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EMR et port de Brest : 250 emplois attendus avec l'arrivée de Navantia

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250 emplois directs, 64 fondations d'éoliennes concernées, 34 000 tonnes de matériel en transit… L’arrivée de Navantia à Brest fin 2019 met le port de Brest en selle dans la course mondiale à la fabrication d’éoliennes en mer. Une première pierre sur un édifice appeler à se consolider avec d'autres chantiers.

« Ce polder est la pierre angulaire du pacte énergie breton », rappelle Loïg Chesnais Girard, président du conseil régional, à l’origine des travaux entrepris depuis deux ans sur le polder du port de Brest. « Il est le plus visible et le plus cher avec 220M€ investis et il est aussi indispensable au lancement de cette filière énergies marines renouvelables (EMR) au niveau national et international. »
Ce 16 septembre, nombreux étaient les officiels venus accueillir cette nouvelle tant attendue du premier industriel à s’implanter au port de Brest pour construire les fondations des éoliennes offshores du futur parc de la baie de Saint-Brieuc (62 éoliennes produisant la consommation annuelle en électricité de 835 000 habitants). L'espagnol Navantia, 9e constructeur naval mondial, s'est spécialisé dans les EMR en 2015.

250 emplois directs en deux ans

Ce chantier en plein air, organisé à l’horizontale, qui s’installera fin 2019 sur les 11 des 40 hectares nouvellement viabilisés du terminal industrialo-portuaire, mobilisera entre 2021 et 2023 « un minimum de 250 emplois directs sur deux ans », affirme Antonio Sanchez, directeur de Navantia.
Le site de Brest se chargera d'assembler les composants des fondations d'une trentaine d'éoliennes offshores bretonnes (sur 64). Assemblées complètement en Espagne, elles seront stockées et expédiées de Brest en baie costarmoricaine par son nouveau quai colis lourds. 

Développer les compétences

Parmi les métiers visés : soudeurs, oxycoupeurs, opérateurs de manutention, échafaudeurs, superviseurs qualité… Des formations seront lancées à l’initiative de la Région pour répondre aux besoins. 
« Nous allons fabriquer ici les parties hautes et basses des fondations, les parties les plus complexes, poursuit le directeur. Ce sera un héritage industriel important pour les entreprises engagées dans ce projet. » Car au terme du contrat de trois ans passé avec Navantia, le temps de la création de la ferme éolienne de Saint-Brieuc, la Région Bretagne et ses partenaires auront à transformer l’essai. Pour Brest métropole, qui investit 20 M€ sur les les 220 du projet portuaire, ce n'est « qu'un point de départ », selon les mots de Michel Gourtay, vice-président Economie.

Préparer le port pour le long terme

« L’objectif est bien entendu que les chantiers se succèdent les uns aux autres, commente le président de la Région Bretagne. Ce premier chantier avec Navantia est symbolique et hyper important parce qu’il valide les choix que nous avons faits. Iberdrola et d’autres répondront à des appels d’offres sur des champs éoliens futurs en France et en Europe. Et pourquoi pas voir d’autres chantiers arriver ici, comme les trois éoliennes flottantes développée par Eolfi, pour Groix ? Elles ont vocation à être industrialisées en partie sur ce polder. Ensuite viennent d’autres champs pilotés par EDF et Engie. »
Une autre extension du polder, de 14 hectares, sera aménagée à compter de 2021, permettant l’installation de nouveaux projets industriels. « Nous avons des discussions en cours avec Navantia pour inventer autre chose demain. » La filière EMR bretonne compte bien ne pas en rester là !

> 40 hectares du polder existant ont été consolidés et viabilisés en deux ans
> un quai EMR colis lourds de 400 m de long est en cours de finition
> une digue de 900 m a été construite
> un belvédère sera livré fin 2019
> 80 entreprises mobilisées sur le chantier depuis 2 ans