Santé

Alcool : un outil ludique pour réduire les risques

Mis en ligne le

Dans le cadre de son plan alcool, la ville de Brest a travaillé avec deux étudiantes du lycée Fénélon, pour mettre au point l’effectomètre. Un petit carnet bien pensé, pour réduire les risques liés à la surconsommation d’alcool, notamment chez les jeunes.

« On avait plusieurs choix dans les actions à réaliser lors de notre BTS. Travailler sur le plan alcool nous motivait vraiment : ça concerne beaucoup d’entre nous », sourit Agathe Foëzon, étudiante en BTS action économique et familiale au lycée Fénelon. Depuis la fin 2018, avec Chloé Le Guillou, étudiante dans le même BTS, elle a travaillé à la production de l’effectomètre brestois. Un drôle de nom pour un outil qui pourrait bien contribuer à réduire les risques des excès d’alcool lors des soirées étudiantes.

5 étapes pour réduire les risques

Ce petit carnet qui tient dans la poche liste ainsi cinq étapes de l’ivresse, donnant chaque fois des conseils pour ne pas finir dans le rouge ; « Il s’agit de conseils de bons sens, pour réduire les risques », rappelle Jean-Luc Le Saux, coordinateur du plan alcool à la mairie. 
Parties d’un modèle belge, les étudiantes ont très vite cherché à le « “brestoïser”, en utilisant des expressions et des mots qui s’utilisent ici », expliquent les deux jeunes femmes.
Résultat : un manuel en 5 étapes pour, côté pile, qualifier l’itinéraire d’un fêtard en soirée, de “Au top” à “Limite lourd”, jusqu’à “Soirée foirée, lendemain foireux”… Côté face, des conseils adaptés à la séquence : rester dormir sur place, désigner un Sam pour le retour, passer à l’eau… 

Auto-évaluation 

Cet effectomètre va maintenant être diffusé auprès des infirmières scolaires des lycées de la ville, à l’université, auprès de cafés et de discothèques, mais aussi pouvoir être distribué lors des festivals de l’été, sur l’espace public.
 « Il s’agit avant tout de mettre à disposition un moyen d’auto-évaluation de l’ivresse. Il pourra aider à ancrer dans les habitudes les bons réflexes en matière de réduction des risques », apprécie Thierry Fayret, premier adjoint au maire.