Solidarité

Les associations d’aide alimentaire veulent s’appuyer sur le monde agricole

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Constatant une baisse de la qualité et de la quantité des produits alimentaires issus de la ramasse des invendus des supermarchés, les associations brestoises, appuyées par la ville de Brest et la métropole, souhaiteraient pouvoir développer les sources d’approvisionnement. Le monde agricole va, à ce titre, être prochainement approché.

A Brest, près de 10 000 personnes bénéficient de l’aide alimentaire de manière régulière ou ponctuelle. Or, depuis quelques années, les diverses associations de solidarité comme la banque alimentaire du Finistère, les Restos du cœur ou le Secours populaire constatent une baisse de la qualité et de la quantité des produits issus de la ramasse des invendus des supermarchés.

Les associations en manque

« Les produits en fin de vie sont aujourd’hui très bien valorisés par les commerces, ce qui est évidemment heureux et vertueux, souligne Marion Maury, vice-présidente du Centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville de Brest et adjointe au maire de Brest en charge de l’action sociale. Mais, en bout de chaîne, ce sont les associations d’aide alimentaire qui souffrent d’un réel manque. » 
Raison pour laquelle le CCAS, qui coordonne l’aide alimentaire avec 14 associations brestoises, va lancer, d’ici fin novembre, une réflexion visant à développer les sources d’approvisionnement

Quelque 2 500 exploitations sondées

« Nous allons mener ce qui s’appelle une étude de gisement des produits agricoles, poursuit Marion Maury, et ce afin de voir de quelle manière peuvent être conclus des partenariats à l’échelle du Pays de Brest. »
Menée par l’association Solaal Bretagne, née dans le courant du mois d’octobre et spécialisée dans la mise en relation entre les donateurs des filières agricoles et alimentaires et les associations d’aide alimentaire, l’étude devrait accoucher d’un premier bilan aux alentours du mois de mars. Quelque 2 500 exploitations agricoles vont être sondées.
« Ce que nous voulons, c’est enquêter auprès de tous ces agriculteurs, que l’on sait toujours prêts à faire des dons de manière spontanée, pour voir de quelle manière nous pouvons les inciter à des dons plus réguliers. Une démarche qui les aiderait par ailleurs à trouver des débouchés pour leurs invendus », pose Benoît Ribardière, coordinateur régional pour Solaal. 

L'amorce de nouveaux projets

Cette étude pourrait, une fois achevée, permettre de lancer d’autres projets qui sont, à l’heure actuelle, à l’état de réflexion.
Mais deux structures du champ de l‘insertion professionnelle (Ekoconserve, de Don Bosco, et  l’AGDE) pourraient bien, par la suite, entrer dans cette grande boucle solidaire en aidant à la transformation des produits reçus, en assurant par exemple la mise en conserve ou la surgélation des denrées, par exemple. 
Tous ces  projets bénéficient donc du soutien financier de la ville de Brest et de la métropole dans le cadre du plan alimentaire métropolitain