Education, Culture

Résidences d'artistes : tissons des liens entre école et culture !

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La ville de Brest et la Drac soutiennent des résidences d’artistes dans les écoles primaires. Cette année, Jean-Rostand, Quéliverzan et Algésiras bénéficient du dispositif, soutenus par une structure culturelle. Dans cette dernière, une tapisserie collective se crée avec des petites mains qui tissent, peignent et agrafent avec joie.

« Un cartel, c’est quoi ? Vous vous en souvenez ? Non ? » interpelle Charlotte Vitaioli en cet après-midi dédié aux arts plastiques. « Si moi je sais ! Ça dit où ça a été fait et un peu son histoire » répond une élève à l’artiste qui acquiesce. « Aujourd’hui,  certains d'entre vous allez inventer l’histoire de votre œuvre, avec un titre. Pour les autres, nous allons finaliser le tissage de l’encadrement. » Et chacun de s’installer, nullement décontenancé, devant un métier à tisser géant, saisissant les aiguilles en plastique, y enfilant la laine pour tisser.
Objectif : finaliser une tapisserie collective qui sera présentée à la MJC de l’Harteloire du 20 avril au 14 mai puis au Musée des Beaux-Arts lors de la nuit des musée, le 19 mai.

Trois résidences en 2017

Ce projet soutenu par la Ville de Brest et la Drac, entre dans le cadre des résidences d’artistes dans les écoles primaires. C’est le cas à Quéliverzan avec la compagnie de danse Liminal et le Mac Orlan, à Jean-Rostand avec le collectif Studio Fantôme pour une résidence musicale soutenue par la Carène (spectacle présenté les 14 et 15 février et qui poursuit sa tournée) et l’école Algésiras, avec les classes de CP et CE2. Les artistes interviennent à raison de trois à quatre semaines dans l'année. 

Résonances dans la ville

Pour faire vivre cette résidence, l’implication des équipes pédagogiques, des animateurs de temps périscolaires et des parents, s’avère indispensable, en plus de l’accompagnement de la ville, de la Drac et des équipements culturels. Les projets sortent ainsi des écoles et rayonnent hors les murs.

A Algésiras, c’est une rencontre qui a motivé ce projet, celle de Carole Saillour, directrice, et l’artiste Charlotte Vitaioli qui exposait au Musée des Beaux-Arts à l’occasion de l’exposition Nos retrouvailles, en 2017. « Après la visite de l’exposition, les enfants ont choisi une œuvre dans le musée puis l’ont reproduite à partir d’une projection », explique l’artiste pour qui ces résidences sont importantes à plus d’un titre : l’échange, la transmission, l’ouverture et aussi la possibilité de bénéficier de temps de création pour poursuivre son art. 

Se basant sur ses techniques de tissage, broderie, peinture qui lui sont propres, elle a fait émerger les envies, les questionnements et de nouveaux apprentissages. « Charlotte, j’ai fini là, je recommence en doublant la laine ou pas ? »

Exposition à la MJC de l’Harteloire du 20 avril au 14 mai puis au Musée des Beaux-Arts lors de la nuit des musée, le 19 mai.

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