Développement durable

Les brebis, nouvelles habitantes des prairies de la métropole

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Trente brebis Scottish Black Faces ont pris leurs aises chemin de Kerdalaes à Saint-Pierre, inaugurant un programme d’éco-pâturage mené par Brest métropole en lien avec les éleveurs.

Maout le chien de berger trépigne. Son maître tente de le calmer par des « Maout stop ! » intempestifs mais rien à faire : les brebis sont lâchées et le chien entend bien les guider en maître sur ce terrain qu’elles découvrent.

Méthode de gestion douce

Gérer de manière écologique les espaces en friches de la collectivité, tout en contribuant à tisser de nouveaux liens entre les habitants, telles sont les ambitions de la direction des espaces verts de Brest métropole, à l’origine du projet. « C’est une brique en faveur de l’agriculture urbaine, qui permet aux Brestois de redécouvrir des endroits verdoyants dans leur ville, de se reconnecter avec la nature », commente Eric Guellec, vice-président en charge de la proximité territoriale.

Fin de la fauche

25 terrains sur 5 communes* ont été identifiés avec les éleveurs du centre Finistère, Alain Retière et Tibaut Lorand, de Black Faces Breizh (élevage biologique). Clôturés, ils vont accueillir entre cinq à vingt brebis qui changeront de parcelle le mardi. Elles seront présentes sur sept parcelles en simultané. Une fois par mois, elles iront sur des terrains de retrait, comme à Saint-Pierre ou à Keroual.  

« Nous n’aurons plus besoin de faucher, précise l’élu. Cela diminue l’empreinte carbone et ce, à coût constant, soit 7 000 €/an. » Paisibles, résistantes, les Scottish Black Faces n’occasionneront aucune gêne pour les riverains.

Retrouver de la biodiversité

Pour Alain Rétière, mettre à disposition son cheptel est avant tout une manière « de contribuer à une action citoyenne. Les terrains mis en éco-pâturage vont retrouver de la biodiversité car les brebis sont sélectives et laissent les plantes monter en graines. »
Chaque jour, les agents de la collectivité, formés par les éleveurs, passeront vérifier qu’elles se portent bien, disposent de l’eau nécessaire et que les clôtures résistent. 

Un conseil pour les promeneurs : « De seulement les regarder et de ne pas tenter de les approcher ni de les nourrir. Le tout est de respecter leur tranquillité », souligne Alain Retière. Et nul doute que les voisins sauront garder un œil sur ces « nouveaux habitants » insolites. 

Les espaces concernés

  •  Saint-Pierre : espace de la salette, Maison blanche, Arc'hantel, Eole, espace Thibaudet
  • Quatre moulinsLambézellec : Kerbonne, Frégate La Boussole, Kerraros
  • Les rives de la Penfeld : bois de la Brasserie
  • Saint-Marc : rampe du vieux bourg
  • Bellevue : Jardin de provence, plateau rue de Vannes, plaine Borgnis Desbordes
  • Guilers : Kermonfort/croas ar pennoc, Jardin de la gare, Bois de Keroual
  • Guipavas : Saint-Thudon, Keraliou Ribeuze, Keravilin
  • Gouesnou : magasin scolaire, près du rond point Charles-de-Gaulle
  • Plouzané : espace Jacques-Brel, espace Jacques-Prévert

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