Santé

Au CHRU, les grands chantiers sont lancés

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376 millions d’euros vont être investis dans la modernisation et la rationalisation de l’offre de soins publique du CHRU de Brest dans les 10 à 15 ans à venir.

Vue du de l'hôpital de la Cavale Blanche, à Brest - , .JPG 279Ko () Le plan de modernisation du CHRU va notamment permettre une densification du site de la Cavale Blanche
© Jean-Yves Guillaume

Voté en conseil de surveillance, le plan de modernisation et de développement du CHRU va marquer une étape majeure dans le développement de l’offre de soins publics en Bretagne occidentale. Avec un budget de 376 millions d’euros (dont 67 millions financés par l’État) courant sur 10 à 15 ans, l’hôpital public se donne les moyens d’une modernisation sans précédent.

Logique de territoire

L’objectif est clair : continuer à asseoir l’attractivité métropolitaine en matière de santé, et ainsi rester en mesure de garantir une offre de soins sur la métropole, le pays de Brest et, plus largement, sur toute la Bretagne occidentale. L’hôpital des armées (HIA) est également concerné. 

Un retard à combler

« Si nous voulons continuer à projeter des compétences aux quatre coins de notre territoire d’action, il faut d’abord que nous attirions. Or, en comparant au parc immobilier d’autres CHRU en France, nos installations apparaissent en partie vétustes », explique Philippe El Saïr, directeur général du CHRU de Brest.  « Il n’y a pas eu de travaux d’ampleur depuis l’ouverture de la Cavale Blanche en 1996. Nous avons là un retard conséquent sur le plan immobilier, qu’il fallait rattraper », confirme François Cuillandre, président du conseil de surveillance du CHRU, et président de Brest métropole.

Densification

Dans la logique du groupement hospitalier de territoire, qui voit déjà 30% des médecins du CHRU (chirurgie et hospitalisation) travailler régulièrement sur plusieurs sites, l’un des objectifs visés sera de « supprimer les activités en doublon », annonce Philippe El Saïr.
Ce qui passera largement par une « densification » du site de la Cavale Blanche. C’est ici que les services de réanimation de l’HIA et du CHRU formeront un seul ensemble (en 2022), de même que la stérilisation et la pharmacie (même échéance).
Dès 2020, à proximité du nouveau centre de médecine ambulatoire ouvert en février 2018 à la Cavale Blanche, un centre de chirurgie ambulatoire ouvrira (avec parking et accueil administratif dédiés), avant que l’institut de cancérologie ne s’installe en voisin (en 2022). Le regroupement des services de soins de suite et de réadaptation est également programmé, sur un site qui reste à définir.

De Bohars à Carhaix

Côté psychiatrie, l’hôpital  de Bohars sera entièrement reconstruit (horizon 2025), tandis que la prise en charge des aînés fera également l’objet d’une refonte, avec la reconstruction du centre René Fortin, et celle de de la résidence Keravel de Carhaix.
A Morvan plusieurs bâtiments devenus vétustes vont être détruits. Le bâtiment 4 sera dédié aux consultations uniquement, et le bâtiment 5 aux hospitalisations.
Enfin, l’HIA, qui conserve « un service d’urgences de centre-ville majeur, où une petite chirurgie pourra toujours être réalisée », garde aussi une capacité de médecine inchangée, des consultations qui seront renforcées avec l’aide de personnels du CHRU, ou l’accueil de l’unité du CHRU spécialisée dans les troubles du sommeil.

Un hôpital qui compte ! L’Adeupa, agence d’urbanisme de Brest métropole, vient de livrer une analyse inédite du poids économique du CHRU sur son territoire. Une étude qui confirme et conforte l’importance de la présence d’un tel établissement qui, outre le maintien d’une offre de soins de qualité sur Brest métropole et la Bretagne occidentale, irrigue tout un bassin d’emplois.
Au total, l’activité du CHRU de Brest à Carhaix génère 15 250 emplois (directs, indirects et induits), pour 570 millions d’euros injectés dans l’économie locale chaque année.
« Il est essentiel que chacun ait à l’esprit cette réalité. Et d’autant plus dans un contexte où certains, à Paris, semblent penser qu’il y a trop de CHU en France », apprécie François Cuillandre, président du conseil de surveillance du CHRU et de Brest métropole. 

Etude à retrouver sur : www.adeupa-brest.fr

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