Santé

Au CHRU, le développement malgré la crise sanitaire

Mis en ligne le

L’activité du CHRU aura logiquement été impactée par la crise sanitaire? ces derniers mois. Le développement de l’établissement reste malgré tout plus que jamais d’actualité.

2020 n’aura décidément pas été une année comme les autres, et sans doute le CHRU en est-il une parfaite illustration : « La dynamique d’activité, et l’amélioration de la trajectoire financière entamées depuis plusieurs années ont été impactées. Avec le premier confinement notamment, nous avons eu une baisse d’activités », précise ainsi Florence Favrel-Feuillade, directrice générale du CHRU., qui tient au passage à saluer « l'engagement des équipes dans cette année particulièrement éprouvante ».  Les aides de l'Etat, liées aux surcoûts de la pandémie, ne feront qu'atténuer un déficit annoncé pour 2020.

Plateau épidémique

A l'heure de la crise toujours d'actualité, le territoire demeure relativement épargné par la pandémie de Covid-19, si l'on s'en tient aux derniers chiffres en date : « Nous sommes ici depuis quelques semaines sur un plateau, avec peu de nouveaux cas positifs via les urgences », indique Eric Stindel, président du comité médical d’établissement. Le taux de positivité des 530 prélèvements quotidiens effectués dans les centres de dépistage du CHRU s’affiche ainsi à 3 % en moyenne, et le taux d’incidence reste stable depuis 15 jours (à 50)

 

 

Sur le front des vaccins

Côté vaccination, 24 000 personnes (résidents en Ehpad, soignants volontaires, personnes de plus de 75 ans...) ont pu en bénéficier sur le territoire du CHRU, de Brest à Carhaix. « Et si des problèmes ont pu intervenir ailleurs, avec des rendez-vous reportés, ce n’est pas le cas ici », note Florence Favrel-Feuillade. Les prochains rendez-vous de vaccination devraient d’ailleurs pouvoir être pris à partir du 22 février. Quant à l’ouverture d’un centre de vaccination à plus grande échelle, prévue à l’Arena, « tout dépendra des livraisons de vaccins, mais aussi de la stratégie adoptée par le gouvernement : si on passe sur le vaccin d’Astra Zeneca qui n’a pas besoin d’être conservé à – 80 degrés, peut-être faudra-t-il plutôt envisager une vaccination qui se fera directement chez son médecin traitant », estime Eric Stindel. 

Développement de l’ambulatoire

Cette activité intense de l’ensemble des acteurs du monde médical, liée à la crise sanitaire, n’aura malgré tout pas empêché l’établissement de poursuivre un certain nombre de chantiers de développement. Dernier exemple en date : l’ouverture, il y a 15 jours, du centre de chirurgie ambulatoire, à la Cavale Blanche. Un nouveau bâtiment, qui va progressivement permettre de changer la donne en matière de chirurgie, pour des interventions qui seront de plus en plus calées sur une seule journée, quand les pathologies le permettent : « Cela réduit le stress des patients, et aide à la récupération », précise Eric Stindel. L’équipement qui a demandé un investissement de 15 millions d’euros va se rôder progressivement, pour atteindre une vitesse de croisière dans les six prochains mois. 

Un centre d’accueil des enfants victimes 

D’autres grands chantiers accuseront quelques mois de retard, notamment celui de l’institut de cancérologie qui devrait ainsi être livré en avril 2023  ou le réaménagement des réanimations. « Mais nous avons réussi à mener d’autres projets inédits à terme, comme l’ouverture prochaine d’une unité d’accueil pour les enfants en danger, aux urgences pédiatriques, ou celle d’un centre d’odontologie à Carhaix, en lien avec l’UBO », rappelle Florence Favrel-Feuillade. 

 

 

La crise sanitaire n’aura pas entamé la dynamique d’innovation du CHRU. Ainsi, outre le succès du fonds de dotation Innovéo, qui a récolté 1,3 million d’euros en 2020, le CHRU met-il cette année une enveloppe de 500 000 euros à disposition de ses équipes de recherche.