Le canot de l'empereur

Après 72 ans d’absence, le Canot de l’empereur s’apprête à rejoindre son port d’attache, à Brest. Un retour qui se fera dans la symbolique, au cœur des Ateliers des Capucins, redonnant ainsi au lieu toute une part de son âme maritime.

2019 : un appel à projet pour les artistes 

La Maison de la fontaine lance un appel à projet aux artistes : ils sont invités à s’emparer du Canot de l’empereur… en le revisitant ! A la clé : une dotation financière pour réaliser l’œuvre qui sera présentée à la Maison de la fontaine en octobre 2019.

L’appel à projet a pour objet la conception d’une œuvre d’art plastique destinée à être exposée à la Maison de la fontaine. La dite-œuvre sera rendue visible du public à partir d’octobre 2019 et pour une durée d’un mois. 

Sa réalisation s’élaborera dans le cadre d’une résidence de 3 semaines minimum et dont les dates resteront à définir. La conception de l’œuvre devra être accompagnée d’un récit qui puisse être transmis aux publics. 

Dossier de candidature (pdf - 1,8 Mo)

Patrimoine maritime

Débarqué le long de Penfeld en 1814, le Canot de l’empereur fut réacheminé vers  Paris en 1943, afin de le préserver d’éventuels dommages de guerre. Durant près de 130 ans, cette embarcation napoléonienne prit  donc ses quartiers à Brest, et fit même durant de longues années partie du paysage commun des Brestoises et des Brestois.

Labellisée ville d’art et d’histoire l’an dernier, Brest a accueilli les bras ouverts ce symbole d’une histoire locale où le savoir-faire maritime ne date pas d’hier ! Et c’est aux Capucins que le joyau historique trouve logiquement son écrin, en bel écho à l’histoire de la construction navale brestoise. 
« Les Capucins avaient déjà une activité tournée vers la mer. Mais celle-ci va décoller à la suite de la visite de Napoléon III à Brest en 1858. L’empereur lance une politique maritime française ambitieuse, au niveau militaire et commercial, et Brest, comme de nombreux autres ports, va alors voir sa vocation maritime se démultiplier », rappelle Jean-Yves Besselièvre, administrateur du musée de la Marine à Brest

Un retour « essentiel »

Certes, le Canot n’a pas été construit sur les rives de la Penfeld, mais il y a aura séjourné plus de la moitié de son existence. « Et si ce Canot constitue un élément majeur d’une collection nationale, il fait aussi clairement partie du patrimoine brestois », confirme Jean-Yves Besselièvre.

Le retour de ce symbole historique s’est dessiné à l’occasion des grands travaux qui viennent de démarrer au musée national de la Marine, le Palais de Chaillot, qui l’abritait depuis 1945. « Le futur musée ne prévoyait pas de l’exposer à nouveau. Le voir revenir à Brest est donc essentiel, pour que le public puisse continuer à l’admirer », poursuit le Brestois. 

ADN brestois

Les réelles retrouvailles avec Brest sont programmées pour la fin de l’année 2019, une fois les travaux de restauration achevés. 
A cette échéance, le Canot trouvera sa place définitive à l’entrée du Pôle des excellences maritimes, sur le côté nord de la place des Machines. Un parfait symbole de l’ADN brestois, alliant le savoir-faire maritime d’hier à celui de demain.     

A lire "De Paris à Brest, le canot de l'empereur rejoint son port d'attache" (pdf, 8,35 Mo)

Dépose de la couronne au palais Chaillot

  • 1810 : c’est l’année de naissance du Canot, qui est construit à Anvers, sur décision de Napoléon 1er
  • 18.80 mètres : c’est la longueur de l’embarcation, pour 3,80 m de large, et un peu plus de 5 mètres de hauteur.
  • 129 ans : c’est la durée du séjour du Canot à Brest, de 1814 à 1943.
  • 8 jours : c’est le temps qu’il fallut, en 1943 pour assurer le transport de Brest vers le musée de Chaillot, à Paris, via la voie ferrée.
  • 850 objets étaient jusqu’ici exposés au Musée national de la Marine, et vont être placés en réserve durant le chantier. Seul le Canot part vers un nouveau site d’exposition, à Brest

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