Développement durable

Un nouveau contrat en vue pour protéger la rade de Brest

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Un nouveau contrat de rade va être prochainement lancé. Porté par Brest métropole, les syndicats des bassins versants de l’Aulne et de l’Elorn, et soutenu par l’Etat, il vise à agir pour mieux préserver la qualité des eaux, au plus vite.

La qualité des eaux de la rade avait déjà fait l’objet d’un contrat de rade entre 1998 et 2007. Et si des progrès en avaient découlé, force est aujourd’hui de constater que les efforts doivent se poursuivre. C’est en ce sens que Brest métropole et les syndicats des bassins versants de l’Aulne et de l’Elorn ont interpellé le préfet du Finistère en début d’année, afin de susciter une nouvelle action commune en faveur de la préservation des eaux. 

Mobilisation collective

« Nous avons une rade extraordinaire mais fragile, qu’il convient, tous ensemble, de préserver au maximum », résume François Cuillandre, président de Brest métropole.
Les 180 km² de la rade constituent par ailleurs le réceptacle des  bassins versants de l’Aulne et de l’Elorn, qui sont donc concernés au premier chef par cette nécessité, et se montrent particulièrement volontaristes sur cette relance d’une démarche commune. « Notre ambition est bien la préservation de la rade pour le plus grand nombre. Parce qu’elle est précieuse pour son attractivité touristique, pour ses atouts écologiques et économiques. Tout cela va nous obliger à nous engager et innover », souligne Laurent Péron, président du syndicat du bassin versant de l’Elorn. Son homologue pour le bassin versant de l’Aulne, Georges Lostanlen, confirme et va plus loin : « Les efforts sur la question sont encore insuffisants, et nous en sommes conscients collectivement. Pour réussir à mettre en œuvre un programme ambitieux nous avons besoin de toutes et tous ».  Dès ce mois de juin, de premiers ateliers réunissant les partenaires de la démarche devraient ainsi se tenir. 

Agir au plus tôt

Présent le 19 mai à la réunion de lancement de ce projet qui s’est déroulée au Relecq-Kerhuon, le préfet du Finistère Philippe Mahé a répondu positivement à cette interpellation : « Un travail a déjà été mené sur ces enjeux, et nous devrons capitaliser sur ce diagnostic existant. Il est temps d’accélérer les choses, face au changement climatique comme aux exigences sociétales », a-t-il notamment avancé. Le représentant de l’Etat envisage ainsi, d’ici la fin de l’année, de parvenir à l’écriture commune d’un plan d’actions et de financements communs au service de la préservation de la rade. Un nouveau contrat de rade devrait donc voir le jour d’ici fin 2021, « pour trois à cinq ans, car dix ans c’est trop long, il faut agir vite pour préserver l’attractivité du Pays de Brest », a poursuivi Philippe Mahé.