Santé

Octobre rose : le dépistage seul bouclier contre le cancer du sein

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En plus des belles couleurs d’automne, octobre se décline en rose en France depuis 2003. Le Finistère et la ville de Brest se mobilise, à travers l’Adec29 et ses partenaires, pour faire connaître le dépistage du cancer du sein. Une maladie qui peut toucher toutes les femmes.

Une femme posant devant l''affiche d'Octobre rose  - , .JPG 267Ko () Docteur Françoise Bommelaere, directeur de l'Adec29 : « Il faut savoir le cancer du sein évolue de manière silencieuse. Le dépistage consiste à le débusquer avant que les symptômes n’arrivent. Car dans ce cas, il est déjà installé et les traitement seront plus lourds. »
© chall

Toute l’année, l’Adec29* invite quelque 150 000 Finistériennes entre 50 et 74 ans à réaliser un dépistage du cancer du sein. Maladie très fréquente, elle touche 3 femmes sur 100 dès la 51e année. « 80 % des cancers du sein se déclenchent au-delà de 50 ans, pointe le docteur Françoise Bommelaere, à la tête de l’Adec29. 6 000 nouveaux cas sont détectés chaque année dans la région et il tue 600 Bretonnes chaque année, étant le plus meurtrier après les cancers du côlon et des poumons. »

Dépistage sans avance de frais

Sans avance de frais, cette mammographie bénéficie de toutes les attentions puisqu’elle est réalisée et interprétée par un radiologue choisie par chacune dans une liste fournie (attention, 3 à 4 mois de délais sont nécessaires pour obtenir un rendez-vous). Les clichés sont transmis à l’Adec29 pour une seconde lecture réalisée par un autre radiologue avant que le bilan ne soit transmis à la femme concernée.

30 % des invitations sans réponse

« Aucune femme n’échappe aux facteurs de risques, contrairement à ce que beaucoup pensent », souligne le radiologue Henri Le Penndu. 30 % des invitations au dépistage qui reste sans réponse, « en particulier dans une zone géographique allant de la presqu’île de Crozon jusqu’à Huelgoat environ », précise Françoise Bommelaere. Malgré les deux relances, ces femmes dans leur 50e année ne prennent pas rendez-vous. Pourquoi ? « On sait que parcourir plus de 30 km pour une mammographie peut être compliqué à organiser. Il y a aussi une méconnaissance du cancer du sein, une peur de la douleur éventuelle de l’examen ou tout simplement d’autres soucis personnels à gérer. » Si pression mammaire il y lors de l’examen, elle sera en tout cas « moins douloureuse  qu’un traitement pour cause de cancer ».
Pour Henri Le Penndu, le frein principal reste l’anxiété : « On entre en bonne santé dans le cabinet et on a peur de repartir avec un cancer. » Or, grâce au dépistage organisé, 7 femmes sur 1 000 présentant un cancer sont prises en charge à temps dans un traitement personnalisé. 9 fois sur 10, elles en sont guéries.

Sensibilisation à la Fashion Week

C’est pourquoi en octobre, tous les acteurs de la prévention et de la lutte du cancer du sein se mobilisent sur le terrain pour faire œuvre de pédagogie. De nombreuses animations, culturelles et sportives, sans oublier celles à destination des professionnels, se déroulent partout dans le Finistère. Celles-ci permettent d’abonder les fonds des associations qui aident au bien-être des femmes en cours de traitement (soins esthétiques, aides aux achats de prothèses capillaires etc.).
A Brest, le service promotion santé se fera relais de l’information dans les quartiers prioritaires et auprès du public en situation de précarité. Une action de promotion du dépistage sera organisée à la Fashion Week ces 6 et 7 octobre, aux ateliers des Capucins.

* Co-financée par la caisse nationale de l’assurance maladie et l’agence régionale de la santé (ARS)

 Le programme complet  (pdf, 1,88 Mo)

Sports et santé. Le programme Bouger pour Guérir mis en place par la ville de Brest permet aux femmes sous traitement de pratiquer 8 activités sportives, avec un professeur agréé par l’ARS, un programme et un abonnement spécifique. 

 

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