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Marchés alimentaires : Brest demande une réouverture partielle au préfet

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Afin de permettre aux habitants de se fournir en produits frais, tout en donnant une perspective de reprise aux acteurs du secteur, la ville de Brest demande une dérogation au préfet du Finistère, pour la réouverture sous conditions de certains de ses marchés alimentaires de proximité.

La ville de Brest a décidé, ce jeudi 23 avril, de déposer une demande de dérogation auprès du préfet du Finistère, afin de pouvoir, dès le mardi 28 avril, ouvrir à nouveau certains de ses petits marchés de proximité. 

Quatre marchés concernés

« L'idée est évidemment de permettre aux habitants d'avoir facilement accès à des produits frais et locaux, tout en donnant une perspective économique à des producteurs et commerçants locaux dont l'activité est quasiment réduite à néant depuis le début du confinement », précise Yann Guével, adjoint au maire de Brest. 
Dès le 28 avril, le marché de Kérinou devrait donc à nouveau pouvoir ouvrir ses étals (mais restera en drive le samedi matin). Si le préfet donne son aval, les marchés de Bellevue (le jeudi), Lambézellec (le vendredi) et des Quatre Moulins (le samedi), rouvriront également la semaine prochaine. 

Règles sanitaires strictes

« Mais tout se fera dans les règles, selon des protocoles sanitaires très stricts ! Avec 15 étals maximum et pas plus de 100 personnes en même temps sur place. Les commerçants seront soumis au respect de procédures sanitaires, les étals très espacés, un marquage au sol sera effectué. Et, comme le prévoit aussi le protocole national sur le sujet, chaque marché sera doté d'une seule entrée, avec un sens de circulation, et d'une seule sortie », précise l'élu. La présence d'agents de la ville sera aussi renforcée

Saint-Louis attendra 

Le marché de Saint-Marc devra attendre, puisque sa configuration nécessite des aménagements spécifiques avant une réouverture qui pourrait correspondre au contexte actuel.
« Quant au marché de Saint-Louis, il est un peu tôt pour l'envisager. On ne peut pas penser n'y voir que 15 étals... Nous sommes dans une logique où tout se fera progressivement : la situation sanitaire, même si elle s'améliore, reste encore précaire, et nous ne voulons faire courir aucun risque à la population. Il n'est pas impossible que la réglementation nationale en la matière évolue à l'approche du 11 mai, et nous verrons à ce moment-là », précise Yann  Guével. Il en sera de même pour les très petits marchés (Sanquer, Europe, Saint-Pierre...), pour lesquels la réouverture n'est, pour l'heure, pas programmée.