturage, usage du vélo, etc. Dans ces temps de crise, il est urgent que la majorité réinterroge le projet de seconde ligne de tramway à l’aune de ce qu’impose la situation. Car si rester ambitieux est une qualité, préserver l’avenir en ces temps incertains passe parfois par des choix plus pertinents, plus efficients et plus en adéquation avec les besoins immédiats de nos concitoyens.

Brest Progressiste Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire

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