Santé

Dépistage : 20 ans sur le terrain

Mis en ligne le

20 ans que le camion du centre de dépistage du CHRU tourne sur Brest et le nord Finistère. 20 ans que les infirmières vont à la rencontre de la population pour prévenir, accompagner, guider et soutenir.

Toute l'équipe de la création du camion de dépistage était réunie pour ses 20 ans (Chall). - , .JPG 4.8Mo () Toute l'équipe de la création du camion de dépistage était réunie pour ses 20 ans.

« Le camion est bien connu maintenant, les gens viennent plus facilement nous voir », sourient les infirmières Nolwenn Kerebel et Mélanie Talec. Le tandem a pris la relève des pionnières du camion de dépistage, Jocelyne Guével et Marie-Christine Derrien. Elles furent les premières à prendre le volant pour s’installer « d’abord place de la Liberté, en 1997 ». « La Cavale Blanche venait de s’ouvrir et il n’y avait encore personne au centre de dépistage. Le camion a permis d’aller au-devant des personnes, d'informer un public éloigné des centres de soin sur cette infection du VIH, alors en pleine expansion. »
Désormais, il se déplace aussi dans les communes environnantes.

Près de 1 000 dépistages

Pour Marie-Pierre Creff, adjointe en charge de la santé et sa prédécesseure, Marif Loussouarn, désormais ajointe à l’égalité hommes-femmes, « la Ville de Brest a fait preuve d’innovation avec le camion. Elle était la première, copiée par d’autres depuis. Et elle a continué à investir puisqu’un camion neuf a été acheté en 2015 pour 83 200 €, avec tous les équipements nécessaires aux différents dépistages. »
Présent dans les quartiers, le camion s’est un temps installé sur les parkings de supermarchés. Mais, plus anonyme et fréquentée, la place de la Liberté s’avère le lieu stratégique. Le centre du CHRU effectue 5 000 dépistages par an dont près de 1 000 réalisés via le camion.

Nécessaire prévention

Ce travail de prévention est jugé indispensable par la Ville, à l’heure où bon nombre ne se sentent plus menacés par l’infection. « Aujourd’hui, une personne séropositive, dépistée assez tôt, a la même espérance de vie qu’une personne séronégative, explique Nolwenn. Elle peut travailler, avoir des enfants. Mais le traitement est très lourd et les questions liées à la psychologie, au quotidien, nécessitent aussi une présence sur le terrain. »

Un programme avec les lycées à la rentrée

Pour accentuer ce travail préventif, un collectif s’est constitué avec les services de santé, Aides, le planning familial, l’Ifsi Brest, pour construire un programme de prévention avec les lycées brestois.
« Le 1er décembre, journée mondiale contre le Sida, nous voulons impliquer les lycéens pour en faire un temps fort . Un courrier partira à l'intention des responsables d'établissement à la rentrée », précise Esther Noé, chargée de prévention du collectif. 

Prochaines dates du dépistage itinérant :

• Samedi 7 octobre, place Jeanne-d’Arc à Landivisiau

• Mercredi 18 octobre, place de la Tour d’Auvergne à Carhaix

• Jeudi 16 novembre, place des otages à Morlaix

• Vendredi 1er décembre, Place de la Liberté à Brest

• Samedi 16 décembre, au parking de l’office de tourisme à Châteaulin

 

 

Commentaires

Votre commentaire sera publié après avis du webmaster du site.