Culture

Sur les traces de Jack Kerouac... aux Ateliers des Capucins !

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Ce sera sans conteste l'une des belles surprises de l'été 2020. A l'étage des Ateliers des Capucins, l'exposition du photograpje René Tanguy, Sad Paradise, la dernière route de Jack Kerouac, ouvre la voie à un voyage sensible sur le chemin de l' écrivain phare de la Beat generation.

C'est un pélerinage, une enquête, une envie de retrouver la réalité derrière les mots d'amitié échangés entre deux hommes, il y a plus d'un demi-siècle. Durant six années, le photographe René Tanguy est parti sur les traces de l'amitié qui lia, trois années durant le légendaire Jack Kerouac et Youenn Gwernig, Breton des Monts d'Arrée immigré aux Etats-Unis. Il en a tiré un livre, Sad Paradise, la dernière route de Jack Kerouac, qui devient aujourd'hui une belle exposition, visible aux Ateliers des Capucins. 

La quête des origines

René Tanguy a fait de cette histoire d'amitié une quête, sur la base de lettres qui s'adressèrent Kerouac et son ami Gwernig. Une amitié solide et puissante, renforcée par les origines des deux hommes : car si Youenn venait de débarquer aux Etats-Unis, Jack, lui se savait issu d'une famille de Bretons immigrés. Et voua une quasi-obsession à la quête de ses origines. L'histoire ne finit pas bien : Jack, qui devait rejoindre son ami Youenn retourné sur ses terres bretonnes, mourut quelques temps avant, son billet pour l'Europe en poche...

« Il n'y a qu'un océan qui nous sépare »

Hébergée à l'étage des Ateliers, l'exposition, gratuite, donne à voir quelque 70 images de René Tanguy, parti sur les traces des deux hommes, à l'occasion de différents voyages outre-Atlantique. Un voyage sensible, où les mots de Kerouac s'entremêlent aux images du Brestois d'aujourd'hui, entre l'Amérique et la Bretagne : « Après tout, il n'y a qu'un océan qui nous sépare... et surtout qui nous lie », sourit le photographe. 

Correspondances

L'exposition, une première fois présentée à Vannes il y a quelques années, a été revisitée pour mieux épouser la magie de son nouveau gîte... Et la scénographie d'Anne-Lise Broyer a su, à merveille, capter les correspondances entre l'ancien lieu ouvrier, sa perspective sur la Penfeld, et cette route du passé qui fait encore rêver tant d'esprits en quête de liberté ! 

Tout l'été... et plus encore

Ouverte à partir du mardi 14 juillet, Sad Paradise, la dernière route de Jack Kerouac ouvrira son univers aux visiteurs tout l'été, mais aussi au-delà, en n'hésitant pas à sortir de ses murs. La médiathèque des Capucins donne ainsi à voir quelques-unes des lettres échangées avec Jack et Youenn, et de nombreuses propositions (soirée road-movie, conférences...) fleuriront autour de l'exposition dès la rentrée de septembre.
Tous les jours, de 10 heures à 19 heures, jusqu'au 18 octobre.