Santé

CHRU : une belle santé qui se confirme

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La modernisation du centre hospitalier universitaire de Brest se poursuit, entre réorganisation, innovation et solidarité territoriale. Le CHRU de la pointe ouest confirme son rôle d’établissement d’excellence.

Avec une activité en hausse de 1 % en 2018, le CHRU n’affiche pas une performance majeure sur le papier. « Nous sommes pourtant au-dessus de la moyenne nationale des CHR et CHU, dont la progression est plutôt proche de zéro cette année », précise cependant Philippe El Saïr, directeur de l’établissement brestois. 

Bilan global positif 

Le bilan est d’ailleurs plutôt encourageant avec un résultat positif, prévu à 5 millions d’euros, sur un budget à l’équilibre de 600 millions d’euros. 
Pour la direction du CHRU, cette belle santé s’explique par des années d’efforts, qui se poursuivent : « Dans cette réussite, on ne peut que rendre hommage à l’ensemble du personnel qui a su trouver des solutions », note Philippe El Saïr.
« Depuis 5 ans, notre activité a affiché des résultats supérieurs à la moyenne nationale des CHU. Nous avons notamment beaucoup travaillé sur la maîtrise des charges, et la politique d’achat. La réorganisation a aussi permis de développer l’ambulatoire (soins sans hospitalisation, ndlr), où nous avions un réel retard », poursuit-il.

Innovation 

La politique de soutien à l’innovation est aussi payante : en 2018, les équipes de recherche du CHRU de Brest ont récolté quelque 5 millions d’euros de subventions (contre 2, 5 millions en 2017), se plaçant ainsi en 4è position nationale en la matière. « La qualité d’un établissement ne dépend pas de sa taille, et nous en sommes la preuve. Ici, nous avons de vraies filières d’excellence, comme la prise en charge des grands prématurés par le programme Nidcap, pour laquelle nous sommes leaders au niveau européen ». La récente mise en œuvre en première mondiale, d’un équipement de pet scan numérique témoigne aussi des compétences d’excellence brestoises. 

Solidarité territoriale 

 " Nous sommes dans un état d’esprit en phase avec ce territoire, qui a toujours su que, pour exister, il fallait se prendre en main et être moteur », résume le directeur de l’établissement brestois. Outre la réorganisation de l’offre de soins locale en cours (voir encadré), le service rendu au territoire gagne aussi chaque année en qualité, pour un bassin toujours plus large : «Nous sommes aujourd’hui le CHU le plus « territorialisé de » France : 21 % de nos praticiens exercent sur plusieurs sites, et le chiffre monte à 30 % pour nos chirurgiens », pointe Eric Stindel, président de la commission médicale d’établissement. Une solidarité territoriale notamment bien installée à Carhaix, mais qui s’est aussi traduite cette année par la mise à disposition, 24 h/24 de l’hélicoptère du samu vers la presqu’île de Crozon. 

Les grands travaux à venir
Outre le déménagement progressif de certaines activités de l’hôpital des armées (en chirurgie) vers les sites de La Cavale Blanche ou de Morvan, les grands travaux de modernisation se poursuivent. Sont ainsi attendus un centre de chirurgie ambulatoire à l’été 2020, ainsi que le centre de cancérologie et d’imagerie médicale pour la fin 2022, à la Cavale Blanche. Le cœur du site de Morvan est aussi au programme des prochains mois.