Développement durable, Santé

La qualité de l’air de Brest métropole se mesure (aussi) à Plouzané

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Une station de mesure de la qualité de l’air a été installée sur Brest métropole, à Plouzané. Un nouvel outil qui vient compléter le dispositif de surveillance de la qualité de l’air sur le territoire.

Inaugurée officiellement ce 7 octobre, la nouvelle station de mesure de la qualité de l’air de Brest métropole va permettre une étude fine de l’atmosphère quotidienne dans laquelle baigne le territoire. « Et mesurer, c’est bien la base de tout, analyse Glen Dissaux, vice-président de Brest métropole en charge du plan climat air énergie territorial. Ces données nous permettront d’actionner les différents leviers dont dispose la collectivité pour ajuster ce qui devrait l’être. » 

La mesure de l'ozone en point de mire

Auparavant située au niveau du gymnase de Pen-ar-Streat, à Brest, où la densité du trafic automobile produisait trop de particules fines faussant les mesures enregistrées, la station a donc trouvé refuge à Plouzané, derrière les bâtiments de l’IMT Atlantique, dans une zone dite “péri-urbaine”.
« La particularité de cette station est de se focaliser sur la mesure de l’ozone, que l’on considère comme un polluant secondaire, mais qui n’en demeure pas moins un gaz très irritant pour les appareils bronchiques des citoyens », rappelle Alain Laplanche, président d’Air Breizh, association nationale disposant d’une antenne par région de France, et en charge de l’exploitation des données des stations de mesure. 

Trois équipements sur la métropole

Avec cette station basée à Plouzané, Brest métropole dispose donc de trois équipements du même genre, les deux autres étant situés en centre-ville de Brest, ainsi que place Albert 1er, à Brest également. « A la différence près que les stations brestoises se concentrent plutôt sur la mesure du niveau de particules fines et d’oxyde d’azote, qui entrent également dans la catégorie des polluants réglementés », précise encore Alain Laplanche.
Ainsi équipée, la métropole brestoise pourra ainsi « poursuivre dans les ambitions fixées par son plan climat territorial, dans lequel la qualité de l’air fait partie des enjeux importants », conclut Glen Dissaux.

48 000 décès par an en France

En France, 48 000 décès par an sont effectivement imputés à la pollution de l’air (2 700 en Bretagne), devant les accidents de la route. Un chiffre qui en dit long sur l’importance de la qualité de l’air que l’on respire…
Et, même si sur le territoire de Brest métropole celle-ci est jugée correcte (10 % de journées jugées en qualité d’air dégradé en 2019), les épisodes de pollution existent bel et bien, et sont principalement dus aux particules fines.

Des données en accès libre

Dans les faits, la station de Plouzané comme les deux stations brestoises permettront à Air Breizh, sur la base de mesures effectuées tous les quarts d’heure, d’émettre des moyennes horaires.
Grâce à elles, une alerte pourra être émise à la préfecture et à la collectivité, qui pourront alors décider de mesures à mettre en place pour lutter contre ces épisodes.

Les données produites par Air Breizh sont accessibles en open data, sur le site internet de la structure.