Vivre ensemble

Handicap : le bénévolat accompagné se met en place à Brest

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La ville de Brest a initié une charte du bénévolat accompagné. Un dispositif qui va permettre aux personnes en situation de handicap de s’engager plus facilement dans les associations locales.

Les associations sont en manque de bénévoles. Tandis que nombre de personnes en situation de handicap aspirent à s’engager pour autrui. Grâce à la signature d’une charte sur le bénévolat accompagné, la ville de Brest, France bénévolat et de nombreuses associations vont expérimenter une forme de bénévolat nouvelle, où l’entraide et le vivre ensemble sont les maîtres mots. 

Renforcer le lien social

« Nous sommes tous conscients qu’après la crise sanitaire, le lien social reste fragilisé et avec lui la vie associative. Faciliter l’accès au bénévolat associatif pour les personnes en situation de handicap va permettre d’œuvrer plus globalement au renforcement de la dynamique associative sur Brest », a apprécié Eric Guellec, adjoint à la dynamique associative à la ville de Brest le jeudi 1er septembre, au moment de signer la charte avec l’ensemble des partenaires présents. 

Expérimentation 

Le dispositif prévoit en effet un système gagnant-gagnant où, au sein des structures médico-sociales, les personnes en situation de handicap désireuses de s’engager pour autrui peuvent remplir une fiche résumant leurs attentes et leurs envies. France bénévolat se chargera ensuite d’examiner les profils, et de les mettre en regard des attentes, nombreuses, des associations brestoises.
La collectivité, via sa mission Handicap, coordonne l'ensemble. « Cette charte augure de belles actions et de beaux projets communs, elle privilégie le collectif et l'inclusion de toutes et tous dans la cité », estime Mathilde Maillard, adjointe au maire en charge de l’inclusion des personnes en situation de handicap. 

 

Gagnant-gagnant

Les personnes en situation de handicap bénéficient ainsi d’un accompagnement vers les associations, et peuvent y trouver une mission à la hauteur de leurs envies, comme de leurs compétences. Les associations, en manque cruel de bénévoles, devraient y trouver une nouvelle ressource, tout en s’immergeant dans la réalité du handicap.
De quoi sans doute aider à lever les a priori des uns et des autres, et permettre un enrichissement de la vie collective de la cité