Développement durable

Toul ar rannig : un réseau d'assainissement aux petits soins avec l'environnement

Mis en ligne le

Aussi précieux que le réseau d’eau potable, le réseau d’assainissement fait l’objet de toutes les attentions de la métropole. Sa société publique Eau du Ponant a complètement rénové la station Toul ar Rannig à Plougastel, permettant à 11 700 « équivalent-habitants » de bénéficier d’un réseau performant qui respecte l’environnement.

« C’est ici une étape importante en matière d’amélioration de la protection du milieu aquatique, dont la rade de Brest qui est notre bien commun », souligne François Cuillandre, président de Brest métropole, rappelant au passage que « 80 % du prix de l’eau d'Eau du Ponant correspond à la part de l’investissement », investissements nécessaires pour éviter les fuites dans la nature, comme c'était le cas à Plougastel-Daoulas. 

Des projets au Tinduff et Pont-ar-Bled

« On a changé de dimension », se réjouit Dominique Cap, le maire de la commune, la station d’épuration de Toul Ar Ranning desservant à présent 11 700 équivalent-habitants contre 6 000, soit l’ensemble du bourg de la commune.
Elle traitera à terme les eaux usées de Lesquivit, Kerguelen, Le Passage, Keraliou, Kervézingar et Sainte-Christine. « Nous allons maintenant travailler au futur chantier du Tinduff, secteur de développement prévu sur la métropole. »
Autre projet métropolitain : « En 2019, nous prévoyons la restructuration complète de Pont-ar-Bled, cœur stratégique en eau potable qui dessert le nord de Brest », ajoute François Cuillandre. 

Performance environnementale 

Projet datant de 2013 pour les premières études, la station de Toul Ar Rannig offre désormais des performances environnementales accrues, limitant drastiquement les déversements d’eaux usées dans le milieu naturel en cas de fortes précipitations.
« La situation est bien meilleure qu’il y a quelques mois, précise Jean-François Menez directeur de la production à Eau du Ponant. Il a fallu faire des choix pour trouver le juste équilibre et maîtriser les débits du réseau d’assainissement, ce qui n’est pas simple. Mais le suivi environnemental est très poussé. » La société a programmé des relevés réguliers pour surveiller étroitement la qualité des rejets. 

D’un coût de 2,8 M€, ce nouvel équipement d’assainissement a bénéficié d'un apport pour moitié de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Le conseil départemental a apporté sa contribution technique, au côté d'Eau du Ponant, la DDTM et les entreprises CNR (génie civil) et Nantaise des eaux (équipements).

Commentaires

Votre commentaire sera publié après avis du webmaster du site.