Vivre ensemble, Santé

Alcool à Brest : une dynamique collective pour agir

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Depuis un an, des centaines d’acteurs de la vie brestoise travaillent ensemble, sous la coordination de la ville, autour de la question de l’alcoolisation excessive. Une démarche plurielle, qui vise à aborder le sujet collectivement, et à apporter des réponses adaptées.

 « Des centaines de professionnels travaillent depuis un  an sur le sujet de la suralcoolisation à Brest, et ses multiples conséquences, qu’il s’agisse de violences, de souffrances dans les familles, ou de difficultés sur l’espace public. La ville et la métropole ont une responsabilité sur ce sujet : être facilitateurs, pour une réussite collective », a rappelé François Cuillandre, maire de Brest, lors de l’ouverture de la matinée de présentation du plan alcool qui s’est tenue à l’auditorium des Capucins, hier.
Une entrée en matière claire, et objective : « Personne n’a la solution, mais nous avons tous un morceau de solution. Le processus sera long, mais il s’agit d’un engagement que nous allons tenir sur les cinq prochaines années ».

Culture commune

Face à lui, des dizaines de professionnels, issus du monde médical, d’associations d’aide aux malades, de la police ou de la justice, mais aussi de l’Éducation nationale. Tous ont, ces derniers mois, participé à un niveau ou un autre, aux ateliers de travail qui visent à lutter contre la suralcoolisation.
Et ce à travers quatre axes :

  • la création d’une culture commune sur l’alcool et ses mésusages ;
  • la formation de personnes relais en vue de promouvoir des consommations responsables ;
  • la prévention et la réduction des risques,
  • mais aussi l’évaluation des démarches engagées.  

Premières actions

Agir ensemble, dans le même but, pour réussir à endiguer, progressivement, les conduites à risques autour de l’alcool : tel est l’objectif de ce vaste plan qui se met en place, sur toute la ville, et à destination de toutes les générations.
D’ores et déjà, certaines actions concrètes ont vu le jour, comme la création de bars à eau sur les manifestations publiques organisées par la ville, et le même dispositif devrait bientôt voir le jour les soirs de match à Francis-Le-Blé.
La charte de la vie nocturne brestoise va aussi évoluer, tandis que les vacations de médecins au commissariat central, pour constater les ivresses publiques manifestes, se poursuit.
Sur ce sujet, la possibilité de proposer une peine alternative aux plus jeunes, visant à les sensibiliser aux conduites à risques, est à l’étude. Et un “Effectomètre", qui permet de prendre conscience des effets réels de sa consommation d’alcool sur le corps, devrait prochainement être disponible à Brest.

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