Culture

Ville d'art et d'histoire : le trait d’union entre passé et futur

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Le public a fait honneur au rendez-vous donné aux ateliers des Capucins pour fêter l’obtention du label Ville d’art et d’histoire. La ligne d’arbre de la Jeanne-d'Arc fait désormais trait d’union entre passé et futur, entre marine et ville, entre histoire et devoir de mémoire.

Les Brestoises et les Brestois ont répondu présents aux ateliers des Capucins, par ce bel après-midi du 17 février, pour être témoin de la pose de la ligne d’arbre du porte-hélicoptère Jeanne-d’Arc, emblème de la riche histoire maritime de la ville.   

Le label, une victoire collective

« Les enjeux de la conquête maritime ont façonné Brest, a souligné François Cuillandre, maire de Brest, La ligne d’arbre, pièce maîtresse de la propulsion d’un navire, est emblématique de l’histoire industrielle et ouvrière de notre ville ».  

Dans ces ateliers où fut construite La Résolue, future Jeanne d’Arc, « il est important d’inscrire l’histoire de la ville de Brest dans une ligne de continuité. » 

Rappelant que d’aucuns avaient souligné l’incongruité de prétendre à un label de Ville d’art et d’histoire, « présentant Brest comme une ville tout à fait sans intérêt », François Cuillandre a souligné la victoire collective que représente ce label, lequel appuie sur l’importance de la mer et de la Marine, de son architecture de la reconstruction, l’imbrication des strates historiques (ville palimpseste) et la force des dynamiques sociales. 

Dynamiques sociales qu’a soulignées le directeur de la Drac Bretagne, Michel Roussel, « car un label est bien sûr une accroche touristique mais il souligne aussi les efforts d’une ville dans l’éducation artistique de ses habitants . »

 Souvenirs partagés

Pour l’historien Alain Boulaire, comme pour bon nombre de familles - et pas seulement brestoises - la pose de la ligne d’arbre rappelle des souvenirs. Des souvenirs d’un savoir-faire industriel encore vivace, à travers les témoignages d’une ouvrière et de deux ouvriers de l’arsenal et de lectures de paroles de Brestois. Des souvenirs de campagne pour les marins et pour la mission économique qui rejoignait le navire en escales. Mais aussi des souvenirs d’enfants : « Mon père a fait son apprentissage ici (dans les ateliers) comme jeune chaudronnier, raconte Alain Boulaire. Il a fait le tour du monde en 1932 et 1933 comme matelot mécanicien. Et c’est comme chef d’équipe chaudronnier qu’il nous a invité nous la famille, à la mise à l’eau de La Résolue. J’ai eu la chance d’assister en juillet 2010 à la fin de la Jeanne et au pliage de la flamme. C’est un souvenir extrêmement émouvant. » 

L'esprit de la Jeanne

La pose par Naval Group et l’équipe de grutage d’ALT de la ligne d’arbre sur le tour Somua, s'est faite devant de nombreux anciens des « arpètes » mais aussi d’anciens « matafs », venus en famille pour partager un moment de mémoire.
« Après Rio, New York, Manille ou Dakar, c’est un retour symbolique dans son lieu de naissance, a illustré le préfet maritime Atlantique, l’amiral Emmanuel de Oliveira. Que l’esprit de la Jeanne anime longtemps les quais, la ville et le site des Capucins. » 

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