Nautisme

Brest Atlantiques : une course qui fera date

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En clôture de cette première édition de Brest Atlantiques, dont le départ a eu lieu le 5 novembre 2019, les équipages ont reçu leurs trophées à Brest ce 3 janvier, déclarant à l’unanimité avoir participé à une magnifique épreuve.

14 000 miles nautiques ! Il en a fallu de la réactivité, de la persévérance et une bonne dose de courage pour affronter non seulement la vitesse, les éléments et les ofnis croisés sur la route de ce demi tour du monde. François Cuillandre, président de Brest métropole, a salué ces performances, qui ont fait la fierté de la ville.

Humbles et souriants, les huit skippers et leur médiamans venus à Brest récupérer leurs trophées ce 3 février, sont des habitués des grands challenges. Pourtant, ils ont tous reconnus que de celui-ci, ils en garderont particulièrement un très beau souvenir. Et déjà, les voilà tournés vers d’autres départs.

Verbatims 

  • Les gagnants, Maxi Edmond-de-Rothchild :

« On a trouvé la course formidable. Il y avait tous les ingrédients », a déclaré Franck Cammas en citant les autres concurrents, l’organisation et le parcours.

Charles Caudrelier : « Après trois Volvo Ocean Race, j’ai retrouvé et la vitesse et le plaisir de naviguer ».

  • Trimaran Macif, second à avoir franchi la ligne d’arrivée

« On a eu pas mal de souci et aucun temps mort […] Nous réparons le bateau et il sera prêt, à Brest, pour la Transat anglaise. »

  • Actual Leader, en troisième position :

Yves Le Blavec souligne « le parcours fabuleux, les bateaux incroyables » et une organisation en trio qui ajoute de l’intérêt. « Nous sommes tournés vers le prochain événement qui se passera à Brest aussi, en solitaire. »

Pour Ronan Gladu, le Brestois de la course, 

« voir tous ces gens qui nous accueillaient, mes amis aussi, fut un moment incroyable, émouvant. »

  • Sodebo, contraint à abandonner à 14 jours de la course, n’a pas démérité.

Si, pour Jean-Luc Martin, cela restera « une frustration », Thomas Coville a souligné les efforts collectifs : « Cela restera une histoire commune magnifique, une des plus belles courses à laquelle j’ai participé depuis que je navigue ! »

En marin expérimenté, Thomas Coville a salué les performances de ses concurrents, tout en lançant, comme un signal pour les prochains rendez-vous « tout ce que nous y avons appris va nous servir pour la suite ! »

Brest, base forte des courses au large

Selon Patricia Brochard, présidente de Class Ultim 32/23, Brest Atlantiques pourrait « devenir une course de référence, une course qui pourrait être renouvelée », au regard du succès qu’elle a connu auprès des amateurs des courses nautiques et du public.
« Voilà une course qui fera date, a conclut Emmanuel Bachellerie, directeur général de Brest ultim sailing, reconnaissant le travail effectué par les équipes, jusqu’à 150 personnes. Brest peut et doit devenir un base forte des courses au large. » 

Pour la première fois, la légendaire The Transat partira ainsi du port brestois le 10 mai 2020. Pour fêter son 60e anniversaire, la doyenne des courses transatlantiques en solitaire s’offre un nouveau port d’arrivée. Ce sera Charleston, en Caroline du sud, pour les 350 ans de la ville.