Culture

20 000 sons sous les mers

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Sonars… Ou comment embarquer trois musiciens dans les recherches scientifiques du laboratoire BeBEST, spécialiste de l’écologie marine et des sons sous-marins. Avec ce projet protéiforme, la Carène et ses nombreux partenaires signent une aventure unique, que le public pourra apprécier.

« Les bruits sous-marins, comme ceux que font les coquilles Saint-Jacques par exemple, témoignent de l’état de santé des océans. Or quand on est scientifique, il est parfois difficile d’exprimer le résultat de ces recherches de manière simple et émotionnelle. » Laurent Chauvaud, du laboratoire international de recherches BeBEST, basé au Technopôle Brest-Iroise, en est convaincu : l’idée d’associer trois musiciens, qui s’empareront des sons recueillis par les chercheurs de BeBest, va permettre « de mettre des “mots” sur des données dont on sait qu’elles ne témoignent pas d’une bonne santé de notre environnement, et ainsi, peut-être, sensibiliser encore un peu mieux le grand public ».

Un projet au long cours

Et c’est donc à une résidence au long cours que vont désormais s’atteler les trois musiciens, les chercheurs de BeBEST, ainsi que les nombreux partenaires associés à la Carène (Kuuutch, Astropolis, Océanopolis, l’ensemble Sillages, le CNRS…), qui pilote Sonars. « Clairement, on entre dans un projet au long cours qui croisera différentes pratiques, de la musique, de l’écologie marine et de la recherche, pointe Gwenn Potard, le directeur de la Carène. Si l’on connaît déjà certaines grandes dates qui permettront au public de prendre connaissance de l’avancée du travail, on sait aussi que l’on va avancer en marchant. Résidences en milieu scolaire, performances : on ne s’interdira rien pour que Sonars puisse toucher le plus de monde possible. »

Première date public, le 21 mars

En attendant, les trois musiciens choisis (Vincent Malassis, Maxime Dangles, et François Joncour) pour accompagner ce projet ont déjà commencé à plancher sur le sujet, en s’immergeant durant une semaine dans le laboratoire BeBEST. « Et ce que l’on a vu et entendu est déjà passionnant, témoigne François Joncour. A nous maintenant de réussir, par la musique, à véhiculer certains messages, en mettant dans nos compositions une charge émotionnelle qui dépassera ces données scientifiques “froides”. »
Pour prendre la mesure de l’avancée des premiers travaux, il faudra attendre le 21 mars. Dans le cadre du festival Electr()cution, une performance publique sera donnée, dans un lieu pour l’instant tenu secret…


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