Nature, écologie

Un nouveau siège pour le conservatoire botanique national de Brest

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En lieu et place des bâtiments, devenus inadaptés, de son siège, le conservatoire botanique national de Brest va se doter d’une nouvelle structure, plus visible et faisant la part belle aux matériaux naturels.

 

Du verre, du bois, de la paille et de la lumière. D’ici à 2020, l’actuel bâtiment administratif du Conservatoire botanique national de Brest, au vallon du Stang-Alar, va se mettre au diapason de son environnement. En faisant le choix de reconstruire le siège du conservatoire, in situ, aux abords du jardin botanique, Brest métropole et ses partenaires entendent donner une visibilité accrue à l’un des vaisseaux amiraux de l’excellence locale en matière de préservation de la biodiversité.


Espèces menacées


« Cet établissement public a pour mission la préservation et la valorisation du patrimoine végétal en Bretagne, en Pays de la Loire, en Basse-Normandie, et effectue également de nombreuses missions à l’international. Nous abritons ici la troisième collection d’espèces végétales en voie de disparition au monde », rappelle Eric Guellec, président du syndicat mixte du conservatoire.


400 000 visiteurs par an


« Cette ancienne carrière, qui a servi à la reconstruction de Brest, accueille aujourd’hui quelque 400 000 personnes chaque année. Le bâtiment administratif, construit il y a plus de 40 ans, n’était plus à la hauteur et nous avons pris la décision de le reconstruire », poursuit François Cuillandre, président de Brest métropole.


Le naturel reprend le dessus


A l’issue du concours d’architectes, c’est l'atelier Philippe Madec qui a été retenu, pour un  projet qui va redonner du lustre et de l’allure à l’ensemble. Sur 2300 m², le siège, qui abritera les équipes administratives, scientifiques et techniques, s’ouvrira ainsi plus largement aux regards, vêtu de matières naturelles : bois et paille pour les murs des bâtiments principaux, reliés par des serres de verre. Les toitures végétalisées permettront aussi une meilleure intégration dans le cadre naturel.


Sensibilisation
aux enjeux de la biodiversité


« Nous avons aussi souhaité ouvrir un peu plus l’ensemble au grand public, car nous souhaitons mettre l’accent sur la sensibilisation aux enjeux de la préservation de la biodiversité », précise Eric Guellec. Le hall d’entrée sera ainsi accessible, et permettra de mieux comprendre les missions du conservatoire. Les espaces de travail ( grainothèque…), pourront aussi être ouverts, sur certaines périodes. Enfin, un jardin pédagogique dédié à la flore locale sera également ouvert.
Présenté aux riverains hier, le chantier doit démarrer début 2019, pour une livraison au printemps 2020. Coût du chantier : 5,3 millions d’euros ( 1,2 million pour Brest métropole, 1 million pour l’Etat, 1,5 million pour le Pays de Brest, 0,9 million pour la région Bretagne, 0,5 million pour le conseil départemental du Finistère). 

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