Aménagement du territoire, Développement durable

Le réseau de chaleur poursuit sa croissance

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En 2023, le réseau de chaleur urbain de Brest métropole poursuit son chemin. Deux nouvelles extensions sont au menu, en centre-ville et rive droite.

Long de 55 kilomètres à ce jour, le réseau de chaleur urbain va s’étendre ces prochaines semaines, en centre-ville de Brest et du côté du Valy Hir. Un nouveau réseau, alimenté par chaufferie bois, va aussi voir le jour, du côté du Technopôle. 

Des atouts largement plébiscités

Les temps ont changé, et le réseau de chaleur urbain de Brest métropole y gagne ! « Longtemps, il fallait convaincre les gens de se raccorder au réseau… Aujourd’hui, le regard a changé : l’intérêt écologique n’est plus à démontrer, et vient s’ajouter aux atouts économiques de notre réseau de chaleur », se félicite Tristan Foveau, vice-président de Brest métropole en charge de la gestion durable des déchets et des opérateurs d’énergie. 
Le succès du dispositif, qui reconvertit l’énergie de l’incinération des déchets en chaleur, n’est en effet plus à démontrer… d’autant moins en ces périodes d’explosion des coûts des énergies fossiles. Et, grâce à des coûts de revient plus faibles qu’ailleurs pour l’incinération des déchets, le réseau brestois est aujourd’hui considéré comme l’un des moins chers du pays ! 

Deux nouvelles extensions 

Deux nouvelles extensions vont donc venir enrichir le système dans les prochaines semaines : 

  • Sur le secteur Algésiras/Clemenceau, pour un tronçon de 1 kilomètre, qui permettra de desservir en eau chaude sanitaire et chauffage des établissements publics comme le centre des Finances publiques, le groupe scolaire Simone Veil, la maison des syndicats, la CAF ou encore la future résidence service seniors Les jardins d’Arcadie (en cours de construction dans les anciens locaux de la Poste centrale). 
  • Sur le secteur Valy Hir/Emille Rousse, où le réseau sera destiné à alimenter la future résidence seniors Emile Rousse, en cours de construction. 

Planning des travaux 

Les deux chantiers, d’un coût de 900 000 euros, vont se dérouler dès le début de l’année :  

  • Début des travaux le 16 janvier pour le secteur Algésiras/Clemenceau, pour une durée estimée à quatre mois et demi. Le chantier se déroulera par tranches, la première démarrant sur l’avenue Clemenceau( qui sera fermée à la circulation de l’angle de la rue Duquesne à l’angle de rue du 2eRIC, avec déviation par la rue Algésiras) et la place Edouard Mazé. 
  • Début des travaux à la mi février pour le secteur Valy Hir/ Emile Rousse, pour une durée estimée à deux mois.  

Au Technopôle aussi

En parallèle, le chantier du futur réseau de chaleur du Technopôle démarre lui-aussi, et ce dès le 9 janvier, pour une durée estimée à un peu plus de six mois. A l’automne, les grandes écoles et autres instituts de recherche tels que l’Ifremer seront ainsi reliés à ce réseau indépendant, alimenté par une chaufferie biomasse.  

Pourquoi ça marche ? Outre une énergie propre, issue à 90 % de la valorisation des déchets, le réseau assure une stabilité des coûts appréciables, face aux flambées actuelles des énergies fossiles. A titre d’exemple, le coût du megawatt heure était estimé à 62 euros en 2022, 67 euros pour 2023.