Loisirs

Le centre de soins d'Océanopolis en direct live pendant les vacances

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Pour ses 30 ans, Océanopolis se renouvelle en proposant pendant les vacances d’hiver, un parcours dédié aux mammifères marins. Une animation en direct du centre de soin permettra de mieux connaître nos voisins côtiers, les phoques gris.

« Nous voulons amener le public à changer de regard sur l’océan. » Anne Roignant, conservatrice d’Océanopolis, et les médiateurs scientiques s'y emploient au quotidien. « Ce lieu n’est pas qu’un aquarium. Il s’y déroule des actions d’éducation, de sensibilisation et de conservation, toute l’année. »
En témoignent ainsi les 35 000 scolaires accueillis chaque année et les 300 professeurs formés ; ou encore les 430 000 visiteurs en 2019 ; ainsi que la vingtaine de phoques gris soignés sur la saison hivernale, de novembre à février, au centre créé en même temps qu'Océanopolis.

Séances en direct 

Du 15 février au 1er mars, grâce à une caméra embarquée, les visiteurs auront accès au très fermé centre de soin, à partir de l’auditorium, où ils pourront poser des questions. Déjà testée l’an passé, cette formule est reconduite et améliorée.

Pour le directeur, Sami Hassani, passionné par ses petits protégés, c’est une belle occasion d’expliquer le mode de vie des phoques gris, très présents sur Molène et Ouessant. De fin novembre à début février, il accueille des jeunes en péril, nés entre octobre et décembre. « Il faut savoir que les mères ne s’en occupent plus dès la période de sevrage, soit après 2 à 3 semaines d’allaitement, ce qui les oblige à chercher seuls de la nourriture. » Sans « vie de famille », livré à lui-même, le phoque gris s'aventure sur tout le littoral Atlantique, découvrant l’univers marin et ses dangers. 

Un premier diagnostic sur photo

« En période hivernale, faute de nourriture, il perd vite ses réserves, ce qui ne lui permet pas de faire face à une tempête par exemple. » Les signalements arrivent du grand ouest. Sur photo, un premier diagnostic détermine l’intervention ou pas des équipes d’Oceéanopolis. « Parfois, le phoque est simplement en train de se reposer. » 
Les rescapés, une vingtaine par saison, resteront une vingtaine de jours en box, pour les soins, puis 2 à 3 mois en bassin pour reprendre du poids avant d’être relâchés. Une période pendant laquelle le contact humain doit rester minime, « car ce sont des animaux sauvages et leur chance de survie est plus grande s’il le reste. »

Tous les jours, à 14h, séance de 30 minutes, au pavillon Bretagne.

 

Des animations pendant toutes les vacances. En plus de ce direct, l’équipe d’Océanopolis a concocté un programme « basé sur l’investigation scientifique ludique », selon les mots d’Anne Roignant. Julien Feuillasser, médiateur scientifique, et son équipe, feront découvrir la vie des mammifères marins à travers un carnet de jeux familial remis à l’entrée, des histoires contées tout le long du parcours, des expériences  au Minilab. Et pour celles et ceux qui veulent en savoir davantage sur le lieu, il est possible de visiter les coulisses, voire de se faire offrir une journée privilège en tant que soigneur (dès 12, 4 places maximum).