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Football : le futur stade sur la ligne de départ

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Affiné, le projet de l’Espace Froutven commence à prendre belle allure. Le futur nouveau stade de football du Stade Brestois 29, basé au Froutven, pourrait accueillir son premier match en 2026.

Amorcé en 2018, le projet de grand stade initié par Gérard et Denis Le Saint semble désormais mûr. Soutenus par Brest métropole, les coprésidents du Stade Brestois 29 ont présenté ce mercredi 30 mars le projet de l’Espace Froutven, où l’on trouvera donc le futur stade, mais aussi des activités ludiques et grand public qui permettront d’assurer l’équilibre financier de l’ensemble sportif. 

Quatre ans de travail

« C’est un joli projet qui prend forme » a apprécié François Cuillandre, maire de Brest et président de Brest métropole, lors de la présentation de ce futur Espace Froutven mercredi 30 mars. A ses côtés, les deux frères Le Saint, Denis et Gérard, qui ont initié le projet dès 2018. Dans l’intervalle, les contours du futur Stade sont passés par bien des méandres. Mais aujourd’hui, le projet semble bel et bien prendre de l’ampleur et de la teneur. 

Un outil au service des ambitions sportives 

En quatre ans, avec les services de Brest métropole et de l’Etat, les Le Saint ont travaillé d’arrache-pied pour parvenir au but. Et le projet tel qu’il se dessine aujourd’hui n’en est plus très loin.

« Il faut donner au Stade Brestois les moyens de fonctionner au plus haut niveau, le stade Francis Le Blé ne répond plus aux exigences d’un club qui évolue en Ligue 1 », a rappelé le maire.

Aussitôt approuvé par Denis Le Saint : « Ce nouvel outil peut nous donner les moyens d’atteindre nos objectifs, comme cela a été le cas avec la Brest Arena pour le Brest Bretagne handball »

Un partenaire à trouver 

Le futur stade se situera comme prévu au Froutven, à proximité immédiate des deux voies express nord et sud, mais aussi du terminus de la ligne de tramway. La dénomination actuelle n’est que temporaire, dans l’attente de définir le partenaire qui souhaitera s’engager aux côtés du Stade, et lui donner son nom. 

15 000 places

L’ensemble, qui représente une surface totale de 33 000 m² se veut tout à la fois un symbole du territoire, avec une silhouette de bateau rouge et blanc, et un outil performant et adapté au besoin du club… sans pour autant faire dans la démesure.

Sa capacité sera ainsi de 15 000 places, ce qui lui assurera un fonctionnement ad hoc aussi bien en L1 qu’en L2.


Quelque 1 450 places de parking seront assurées, en parallèle de l’aménagement de voies cyclables aux abords. Enfin, l’équipement répondra aux exigences et normes du monde du football professionnel, alors même que l’actuel Stade Le Blé fonctionne grâce à diverses dérogations aux normes de la L1. 

Une offre sur toute l’année

« Mais tout ça coûte cher, pour 17 matchs par an. On veut donc le faire vivre toute l’année », pointe Gérard Le Saint. Pour autant, les premières pistes un temps évoquées autour d’un bowling ou de terrains de tennis ont été écartées au profit des offres suivantes : 

  • une boutique du stade
  • une offre de loisirs indoor autour des e-game et e-sports
  • une halle gourmande ouverte à tous sous la tribune grand public
  • des visites guidées, une activité ludique accro-mâts avec tyrolienne

 

Livraison programmée en 2026

Non encore bouclé, le financement, porté en majorité par le privé, est estimé à une enveloppe de 85 millions d’euros. La métropole devrait lancer une concertation préalable avant l’été, puis, en fonction de ses conclusions, les travaux pourraient démarrer en 2024, avec une livraison programmée pour 2026

Dessiné par le cabinet d’architecture François de La Serre, le projet s’inscrit dans une volonté de développement durable, avec aménagement paysager. Les surfaces imperméabilisées sont passées de 65 % du total à 18 % entre 2018 et 2022. Des mâts éoliennes sont au menu, ainsi que l’installation de 8 000 m² de panneaux photovoltaïques.