Economie, entreprises

Incendie de Technature. Une mobilisation salvatrice

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Trois mois tout juste après l’incendie qui avait ravagé le site de production de Technature, au Relecq-Kerhuon le 5 février, l’entreprise a remis le cap sur la croissance. Un rétablissement express qui doit beaucoup au soutien et à la réactivité des collectivités et de l’Etat.

Sur le site du sinistre, au Relecq-Kerhuon, les stigmates de l’incendie du 5 février ont presque disparu. En lieu et place des bâtiments ravagés par le feu, un vaste espace déjà dépollué et terrassé, où le gros œuvre a démarré. Les nouveaux locaux de fabrication des cosmétiques de Technature devraient être livrés en novembre prochain, et l’entreprise envisage de relancer la production ici dès avant la fin de l’année.

Un petit miracle, au vu des dégâts causés ! « La mobilisation de la ville du Relecq-Kerhuon, qui a aussitôt mis à notre disposition une salle puis un entrepôt de 1 000 m² ; celle de Brest métropole, qui nous a consenti une avance remboursable de 50 000 euros et a aidé à mettre tous les services de l’Etat rapidement autour de la table ; celle enfin de la région Bretagne, avec une avance remboursable de 250 000 euros… Tout cela nous a apporté une vraie bouffée d’oxygène, et permis de continuer à assurer la production rapidement », confirme Pierre Morvan, président de Technature. Rapatriés dans les locaux du site de Technature à Dirinon, les salariés ont eux aussi mis les bouchées doubles pour faire face, dans un contexte particulier pour l’entreprise. Technature connaît en effet depuis des mois une forte croissance, et se devait de répondre à la demande, pour partie à l’export.

« Notre souhait était d’aider de la manière la plus efficace qui soit cette entreprise qui nous est chère. L’avance remboursable était un geste indispensable de solidarité », précise François Cuillandre, président de Brest métropole. « Il n’était pas imaginable de ne pas intervenir, face à une entreprise en pleine croissance et qui crée de l’emploi sur le territoire », complète Pierre Karleskind, vice-président de la région Bretagne. Dans les trois ans, et malgré cet épisode malheureux, Technature devrait en effet embaucher 20 personnes a minima.

 

 

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