Brest 2020

Les fêtes maritimes de Brest dans l’œil de Nigel Pert

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Si les fêtes maritimes internationales de Brest2020 ont dû être reportées, il n’en reste pas moins de nombreuses images des précédentes éditions dans les mémoires de chacune et chacun. Celles du photographe Nigel Pert célèbrent à la fois l’esprit festif sur les quais et la diversité d’un patrimoine maritime mondial. Il en fait revivre l’âme dans un livre.

Photographe connu et reconnu du monde maritime, Nigel Pert fait partie des talents ayant immortalisé les fêtes maritimes internationales de Brest depuis leur première édition en 1992*. Originaire de Brighton, ce passionné de photographie depuis l’enfance a découvert le monde maritime  « en bourlinguant sur toutes les mers, à la trentaine ». 
Revenu s’installer en Angleterre, où il ouvre son studio spécialisé dans le tourisme, il sera engagé par la ville de Brest pour immortaliser un tout nouveau rendez-vous maritime, à la pointe bretonne, appelé à se pérenniser... 

 

Plus de 200 photos

Depuis, Nigel Pert est de toutes les régates et travaille avec les magazines spécialisés du nautisme. Il a aussi intégré « la grande famille » de l’Hermione à bord duquel il a embarqué à cinq reprises. Plus de 200 photos illustrent son livre « Les Fêtes Maritimes de Brest », co-réalisé avec l’ancien rédacteur en chef de Classic BoatMagazine,  Dan Houston, et préfacé par Sir Robin Knox-Johnston, « le premier homme à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire et sans escale ». Des photos au plus près des gens de mer, de la mer et qui montrent à quel point les fêtes brestoises sont appréciées. 

Un souvenir fort des fêtes maritimes brestoises ?

Il est difficile de choisir un moment fort, mais je dirais peut-être la mise à l’eau de La Recouvrance, ainsi que celle de Notre-Dame-de-Rumengol, par les Chantiers du Guip. J’avais fabriqué, dans l’après-midi, une structure pour faire tenir mon appareil sur le liston arrière du bateau, afin de tester mon objectif fish eye. C’est ce qui donne cette photo toute ronde, du moment où la coque touche l’eau. 

Des sensations fortes ?

La grande parade de tous ces navires partant en mer a quelque chose d’exceptionnel, unique, que je n’ai jamais vu nulle part ailleurs. Lorsque les plus grands navires franchissent la passe, à côté de cette multitude d’embarcations, se touchant presque, c'est saisissant.

Un navire de rêve à photographier ? 

Il y en a, mais qui ne sont pas encore restauré ! Je n’ai pas vraiment comme objectif de photographier tel ou tel bateau, j'aime toutes sortes de navires. Mais je peux être impressionné. Par exemple, par le Maltese Falcon, que j'ai photographié dans les Antilles, un voilier de luxe de 88 mètres de long et dont les mâts sont des concentrés de technologies…

La vie de marin, une tentation ?

Je vis à bord comme les marins, je fais les mêmes exercices qu’eux. S’il faut monter en haut du mât, j’y vais et je me fais oublier pour rapporter les photos que je veux… Bon, je ne le ferai peut-être plus cinq fois d’affilée mais aussi longtemps que je pourrai !

* Les fêtes maritimes de Brest ont lieu tous les quatre ans : 1992, 1996, 2000, 2004, 2008, 2012, 2016. L’édition de 2020, qui devait débuter le 10 juillet, a dû être reportée à cause de la pandémie de Covid-19.

Les fêtes maritimes de Brest, une célébration des bateaux traditionnels et des marins du monde entier (bilingue français-anglais), disponible à la librairie Dialogues,  sur le site de Classic Sailor et sur celui du Chasse-Marée