Economie, entreprises

Livraison retardée pour le quai du polder de Brest

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Les travaux actuellement en cours sur le polder de Brest vont accuser un certain retard au niveau du quai EMR (énergies marines renouvelables), sur lequel a été détectée une déformation de la structure. La région Bretagne, propriétaire du site, n’est toutefois pas inquiète.

« Le quai EMR, qui était en cours de construction, a démontré une légère déformation. Elle était attendue, au vu du flux des marées qui le met sous pression, mais le seuil que l’on s’était fixés a été dépassé. »
C’est en ces termes que Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne, a présenté, le 27 novembre, l’avancée des travaux du polder de Brest, destiné à développer le trafic portuaire et à construire un nouveau terminal industriel de 40 hectares. « Pour autant, nous n’avons aucune inquiétude en ce qui concerne les entreprises qui doivent venir s’installer sur le polder. Aujourd’hui, nous travaillons en toute sérénité grâce aux équipes de la chambre de commerce et d'industrie métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO), qui réfléchissent à leur proposer des alternatives logistiques », a poursuivi Loïg Chesnais-Girard. 

Les deux tiers de l'édifice sont concernés

Invisible à l’œil nu, la déformation constatée durant l’été a donc obligé à mettre à l’arrêt les travaux du quai, long de 400 mètres. « Les deux tiers de l’édifice sont concernés par cette déformation, plus importante que prévue, et nous travaillons actuellement à trouver des solutions pour conforter l’équipement », a précisé Jean-Christophe Torres, de Vinci, constructeur de l’édifice.

Des alternatives existantes

« De notre côté, a détaillé Frank Bellion, président de la CCIMBO, tout est effectivement fait pour que les industriels puissent s’installer et œuvrer dans les temps impartis. En attendant la livraison du quai, ils pourront prendre leur quartier sur le polder, et des solutions leur seront proposées sur d’autres sites du port, afin qu’ils puissent décharger les colis liés aux énergies marines. » 
D'ici la reprise du chantier, les opérations de dragage dans le chenal d’accès aux quais existants se poursuivront jusqu’au début 2020. Loïg Chesnais-Girard espère quant à lui « pouvoir bénéficier du quai d’ici l’été 2021 ».


La première entreprise attendue sur le polder est Navantia-Windar, qui construira les fondations des éoliennes du parc Ailes Marines de Saint-Brieuc. Elle devrait s’y installer courant 2020