Jeunesse, Solidarité

Jeunes venus d'ailleurs : l'art pour thérapie

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L’association Parentel propose désormais une nouvelle forme de thérapie aux jeunes venus d’ailleurs. Avec l’art pour thérapie.

Et si le langage universel de l’art servait de médiateur, de facilitateur ? Spécialisées dans l’écoute des jeunes venus d’ailleurs, les psychologues de La Consult, au sein de l’association Parentel, ont décidé de faire appel à des artistes brestois pour mieux aider les jeunes qu’elles suivent à se dire, se découvrir, et peut-être mieux se reconstruire de parcours chaotiques. 

Souffrances non dites

« Les jeunes que nous recevons, sur la demande des travailleurs sociaux qui les accompagnent, n’arrivent pas toujours à se saisir des mots pour dire leur souffrance. Nous avons donc pensé que leur offrir la médiation d’un artiste pourrait les aider à se raconter, comme à se sentir entendus », expliquent les psychologues. 

Se révéler par l'art

Au final, ce sont quatre artistes brestois qui ont décidé de tenter l’aventure. Martine Geffraut-Cadec, pour des ateliers autour des gestes et des mots, Marion Volant et Guivic Le Cam pour des ateliers photo et vidéo, et enfin Jacques Creignard, pour une proposition autour de la création musicale.
« L’idée, avec ces ateliers menés par les artistes et auxquels nous participeront, c’est de donner aux jeunes d’autres moyens de se révéler, et de là, peut-être repérer ce sur quoi nous appuyer, en tant que psychologues, pour les aider », poursuivent les professionnelles de La Consult.
Du côté des artistes, l’enthousiasme est aussi au rendez-vous, dans une volonté d’embarquer les jeunes dans un ailleurs qui ne soit pas synonyme des souffrances qu’ils ont pu vivre par le passé, mais rime plutôt avec la découverte de nouveaux possibles.

Reprendre confiance 

L’expérience, menée avec les travailleurs sociaux du territoire, démarrera dès la fin mars, avec des ateliers de dix jeunes. Objectif : les amener à « s’éclater, montrer ce qu’ils savent faire, découvrir avec eux », souligne Jacques Creignard. De quoi, peut-être, les aider à reprendre une confiance perdue dans le monde, pour mieux réapprendre à y vivre.