Emploi, formation

La vitrine française de l'industrie navale aux Capucins

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Si l’industrie navale a besoin de bras, elle peine encore à séduire. Le campus de l’industrie navale, dont le centre névralgique et la vitrine s’installeront à Brest au printemps 2019, entend changer la donne.

Quatre hommes regardent l'objectif, le pont de Recouvrance et le port militaire en arrière plan  - , .JPG 2.8Mo () Dominique Sennedot (à gauche sur la photo), responsable du campus à Brest, François Cuillandre, président de Brest métropole, Loïc Chesnais-Girard, président de la région Bretagne, et Hervé Guillou, président de Naval group, ont confirmé hier le lancement du campus de l’industrie navale.

C’est au second étage du bâtiment Cap Vert des Capucins, à Brest, que les porteurs du campus de l’industrie navale, Loïc Chesnais-Girard, président de la région Bretagne, Hervé Guillou, Pdg de Naval group et président du comité stratégique de la filière des industries navales, et François Cuillandre, président de Brest métropole, ont confirmé hier le lancement de ce campus de nouvelle génération. Logique, puisque c’est ici que va se situer, sur trois niveaux et 500 m², le centre névralgique* du campus, avec ses équipes dirigeantes et un showroom ouvert au public, qui permettra de valoriser les métiers qui recrutent dans ce secteur.

« Du boulot à la sortie ! »

Porté par les industriels de la filière de toute la façade atlantique, les collectivités territoriales et l’Etat, le campus entend, rapidement, à former 300 nouveaux professionnels par an, et 1 000 à terme. « Et ce de l’ouvrier à l’ingénieur. Ces personnes qui se formeront à nos métiers auront du boulot à la sortie ! », promet Hervé Guillou. « L’industrie navale constitue un gisement d’emplois extraordinaire. Or, les besoins en compétences ne sont pas assurés aujourd’hui. Il était important de se saisir de ces questions, et nous sommes là dans la bonne direction », s’est, pour sa part, réjoui François Cuillandre.

16 métiers en tension

Concrètement, les équipes du campus vont labelliser progressivement des formations existantes, mais aussi contribuer à en ouvrir de nouvelles. De la chaudronnerie à l’électricité en passant par l’intelligence artificielle, les voies sont multiples et les besoins de l’industrie réels. « Nous allons commencer par les 16 métiers les plus en tension, dans la production (soudeur, mécanicien, peintre…) mais aussi dans l’aménagement, avec l’ouverture d’une nouvelle formation de concepteur », précise Dominique Sennedot, responsable du campus à Brest.

Du CAP au doctorat

« L’industrie navale a besoin de femmes et d’hommes dans des métiers qui demandent des niveaux de qualification allant du CAP au doctorat, et ce pour les 10, 20 et 30 ans à venir. Industriels, collectivités territoriales et Etat ont su porter cette vision stratégique et ce beau projet, dont je suis fier », a apprécié Loïc Chesnais-Girard.  

 
* Budget : 450 000 euros, portés par la région Bretagne et Brest métropole.

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