Culture

Mémoire ouvrière, DCNS révèle ses trésors

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C’est un outil de mémoire collective incomparable qui vient de prendre ses quartiers au sein du service historique de la Défense, à Brest. DCNS y a transféré son fonds iconographique, un legs majeur en termes d’histoire ouvrière de la construction navale à Brest.

Tout un symbole. La signature de la convention qui acte du transfert du fonds iconographique de DCNS au service historique de la Défense de Brest s’est faite le 7 avril au cœur des ateliers des Capucins. Belle transition donc, pour ce fonds d’une richesse inouïe, porteur de la mémoire collective ouvrière de la ville, mais aussi de tout un pan de la construction navale française. 

Au total, ce ne sont pas moins de 8800 photos, des dizaines de films, 4000 plaques de verre ou encore 45 classeurs de négatifs qui viennent ainsi enrichir le fonds du service historique de la Défense. « Un don inestimable, qui constitue la mémoire vive du territoire brestois, mais aussi un gisement à vocation nationale. Ce transfert place Brest dans une dynamique historique majeure, et accompagnera sans grand doute la démarche de labellisation Ville d’art et d’histoire en cours », souligne Xavier Laubie, chef de la division Nord Ouest du service historique de la Défense.  

Somme inédite

Clichés de l’atelier de l’école des appentis, des ateliers des Capucins, cérémonies de mises à l’eau, mais aussi photos de pièces techniques, ou encore vues totalement inédites de la ville au sortir de la Seconde Guerre mondiale… L’ensemble, qui court de la fin du XIXè siècle à aujourd’hui, constitue une somme inédite et majeure pour l’histoire locale. 

En cours de classement dans son nouvel écrin, la collection n’a évidemment pas vocation à rester à l’abri des regards. Un travail est d’ores et déjà en cours autour d’une valorisation grand public, qui pourrait se faire d’ici 2018 ou 2019.

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