Les œuvres d’art du tramway

Le 29 juin 2009, Brest métropole a décidé de jalonner d’oeuvres d’art le parcours emprunté par la première ligne du tramway et de consacrer à ce projet un budget de 1 million d’euros, étant entendu que cette démarche n’était pas obligatoire au regard de la loi.

Cette démarche a pour objet :

  • De marquer l’ambition de l’agglomération brestoise en matière d’arts plastiques et de soutien aux artistes, avec une attention particulière portée aux spécificités territoriales (historique, géographique, sociologique, etc.),
  • D’investir l’espace public pour favoriser la rencontre entre création artistique et population, dans la continuité d’une politique de commande publique volontariste à l’échelle d’un territoire caractérisé par la forte présence d’œuvres d’art, qui, pour la plupart, font aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain,
  • D’accompagner la mutation urbaine de l’agglomération accomplie par la réalisation de la ligne de Tramway.

Au total, sept œuvres ont été sélectionnées

Les jetées

L'œuvre

Monument érigé dans la zone semi-piétonne de la porte Est de Brest, "Les Jetées" est constitué d’un encorbellement de quatre escaliers sans issues se ponctuant par des jetées en porte-à-faux ouvertes sur la ville.Intersection ou échangeur improbable de la nouvelle ligne de tram, observatoire ou tribune d’un espace public en mutation, l’œuvre se présente comme un nouveau territoire offert au citadin, comme un lieu de rencontre à définir.

Pour seul signe, l’escalier, élément architectural récurrent qui construit une croix tridimensionnelle semblant indiquer un emplacement. Ici pourtant, la croix désigne le non-lieu, une zone franche suspendue, donnée comme l’intermède burlesque d’un «lost in translation». Architecture dysfonctionnelle ou inachevée, l’oeuvre introduit dans la ville un point de tension symbolique et structurel. Maintenu en suspension par des forces contraires, dans une hésitation entre convergence et divergence, elle pose au citadin la question de sa destination. Loin de l’objet de contemplation, l’oeuvre s’efface devant son utilisateur pour devenir un promontoire qui redéfinit la place de l’individu dans la cité. Témoignant d’une certaine ironie, elle oppose à la souveraineté du piédestal, l’objet  d’une ascension incertaine - autre célébration de l’élévation.

A la croisée des chemins, Les Jetées ouvre une brèche. Dans une ville marquée par l’histoire, une forme brute en aluminium éclot tel l’axiome d’un paysage urbain à réinventer.

L'artiste

Didier Faustino est né en 1968.
Il vit et travaille entre Paris et Lisbonne, Portugal.

En savoir plus : site de l'artiste

Signes de vie

L'œuvre

Signes de vie est un travail littéraire et plastique qui prend la forme de deux murs typographiques à découvrir à Pontanézen. Mêlant des phrases et des parties abstraites constituées de caractères incomplets, ces deux compositions verticales demandent à être décryptées. Pour ce faire, le promeneur (ou voyageur) doit se procurer pour chacun des murs des « Cartes-Clefs » qui, disposées à la distance requise, lui révèleront l’intégralité des messages. Grâce au jeu optique auquel elle donne lieu, l’oeuvre ouvre à des lectures multiples liées au quartier, au regard que les habitants lui portent, à ce qu’ils en disent et à ce qu’ils n’en disent pas.

Les artistes

Olivia Rosenthal et Philippe Bretelle

Olivia Rosenthal est née en 1965.
Philippe Bretelle est né en 1962.
Ils vivent et travaillent à Paris.

Olivia Rosenthal a publié neuf récits aux éditions Verticales dont On n’est pas là pour disparaître (Prix Wepler- Fondation La Poste 2007) et Que font les rennes après Noël ? (Prix Alexandre- Vialatte, et prix du Livre Inter 2011). Son intérêt pour la part d’oralité que recèle toute écriture l’a conduite à proposer des performances en collaboration avec des cinéastes, des écrivains, des metteurs en scène, des plasticiens et des chorégraphes. Elle a également réalisé des pièces sonores (Viande froide, fruit d’une résidence au CENT QUATRE ou Maison d’arrêt Paris-La Santé, 42 rue de la Santé, 75014 Paris, enregistrée pour le Musée Carnavalet), a écrit un court-métrage de fiction avec Laurent Larivière (Les Larmes), et fait diverses interventions (affichages et fresques) dans l’espace public, autant de manière pour elle de renouveler les formes que peut prendre la littérature.

Philippe Bretelle réalise depuis 2000 les couvertures des éditions Verticales et leur propagande. Il signe peu après la signalétique et l’identité visuelle de La Piscine, Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix. Il vient d’achever la neuvième saison du Nouveau Théâtre, Centre Dramatique National de Besançon et de Franche-Comté. Depuis peu, il a en charge la direction artistique des éditions Gang (livres de photographies). Aux marges de son activité de graphiste, il poursuit une pratique artistique s’inspirant d’objets fétiches du quotidien (disques vinyles, drapeaux, billets de banque...) pour les détourner de leur sens et les assembler à contre-emploi. En 2010, il compose la musique de la pièce C’est très loin d’ici, lecture musicale performée par Olivia Rosenthal qui clôt leur résidence commune à la bibliothèque Elsa Triolet de Bobigny en Seine-Saint-Denis.

En savoir plus :
- Site des éditions verticales
- Site de l'artiste

Data horizon

L'œuvre

Sylvie Ungauer s’intéresse aux liens et aux réseaux qui structurent notre société. Mais aussi à la relation entre l’individu, son lieu de vie et le monde extérieur. Son travail utilise une diversité de techniques, dont le fil constitue un élément récurrent de son travail. Avec Data Horizon, elle utilise des matériaux qui ont un rôle de vecteurs comme la vidéo, la fibre optique ou Internet. Le site du Technopôle dont le contexte est celui de la prospective et de l’innovation, à l’entre-deux entre l’économie et la recherche, est le lieu d’implantation qui permettra d’interroger ses réalités. Dans cette zone tenue au secret technologique et militaire, Sylvie Ungauer réalise un travail lié au
camouflage, au leurre entre le visible et l’invisible, avec outils de capture et de mesure alliés un logiciel informatique qui matérialise les données qualitatives et quantitatives. Data Horizon est un projet vivant, qui affiche en temps réel les représentations graphiques et colorées nées sous l’effet de l’arrivée du tramway, ou des flux des voyageurs. L’interactivité génère ainsi une image unique, un horizon nouveau qui accompagne l’attente du voyageur. L’oeuvre se prolonge sur le site internet datahorizon.fr

L'artiste

Sylvie Ungauer est née en 1963.
Elle vit et travaille à Brest

Sylvie Ungauer vit et travaille à Brest où elle enseigne à l’Ecole supérieure d’arts de Bretagne. À 27 ans, elle est sélectionnée pour une bourse à l’Akademie Schloss Solitude à Stuttgart; c’est le début d’échanges très fertiles avec l’Allemagne. Elle expose à Cologne, Dortmund, Bonn, au Kunstverein Ludwisburg, à la Künstlerhaus Bethanien de Berlin, au Musée d’art contemporain de Leipzig… Plusieurs expositions personnelles lui ont été consacrées en France, musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, l’Arteppes à Annecy, l’École des Beaux-arts de Tours, le FRAC Centre à Orléans, le Centre d’art Passerelle à Brest.

En savoir plus : site de l'artiste

L'arbre empathique

L'œuvre

Enric Ruiz Geli recrée un îlot biodiversifié, "L’arbre empathique" est une sculpture de 12 mètres, mi métal, mi végétale, qui évoluera au coeur de la ville. L’intention est de créer un arbre hybride, où l’artificiel et le naturel permettent aux publics de découvrir et d’interagir avec la vie qui s’y installe, notamment les oiseaux, grâce à un système vidéo. Ce projet vise à ramener la nature en centre-ville. Les racines de l’arbre sont ancrées dans un sol aux multiples strates, accumulées au gré de l’histoire brestoise. L’arbre empathique se propose de réinventer la relation entre l’art, la technologie et la nature. 

L'artiste

Enric Ruiz Geli
Il est né en 1968 à Figueras, Espagne.
Il vit et travaille à Barcelone

Diplômé de l’E.T.S.A.B. de Barcelone, Enric Ruiz Geli complète sa formation à l’étranger et se spécialise en scénographie. Il a été exposé au MoMA, Archilab, à la Biennale de Venise, à Metapolis, au Macba, à la biennale de Sao Paolo... 
Son travail pose des questions essentielles à l’architecture écologique : reconstitution, imitation ou mise en scène, entre immersion dans la «nature» et lieu construit, éducatif, dirigé. Et c’est sans doute dans le virtuel, lieu du mouvement, de l’interactif et de l’éphémère, que son architecture du naturel trouve ses fondements. Le pavillon de la biodiversité prolonge l’idée d’évolution darwinienne dans sa structure, en enchaînant des portiques comme autant d’événements porteurs. L’immense volière (aviari) propose une réflexion sur l’interaction entre l’homme et son milieu, l’observant et l’observé, l’intérieur et l’extérieur, réflexion qu’Enric Ruiz Geli poursuit aujourd’hui avec son projet à Brest. 

En savoir plus : site de l'artiste

Le générateur de Recouvrance

L'œuvre

À Brest, l’artiste joue avec le nom du quartier « Recouvrance ». Les onze lettres de ce mot composent de nombreuses anagrammes complètes ou partielles, c’est à dire des mots obtenus par permutation des lettres. Dans un exercice mental enivrant, l’artiste a trouvé plus de deux cents anagrammes. Toutes ne sont pas livrées. Les anagrammes complètes forment de brèves narrations pour stimuler l’imagination du lecteur et révéler la grande potentialité du jeu. Les utilisateurs du tramway et les passants composeront leur propre assemblage à partir des mots proposés. Déployé sur 131 panneaux et 33 poteaux, Le générateur de Recouvrance jalonne le tracé du tramway entre les stations « Recouvrance » et « Capucins ». 

L'artiste

Pierre di Sciullo
Il est né en 1961.
Il vit et travaille à Paris.

Graphiste, typographe, Pierre di Sciullo explore les liens entre typographie et langage, triture les mots et les slogans et réveille l’incarnation de la voix dans l’écriture. Il édite depuis 1983 la revue « Qui? Résiste », publication expérimentale où se mêlent textes et images. Il intervient dans l’espace public et l’architecture : façades, signalétiques, sculptures typographiques et dispositifs graphiques. Il a dessiné de nombreuses polices de caractères comme le Quantange, le Minimum ou le Gararond. L’Amanar permet aux Touaregs d’accéder pleinement à l’imprimé et à l’écran avec leur système d’écriture traditionnel, les Tifinagh. Ses œuvres prennent place dans l’environnement comme autant d’incitations à expérimenter autrement la lecture et notre rapport à la poésie du quotidien.

En savoir plus : site de l'artiste

Les cylindres vibrants

L'œuvre

"Les cylindres vibrants" est un paysage, un climat. Conçu comme un espace à partager de manière « publique » ou intime. Lorsqu’on s’approche de l’oeuvre, la vibration des cloches cylindriques se fait ressentir par le son des basses accompagnées par les quatre haut-parleurs perchés qui créent une bulle sonore qui enveloppe les passants. Chaque portion de cylindre a sa fréquence de résonance propre. Ainsi ce qui est perçu, oscille entre son et vibration : par le biais de l’écoute, mais aussi par les sensations physiques, en touchant, en s’asseyant, en prenant le temps de se promener autour de l’œuvre. Les Cylindres vibrants est une oeuvre d’art à la fois sonore, visuelle et tactile. Le son produit va et vient, rappelant ainsi le rythme des marées. 

L'artiste

Hughes Germain
Il est né en 1966.
Il vit et travaille à Brest.

Formé à l’École supérieure d’arts de Brest, Hughes Germain est plasticien sonore, et ingénieur du son. C’est avec l’aide de diff useurs paraboliques qu’il construit le son et qu’il cherche à le mettre en formes et en volumes. Ces recherches de modélisations spatiales au travers du son, s’accentuent et se concrétisent dans des variations d’installations sonores pour des spectacles de danse notamment. Son travail sur la matière sonore et la musique l’amène progressivement à concevoir de véritables pièces sculpturales. Il aime travailler sur des installations sonores en milieux urbains comme dans des espaces naturels. Cet artiste musicien fait partie du collectif « Volume-collectif » qui a déjà réalisé plusieurs travaux autour de l’environnement et des paysages sonores.  

Les tickets collection

L'œuvre

Pour le tramway de Brest métropole, le duo d’artistes a dessiné une collection de tickets, une oeuvre qui n’est pas liée à une station mais à la ligne toute entière. Le support est ici valorisé, chaque ticket est l’instrument graphique d’un voyage, d’une incursion dans l’imaginaire qui révèle la poétique urbaine. L’enjeu n’est pas d’envoyer un message aux passagers, mais simplement de les transporter, au sens propre comme au figuré. Trois séries de tickets, illustrée chacune par cinq dessins, donnent au fameux sésame une âme « collector ». 

Les Tickets collection proposent de « réinventer la ville » en revenant sur certains lieux ou images emblématiques de Brest ainsi que sur la ligne de tramway qui glisse le long du paysage.  

Les artistes

Mrzyk & Moriceau
Petra Mrzyk est née en 1973.
Jean-François Moriceau est né en 1974.
Ils travaillent à Paris, ils vivent à Chatillon-sur-Indre.
 
L’oeuvre de Petra Mrzyk et Jean-François Moriceau propose un regard décalé sur le monde réel autant que sur la pratique du dessin lui-même. Ils dessinent ensemble depuis dix ans, dans un « ping-pong » permanent où chacun rebondit alors sur le travail de l‘autre. 
Ils trouvent leur inspiration dans le réel des images, la culture populaire. Leur travail rassemble un bestiaire d’images et d’imaginaire contemporain. Réalisé au trait noir, le dessin se déploie de manière prolifi que pour nous entraîner dans un univers exubérant et chaotique. Mrzyk & Moriceau projettent un monde étrange, proche de l’esprit surréaliste, tant en faisant subir des torsions aux personnages et aux choses figurées, que par le contexte dans lequel ils les représentent. 
Chaque dessin est aussi le lieu pour parler du monde ou du moins de sa représentation, en conservant toujours un esprit ludique, plein d’humour et de poésie. 
La foisonnante production de Jean-François Moriceau et Petra Mrzyk trouve une finalité dans plusieurs supports tels que le livre, le ‘wall-drawing’, le film d’animation, le site internet (1000dessins.com). 

En savoir plus : Site des artistes

3 œuvres d'art existaient déjà sur la ligne de tramway

Recouvrance

L’œuvre

Conçue initialement pour la place de la Recouvrance, désormais traversée par la ligne du tramway, la sculpture a pour vocation de renforcer l’ambiance maritime de la cité. Les sphères mobiles de l’installation répondent aux sollicitations du vent. « À l’écart du tumulte et de la mode, du factice et de l’éphémère, opposant une retenue, une dignité aux formes débridées et aux matériaux sordides de la Pop Génération, il est de ceux qui tentent avec pudeur une synthèse, qui épurent avec élégance une pensée. Pionnier de la musique électronique, « sculpteur chorégraphe » de ses agencements inattendus, maître de  l’équilibre et du mouvement essentiel, Van Thienen s’efforce de nous soumettre, en toute liberté, à la fascination de l’art.»

Extrait du dossier de présentation de l’exposition « Van Thienen 66 L’espace temps » Brest, septembre et octobre 2008.

L'artiste

Marcel Van Thienen
Né le 3 octobre 1922 à Fontenay sous-bois
et décédé en 1998.

Marcel Van Thienen apprend le violon dès l’âge de 7 ans à l’École normale de musique et au conservatoire Russe à Paris. Entre 1945 et 1952, il exerce des métiers aussi divers que dépanneur radio, marchand forain ou réalisateur d’émissions à la R.T.F. En 1954, il est nommé directeur du premier conservatoire national de musique Haïtien.

Revenu à Paris en 1957, il monte un studio de musique électronique et crée, en 1958, son premier mobile "Adagio". Une vingtaine d’œuvres monumentales ont été installées à Paris et sa banlieue, ainsi qu’à Épernay, Lille et Reims. L’artiste a exposé dans les principales villes d’Europe, à Téhéran, Sao Paulo et Séoul. Marcel Van Thienen est influencé par l’art cinétique, mouvement artistique des années 60. Son oeuvre est consacrée au mouvement avec la réalisation de mobiles. Mais, à la différence des mobiles de Calder, les sculptures de M. Van Thienen sont mues le plus souvent par des moteurs électriques et décrivent des mouvements complexes, entre séquences programmées et aléatoires.

Les lacs

L’œuvre

Marta Pan a des rapports privilégiés avec l’élément Eau présent dans un grand nombre de ses oeuvres comme les sculptures flottantes, les murs d’eau, etc. Pour Brest, l’oeuvre a été conçue comme un parcours d’eau composé d’une succession de lacs d’où émergent des sculptures cylindriques et coniques représentant volcans et montagnes. L’artiste « fonde sa démarche sur trois idées fortes : l’ambiguïté du rapport entre naturel et construit ; la composition harmonique de l’espace ; la dimension initiatique du parcours […]. Marta Pan pensa ce vaste projet comme une composition harmonique, où chaque élément, comme d’ailleurs les vides, contribuerait à structurer l’ensemble. Les « phrases » et les « silences » ainsi obtenus formaient un tout : parcourir l’espace permettait d’expérimenter cette harmonie, d’entrer en résonance avec elle. »

Daniel Le Couédic, Carmen Popescu & Rachel Sattolo, « Art public et projet urbain – Brest, 1970-2000 », décembre 2007, Collection « Art & Société », P.U.R.L'artiste

L'artiste

Marta Pan
« Les lacs » 1988
née le 12 juin 1923 à Budapest (Hongrie)
et décédée le 13 octobre 2008 à Paris.

Après des études aux Beaux-Arts de Budapest, Marta Pan s’installe à Paris en 1947 et prend la nationalité française en 1952. Elle rencontre Brancusi, puis Le Corbusier et son plus proche collaborateur André Wogenscky, qui deviendra son mari. En 1952, dans sa première exposition personnelle, elle inaugure son cycle Charnières, sculptures en éléments qui s’imbriquent dans des formes déjà pures et souples. Elle apprend à travailler le bois et présente en 1956, Teck, sculpture articulable en deux parties pivotantes. Maurice Béjart crée un ballet qui s’appuie sur cette sculpture en scène. Teck est l’aboutissement de ce premier cycle Charnières qui traite de la représentation de la dualité des éléments indépendants qui trouvent leur sens dans la complémentarité. Avec Sculpture flottante (1959-1960) pour le parc de Kröller-Muller à Otterlo, l’artiste réalise sa première oeuvre monumentale. Le mouvement, élément constitutif de l’oeuvre de Marta Pan, y joue un rôle majeur. En parallèle, les cycles se succèdent : Cylindres, Mercure, Cônes, Lentilles. Ensuite, Marta Pan réalisera de nombreuses sculptures monumentales intégrées dans l’architecture pour des espaces publics et urbains.

L'arbre à palabres et pavois

L’œuvre

Œuvre réalisée au titre du 1% artistique de la Mairie de l’Europe (janvier 2008), installée initialement sur le parvis de la salle des mariages puis repositionnée devant l’entrée principale du bâtiment, dans le cadre de la démarche d’accompagnement artistique du tramway, pour gagner en visibilité. Œuvre réalisée au titre du 1% artistique de la Mairie de l’Europe (janvier 2008), installée initialement sur le parvis de la salle des mariages puis repositionnée devant l’entrée principale du bâtiment, dans le cadre de la démarche d’accompagnement artistique du tramway, pour gagner en visibilité. L’arbre à palabres et pavois est une oeuvre participative issue de la rencontre entre les habitants du quartier et la plasticienne Bénédicte Klène qui les a invités à choisir les mots qu’ils souhaitaient inscrire dans la ville, et plus particulièrement dans l’environnement proche de la nouvelle mairie de quartier de l’Europe. Le projet questionne le poids du verbe dans la cité. Il interroge nos aspirations, notre rôle et notre action en tant qu’individu dans un territoire remodelé. Il se veut être générateur de palabres, au sens des discussions et des négociations citoyennes.
La sculpture déploie ses branches colorées pour diffuser deux messages que nous pouvons tous idéalement déchiffrer, quelque soit la diversité de nos origines, grâce aux pavillons/signaux du code maritime international. Ainsi, le message des habitants « FRATERNITÉ, SOLIDARITÉ, TOLÉRANCE » se fait généreusement l’écho de la citation d’André Breton : « LIBERTÉ, COULEUR D’HOMME ». 

L'artiste

Bénédicte Klène
Elle vit et travaille à Rennes.

«Mon travail interroge la place de l’art dans l’espace sensible, physique et mental que nous occupons. Peintures, sculptures ou installations entretiennent une relation forte aux sons, aux mots, au langage en privilégiant une approche physique et sensible. J’explore ces questions fondamentales et sans cesse renouvelées dans l’histoire de l’art, que tissent dessin/dessein, couleur et espace dans la matérialité de l’oeuvre. Le dessin est toujours présent dans un jeu de va et vient entre figuration et défiguration, proposant une expérience d’un regard partagé qui interroge inlassablement notre relation au temps et au déplacement, a? l’espace, au monde». Après avoir exercé plusieurs années comme professeur
agrégé d’arts plastiques, Bénédicte Klène se consacre depuis 2011 à son travail artistique recentré sur une pratique du dessin et de l’installation.

En savoir : site de l'artiste

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