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Police de sécurité du quotidien : création d’une brigade de prévention et de contact à Brest

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La police de sécurité du quotidien verra le jour dans les prochains mois dans les brigades de gendarmerie du Finistère, l’un des 20 départements retenus pour expérimenter ce retour à la proximité et au terrain piloté par l’État. Une brigade de prévention et de contact verra le jour à Brest et Carhaix.

police gendarmerie sécurité  - , .JPG 3.5Mo () Le préfet du Finistère Pascal Lelarge, le colonel et commandant du groupement de gendarmerie du Finistère Richard Pegourie et le sous-préfet de Brest Ivan Bouchié, lors de la présentation de la police de sécurité du quotidien.
© chall

« Il peut y avoir un sentiment d’abandon dans certains territoires, notamment dans les territoires ruraux, dès lors que l’on ne voit plus les forces de l’ordre, illustre le préfet du Finistère, Pascal Lelarge. Elles y interviennent en opération d’investigation ou d’intervention mais ce n’est pas suffisant. Le sentiment d’insécurité peut se combattre aussi par une meilleure visibilité, de l’écoute, l’explication de nos domaines d’intervention, en rétablissant le dialogue avec la population, les élus, les chefs d’entreprise, les bailleurs sociaux, les chefs d’établissements scolaires… »

Rétablir l'équilibre des missions

Les brigades de gendarmerie effectuant déjà toutes ces tâches, « Il s’agit de les formaliser , souligne le colonel Richard Pegourie, commandant du groupement de gendarmerie. Nous agissons souvent sous la pression des événementsAujourd’hui, il s’agit d’équilibrer nos missions avec plus de contact sur le terrain en amont et l’accueil du public. C’est pourquoi nous réfléchissons à étendre nos plages d’ouvertures. »
Car parmi les nouveautés à charge de la police de sécurité du quotidien, figure la main courante, disponible dans les brigades depuis le 1er février. « Cela va nous permettre de croiser nos informations entre brigades au niveau national », explique le colonel.

Groupe de contact à Brest

Autres nouveautés, le renforcement de la présence des gendarmes dans la périphérie de Brest métropole : un groupe de prévention et de contact va être créé à Brest et à Carhaix pour répondre aux besoins spécifiques des territoires, organiser des prises de contacts notamment avec les élus. Etre dans l'initiative et la prévention grâce aux échanges. 
« Notre démarche est donnant-donnant car nous avons beaucoup à apporter, commente le commandant Pegourie. Par exemple, nous accompagnons les maires, qui ont une fonction d’opérateur de police judiciaire. Ce sont des échanges très concrets. »
Une brigade territoriale de contact va également être lancée à Sizun "pour y assurer une présence plus régulière".

"Trouver la bonne maille"

Missions rééquilibrées, moyens numériques en cours de déploiement (smartphones, tablettes, cameras individuelle d’intervention pour le peloton d’intervention et de surveillance), renforts humains avec 500 recrutements annoncés par le ministère de l’Intérieur, dédiés à ces brigades... Quid de la charge de travail ? « La création de la brigade numérique, à Rennes, et son offre de service *, va permettre de nous délester des affaires que nous n’avons pas les moyens de résoudre en local. Mais il nous reste à trouver la bonne maille en termes d’effectifs, de circonscription d’intervention, de moyens », conclut le commandant.

Retour d’expérience annoncé dans un an.

* De nouveaux services dématérialisés seront déployés en ligne : pre-plainte et plaintes, signalement de faits de violences sexuelles et sexistes, déclaration d'une fraude bancaire en ligne... 

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