Commémoration, souvenir

Nicolas Hulot, fier d’être Breton et Brestois !

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Ce 4 septembre, Nicolas Hulot a inauguré avec le maire de Brest François Cuillandre, l’allée Hyacinthe Martin Bizet, à la gare de Brest. Raison ? L’ex-ministre de la transition écologique et solidaire est son descendant !

« Pendant de nombreuses décennies, j’étais à la fois fier et mal à l’aise de me dire Breton d’adoption. Ayant perdu mes parents jeune, j’ignorais d’où je venais côté maternel », explique Nicolas Hulot, Normand du côté paternel. « C’est un oncle qui m’a présenté un arbre généalogique dans lequel figure Hyacinthe Bizet. J’ai écrit à Brest pour avoir confirmation. » «Nous réparons un oubli, précise François Cuillandre, c'était une promesse faite à l'occasion de la remise de la légion d'honneur à Eric Hussenot. Promesse tenue !»

 

Un illustre ancêtre 

Le service des archives municipales a confirmé les racines brestoises de Nicolas Hulot. Cette personnalité brestoise du 19e siècle « a eu deux enfants dont une fille qui a épousé Georges Moulin, mon arrière-grand-père. Ça m’a décomplexé ! Je suis bien Breton .» « Et  Brestois ! » ajoute François Cuillandre. « Oui Brestois ! C’est un grand bonheur, on a tous besoin de savoir d’où l’on vient et j’ai des vibrations ici qui m’échappent totalement. »

 

L'environnement dans les préoccupations

François Cuillandre n’a pas manqué de rappeler quel maire visionnaire fut Hyacinthe Martin Bizet, dont l’équipe municipale a posé les fondations des transformations qui se poursuivent aujourd’hui. Et en écho au combat environnemental mené par Nicolas Hulot, le maire a souligné les actions menées en ce domaine, comme le projet de 2e ligne de tram qui partira de la gare, la lutte contre la précarité énergétique dans les bâtiments publics et privés (Tinergie), le développement des énergies renouvelables ou encore le bio dans les cantines scolaires…

De grandes transformations 

« Il y a des traits d’union entre nos époques », a-t-il commenté, citant ainsi l’arrivée du premier train en provenance de Paris, après 15 heures de route, jusqu’à la gare de Brest en 1865, d’où l’allée couverte désormais à son nom. Aujourd’hui, c’est le TGV à 3h de la capitale qui mobilise les énergies.
L’émergence du premier polder du port de commerce, concomitant à la construction du pont tournant, dit impérial, a vu le jour sous son impulsion. Un polder dédié aux énergies marines renouvelables est en développement et le premier téléphérique urbain de France jouxte le dit pont. 
Les ateliers des Capucins, où siège « la plus belle médiathèque de France », virent le jour à cette époque, au service de la Marine. « Suite à une épidémie de choléra, la municipalité Bizet avait investi dans un système d’eau potable, confié à une SPL désormais, et la fermeture du bagne par l’Etat a abouti au développement de l’arsenal. » 
Enfin, cet édile municipal, méconnu du public a remonté la Penfeld à bord du canot de l’empereur, de retour à Brest le 17 octobre 2018. Décédé en 1867, Hyacinthe Martin Bizet est enterré au cimetière de Saint-Martin (quartier qui lui doit son nom). 

Pour en savoir plus, le numéro de rentrée de Patrimoines Brestois (n°35, sortie courant octobre, signé Claude Péron) sera consacré à Hyacinthe Bizet.