Enseignement, Culture

Matheus enchante plus de 3 000 élèves !

Mis en ligne le

Plus de 3 000 enfants ont assisté dans une folle ambiance au concert de Matheus ce 13 mars, une version revisitée de l’opéra de Bizet intitulée Carmen 2.0. Initié par la Ville, ce moment inoubliable met en lumière une politique éducative résolument ouverte aux arts et à la culture.

L’Arena n’avait encore jamais vu un tel public, ni l’ensemble Matheus. 3 000 écoliers (137 classes) rassemblés pour écouter un opéra, l’affaire a de quoi effrayer. Et pourtant « l’ambiance était incroyable, les enfants chantaient, applaudissaient tout en étant attentifs ! »

Transmettre des émotions 

Tout sourire, Jean-Christophe Spinosi, le chef d’orchestre tourbillonnant de l’ensemble Matheus, a fait part de son enthousiasme « à transmettre la musique classique, enfermée dans une image de musée. Savez-vous que seul 1% de la population va à l’opéra ? Carmen, c’est un héritage musical commun. Comment faire pour cela redevienne une œuvre populaire, une œuvre universelle qui raconte l’histoire d’une femme libre ? Comment transmettre le génie des partitions ? En y mettant du jazz, du rock, de la musique hawaïenne, du Maghreb, africaine… Faire passer le beau aux enfants par d’autres moyens. Certains disent « il ne faut pas faire ça ! » et bien nous on le fait ! » 

Une volonté politique

Transmettre l’amour des arts dès le plus jeune âge, l’émotion que cela suscite et l’apaisement que cela engendre, tels sont les objectifs de la ville de Brest. « Ce spectacle offert par l'ensemble Matheus fut un moment extraordinaire pour 3 000 enfants dont beaucoup découvraient l'Arena,  souligne François Cuillandre, maire de Brest. Cela montre que les activités culturelles, tout comme le sport, font partie intégrante de l’enseignement des écoles publiques. C’est tout sauf ennuyeux ! » 

Pour l’inspectrice d’académie Caroline Lombardi-Pasquier, « le fait qu’une ville entière soutienne un projet d’un telle envergure, c’est extrêmement précieux. » Mais la ville ne se contente pas d’un grand spectacle. C’est toute l’année, depuis plus de dix ans, que les artistes rencontrent les écoliers. La Carène a mis en place un programme dédié aux enfants, « pour donner le droit à la pratique, à l'image du le Cool Bus », indique Gwen Potard, directeur des lieux.

Aides aux projets d’écoles

A l’école Quizac, Philippe Abalain transmet le goût du conte et de la musique africaine. Et bien des artistes s’impliquent dans les projets des écoles. Une autre manière de travailler pour les équipes pédagogiques, pendant les temps scolaires et périscolaires. L'oeuvre de Bizet a été explorée avant le concert.

« Le dispositif des aides aux projets d’écoles permet à 5 400 élèves de 236 classes de bénéficier d’interventions culturelles cette année, précise Emilie Kuchel, adjointe au maire en charge de la politique éducative. On peut considérer que l’ensemble des écoliers brestois bénéficie d’une ou plusieurs interventions d’éducation artistique et culturelle. » 

De quoi éveiller les consciences de la jeunesse et « donner les clés pour se construire, remonter le courant et être libre ! », conclut avec ferveur Jean-Christophe Spinosi.

 

Le projet Demos
Initié par la Philarmonie de Paris et piloté par le Conservatoire de musique, le projet Demos se déploie à Brest auprès de cinq &écoles élémentaires. 

Commentaires

Votre commentaire sera publié après avis du webmaster du site.