Culture

L’art prend d’assaut le Haut de Jaurès

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Dix étudiants de l’école européenne supérieure d’art de Bretagne (Eesab) ont été sélectionnés pour habiller le Haut de Jaurès d’œuvres artistiques. Un projet mené en lien avec l’association Boogie Down, qui fait déjà bien bouger le quartier !

Une femme pose devant un graff. - , .JPG 3.0Mo () Lucie Laot, présidente de l'association Boogie Down, devant un graff que le Brestois Oto a peint sur le mur d'une maison du Haut de Jaurès, avec l'accord des propriétaires.
© Damien Goret

« Ça bouge ! ». Lucie Laot est aux premières loges pour assister à la nouvelle dynamique qui s’est installée dans le Haut de Jaurès, grâce aux actions menées par l’association Boogie Down, installée au 223 rue Jean Jaurès, et dont elle est la présidente.

Depuis deux ans maintenant, l’association fait effectivement vivre le secteur via des rendez-vous mêlant arts vivants et convivialité : « Le dernier en date s’est tenu début mai et, là encore, on a vu à quel point les habitants du coin appréciaient ces moments, qui leur permettent de redécouvrir leur quartier, et qui les amènent à se rencontrer ».

Street art style

Face au succès remporté par ce rendez-vous printanier, et sur demande de Brest métropole et de la ville de Brest, Boogie Down a poursuivi son action, cette fois-ci menée avec l’Eesab, qui a procédé à une sélection de 10 projets d’étudiants, choisis pour habiller le Haut de Jaurès de leurs œuvres : « Cinq designers et cinq artistes ont ainsi pu mener à bien leurs projets, explique ainsi Julien Masson, enseignant à l’Eesab. C’est une jolie manière pour eux de cadrer avec leur cursus et leur fin d’études, tout en croisant leurs regards sur la manière d’installer des œuvres dans l’espace public, un peu à la manière de ce qui a permis au Street art d’émerger dans le monde. » 
Le résultat de ces travaux sera visible jusqu’en juillet ou en août, selon les œuvres, qui, toutes, interpellent, interrogent, et suscitent l’émotion.
Des poules rouges aux balcons, des plantes qui rampent sur la voie publique, des petits dioramas qui se nichent au coin d’une devanture, des graffs, du Razzle Dazzle qui s’invite sur les vitrines… Bref : le projet conjoint de l’Eesab et de Boogie Down a mis un paquet de couleurs dans le Haut de Jaurès, et ça vaut le détour !

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