Solidarité

Abeille Flandre : un week-end pour lui dire adieu

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Avant sa déconstruction par Navaléo, l’an prochain, l’Abeille Flandre a fait son retour Quai Malbert, ce vendredi 30 septembre. Le remorqueur ouvrira ses ponts au public pour la dernière fois, samedi 1er et dimanche 2 octobre.

Fidèle à elle-même et à son port d’attache brestois, l’Abeille Flandre s’est glissée tout en douceur sur les flots apaisés de la rade de Brest, ce vendredi 30 septembre au petit matin. Sous les yeux de dizaines de spectateurs venus lui rendre un dernier hommage, elle a fendu la brume, pour un dernier adieu avant sa déconstruction, qui se déroulera en 2023, au chantier Navaléo, sur le port de commerce. 

Retour poignant

Ce vendredi matin, les yeux des marins et des amoureux de la mer se sont embués, perdus dans la brume de la rade et de la nostalgie d’une époque. Face à eux, une vieille connaissance a pointé le bout de son étrave, discrètement mais tout en noblesse : à la veille de son départ pour un dernier voyage, l’Abeille Flandre a rejoint son port d’attache de 25 ans, le long du Quai Malbert. Non sans avoir offert aux badauds un intense moment d’émotion, au moment de l’hommage en rade rendu par l’Abeille Bourbon, venue à sa rencontre avec corne de brume et jet d’eau…

« Je repartirais bien avec elle… »

Pour accueillir celle qui a, de 1979 à 2004, veillé sur la sécurité en mer depuis le port brestois, des anciens des équipages, mais aussi de vieux amis, reconnaissants des bons et loyaux services rendus par le remorqueur et ses hommes pour secourir leurs pairs marins dans des circonstances souvent dantesques. 
Monté à bord pour la dernière fois, le commandant Jean Bulot, qui a présidé à la barre de l’Abeille de 1979 à 1994, ne cachait pas son émotion ce vendredi. « Elle est comme le jour où je l’ai laissée… il y a 28 ans ! Et ma foi, je repartirais bien avec elle, pour un petit tour du monde ! », sourit le marin, qui a vécu avec l'Abeille quelque 169 assistances en mer ! 

Le choix de la déconstruction à Brest

Il faut pourtant dire adieu à la belle, qui a fait son temps. « Nous avons exploré de nombreuses pistes, après 44 ans de service, et la déconstruction s’est imposée », a souligné Dominique Caillé, directeur général des Abeilles international. « Brest a bénéficié de la présence de ce bâtiment historique durant 25 ans, c’était un privilège, et l’Abeille Flandreappartient aujourd’hui au patrimoine de notre ville », s’est ému Fortuné Pellicano, président délégué de Brest événements nautiques, qui représentait François Cuillandre, maire de Brest, pour ce dernier adieu. 

Un week-end de portes-ouvertes

Les Brestois auront quant à eux encore tout le week-end pour saluer l’Abeille Flandre, avec deux journées de portes ouvertes : 

  • Samedi 1er et dimanche 2 octobre au Quai Malbert. Entrée 3 euros, au profit des œuvres sociales de la Marine. De 14 heures à 18 h 30

Ensuite, l’Abeille Flandre rejoindra sa "sœur" Languedoc au 5è bassin, avant leur déconstruction par l’entreprise Navaléo, prévue l’an prochain.   

 

 

 



Les remorqueurs des Abeilles international, missionnés par l'Etat, ont au total contribué à éviter l'équivalent de 21 Amoco Cadiz par leurs interventions en mer, une mission sans relâche, 365 jours par an et 24 heures sur 24, au service de la sécurité des mers et des marins.