Santé

A Brest, l'hôpital se projette dans le futur

Mis en ligne le

En sus des grands travaux d’ores et déjà actés, l’hôpital de Brest parie sur un plan d’investissement supplémentaire majeur. Digitale et visant une adaptation rapide aux nouveaux besoins des patients, cette (r)évolution est programmée pour les 10 ans à venir.

Le schéma directeur immobilier et de la transformation numérique du Centre hospitalier régional universitaire de Brest prévoit désormais un total de dépenses de 841 millions d’euros dans les 10 ans, dont 200 millions de travaux courants, et 641 millions d’opérations de modernisation. Un budget revu à la hausse ces derniers mois, afin de préparer l’hôpital de demain

Une prise en charge améliorée pour les aînés

Les principales nouveautés programmées concernent le secteur du médico-social, avec la prise en charge des aînés. Il est désormais envisagé de regrouper tous les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes de l’hôpital sur un seul et même site : le centre René Fortin, qui serait entièrement reconstruit. Les centres de Ponchelet et Guilers fermeraient alors leurs portes, pour rejoindre une véritable ville dédiée à la prise en charge des plus âgés, avec une capacité d’accueil de 400 lits. Réalisation programmée entre 2024 et 2028, pour un budget de 66 millions d’euros, en partie financés par la vente du site de Ponchelet. 

Digitalisation au menu 

Autres grandes priorités : le pôle mère enfant qui doit subir un lifting total et le regroupement et l’extension du plateau de soins critiques adultes de Morvan,  pour un montant de 40 millions d’euros, avec une livraison programmée dans les six ans à venir. La digitalisation de l’hôpital est aussi à l’ordre du jour (mise en place d’un nouveau dossier patient informatisé, cybersécurité…)

Un plan de modernisation d’envergure

Mais la réflexion du CHRU va plus loin et prévoit également : 

 

  • le regroupement des plateaux techniques de la radiologie interventionnelle (de moins en moins invasive), pour une capacité d’intervention plus forte. Le tout pour un budget de 13 millions d’euros de travaux et 10 millions d’euros d’acquisition en équipements médicaux. Livraison prévue en 2028. 
  • la rénovation des blocs opératoires de la Cavale Blanche pour 13 millions d’euros. Livraison prévue d’ici 5 ans. 
  • le changement de la boucle d’eau de l’hémodialyse de la Cavale Blanche et l’augmentation de la capacité d’accueil de la néphrologie, pour 6,5 millions d’euros. 
  • la mise en conformité hôtelière et énergétique de l’ensemble des pôles, pour 112 millions d’euros sur les 10 ans à venir. 
  • l’extension de l’actuel centre dentaire, pour faire face à une demande de prise en charge exponentielle. Coût du chantier : 8,7 millions d’euros pour une livraison en 2027

 

Un projet global à financer 

L’ensemble de ces programmations n’était pas prévu au programme des investissements à venir. Mais la donne a changé ces derniers mois, avec notamment le revirement du ministère des armées, qui ne souhaite plus voir ses hôpitaux rejoindre le public. L’hôpital interarmées de Brest conserve ainsi ses activités de réanimation, son laboratoire, comme sa pharmacie et la stérilisation : « Nous avons donc dû redimensionner nos propres projets. Notre schéma directeur a désormais une base solide, qui demandera une aide du Ségur de la santé. Nous sommes dans les objectifs de ce dernier, qui prévoit de financer des opérations à réalisation rapide, avec un impact positif sur l’offre de soins et la trajectoire financière globale », rappelle Florence Favrel-Feuillade, directrice générale du CHRU. Sur les 310 millions d’opérations non programmées de modernisation, l’établissement va solliciter une aide de l’Etat de 120 millions.  



Deux autres grands chantiers, déjà programmés ceux-là sont en bonne voie : l’ouverture du centre de cancérologie, prévue en 2023, et la réalisation d’un nouveau pôle psychiatrique de 14 000 m² à Bohars, avec une livraison en deux temps, en 2026 et 2028.