Sport, Nautisme

Marie Riou à la Volvo Ocean Race : « le top du top ! »

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La Brestoise Marie Riou va partir s'entraîner fin août en Espagne pour la célèbre Volvo Ocean Race. Elle partage son état d'esprit.

Marie Riou à bord du Dongfeng pendant une séance d'entraînement en mars 2017. - , .JPG 2.7Mo () Marie Riou à bord du Dongfeng pendant une séance d'entraînement en mars 2017.
© Yann Riou

La Volvo Ocean Race, c’est 40 ans d’existence et des noms aussi mythiques que Peter Blake, Eric Tabarly, Magnus Olsso, une femme aussi, Tracy Edwards.
Marie Riou, vous faites partie de l’équipage Dongfeng et vous vous apprêtez à parcourir 45 000 milles autour du monde, en 12 étapes, dans le grand Sud. Ce sera votre première course au large et pas des moindres. Que représente pour vous ce marathon océanique ? 

 


La Volvo Ocean Race est pour moi une course mythique. Elle existe depuis des années, avant elle s’appelait la Whitbread. J’ai pu suivre les deux dernières éditions avec notamment la victoire de Groupama. Et l’année d’avant, Dongfeng, malgré son démâtage, avait tout de même fini troisième.
Pour moi c’est une superbe occasion de pouvoir embarquer avec eux. C’est une course en équipage et en off-shore que je ne connaissais pas. C’est le top du top pour faire de la course au large. Je ne me voyais pas vraiment partir en solitaire, alors partir faire un tour du monde en équipage c’est parfait.

L'équipage du Dongfeng va s'entraîner dès fin août en Espagne avec les favoris de MAPFRE.

Dongfeng est une équipe franco-chinoise menée par Charles Caudrelier qui a vous a recruté. Nouvelle règle oblige, ces équipes se sont féminisées. Vous êtes deux navigatrices, avec Caroline Brouwer.
Quel est votre poste ? Expliquez-nous un peu comment s’articulent la vie de compétition et la vie quotidienne à bord…


En effet, soit tu pars  à sept hommes, soit tu pars à neuf, sept hommes et une ou deux femmes. Dongfeng a fait ce dernier choix depuis le début. Nous sommes douze navigants en tout.
Depuis fin janvier, Caroline et moi naviguons avec l’équipage, et cela fait donc plus de sept mois que nous naviguons tous ensemble. On commence à bien se connaître. On est une sacrée équipe ! Et c’est vrai que la vie à bord se passe bien. L’espace est assez restreint pour faire 20 à 25 jours de mer. Jusqu’à présent, j’y ai passé sept jours d’affilée et ça s’est bien passé. Donc je me dis que, multiplié par trois, ça devrait être le cas également !

Nous avons la chance également d’avoir à bord un « warrior » de la Volvo Ocean Race, Stuart Bannatyne. Ce sera la huitième participation de ce naviguant néozélandais. C’est super de pouvoir profiter de son expérience.

Pour ce qui est de mon poste à bord, je suis aux réglages avec Caroline. C’est elle qui est régleuse principale. J’ai totalement découvert le support, je ne connaissais pas les « gros » bateaux de course, j’ai donc appris pendant ces sept derniers mois à être sur tous les postes. C’est top, on essaie d’être le plus polyvalent possible, c’est le but du jeu.

Parfois je ne réalise pas vraiment dans quoi je m’embarque ! Ca va être une découverte, les mers du sud, là j’ai signé … c’est pour en baver !


Vous avez remporté la Fasnet Race, devant les Espagnols de MAPFRE, les favoris. Cela vous met-il en confiance pour le départ d’Alicante le 22 octobre ? Comment vont se dérouler les entraînements ?


On a eu  la chance d’avoir pu travailler ensemble depuis sept mois, on a fait un super boulot. Le leg 0 était une première confrontation où on a pu voir plein de points positifs, mais aussi des points à améliorer. Il va falloir rester concentré car il y a du niveau, ça va être intense, et aussi rester constant sur la durée, c’est cela la difficulté principale.

Marie Riou, tout Brestlife vous soutient et vous suivra dans cette course contre la montre absolument hors norme. Bon vent !

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